dimanche 13 janvier 2019

LE CINQUIÈME SCEAU


258
Par Éric Ruiz

" Quand il ouvrit le cinquième sceau, je vis sous l'autel les âmes de ceux qui avaient été immolés à cause de la parole de Dieu et à cause du témoignage qu'ils avaient rendu. Ils crièrent d'une voix forte, en disant: Jusques à quand, Maître saint et véritable, tardes-tu à juger, et à tirer vengeance de notre sang sur les habitants de la terre? Une robe blanche fut donnée à chacun d'eux; et il leur fut dit de se tenir en repos quelque temps encore, jusqu'à ce que fût complet le nombre de leurs compagnons de service et de leurs frères qui devaient être mis à mort comme eux."
https://youtu.be/AHGklbBbXho
Dans Apocalypse 6:9 que nous venons de lire : qui sont ces croyants qui attendent leur vengeance ?
Ils semblent avoir été fidèles et mis à mort en pratiquant la justice de Dieu, puisqu’ils ont été tués en martyr, immolés, sacrifiés.
Ne sont-ils pas morts comme Etienne l’a été, lui, lapidé mais parti en extase vers le Seigneur ?
Bizarrement ont devrait les trouver en Christ et ils sont là à crier vengeance à cause de leur témoignage et de la parole de Dieu.

Le cinquième sceau commence en montrant des croyants qui ne sont pas en Christ.
Ils ne sont pas dans le Royaume, sinon, ils auraient été vus sous le Temple, ou bien à l’intérieur du Saint des saints, puisque le voile du Temple a été déchiré après la mort de Jésus sur la croix ; et là, ils sont comme s’ils avaient échoués juste à son entrée, sur le parvis.
Non seulement ils sont devant le Temple au niveau de l’autel des sacrifices, mais en dessous de cet autel, dans un lieu comme prisonniers et attendant leur vengeance, attendant que justice soit faite.
Lisons pour cela Apocalypse 11 :1

« Alors il me fut donné un roseau semblable à une verge, et il se présenta un Ange, qui me dit : lève-toi et mesure le temple de Dieu, et l'autel, et ceux qui y adorent. Mais laisse à l'écart le parvis qui est hors du Temple, et ne le mesure point; car il est donné aux Gentils (aux non croyants, au non circoncis); et ils fouleront aux pieds la sainte Cité durant quarante-deux mois »

On leur a donné une robe blanche, un vêtement propre, sans péchés, parce qu’ils ne l’ont pas acquis eux-mêmes par leurs consécration.
Ils n’ont pas été mesurés avec un roseau semblable à une verge ;  C’est-à-dire que l’étalon de mesure, ne les a pas sélectionnés.
D’où le fait qu’ils n’ont pas cette robe blanche de fin lin confectionnée par les œuvres justes des saints qui concerne justement cette dimension que l’ange mesure.

" Et l'un des anciens prit la parole et me dit: Ceux qui sont revêtus de robes blanches, qui sont-ils, et d'où sont-ils venus?…Ce sont ceux qui viennent de la grande tribulation; ils ont lavé leurs robes, et ils les ont blanchies dans le sang de l'Agneau.…" (Apocalypse 7:13,14)

Ces croyants se sont vus donc obligés de laver leur robe dans le sang de l'Agneau. C'est à dire de mourir sans être purifié par Christ, mais en mêlant leur sang à celui qui est venu offrir le sien pour eux, car ils ont renié Christ, pensant au contraire faire sa volonté.
Ils l’ont renié et en même temps ils se sont sacrifiés en rendant témoignage pour lui. C’est contradictoire en apparence !
Oui, mais cela montre bien l’aveuglement et la folie d’un peuple qui s’est cru sanctifié.

Même le brigand sur la croix a été sauvé et s’est retrouvé au paradis avec Jésus. Il n’a pas cherché à dissimuler quoique ce soit, il n’a pas été trompé, il n’a pas demandé vengeance, lui, contrairement aux autres.

Alors les autres, ont été trompés… par qui ?
Par eux-mêmes…
Mais comment est-ce possible ?
Dieu n’éclaire-il pas le croyant pour qu’il revienne sur le bon chemin ?

Nous devons comme le dit avec force Jacques (1 :21) dans son épitre, rejeter toute souillure et tout excès de malice, afin de recevoir ou de comprendre la douceur de la parole qui a été plantée en nous et qui peut sauver nos âmes.
« La malice et ces excès » : c’est quoi au juste ?
Le grec employé à l’origine est « Kakia » qui signifie méchanceté, mauvaise volonté, désir de blesser, qui n’a pas honte d’enfreindre les lois.
Donc Jacques nous dit que certains en qui la parole a été plantée, devrons rejeter l’abus de méchanceté qui prolifère en eux, un trop plein de mauvaise volonté ; parce qu’ils n’arrêtent pas d’être blessant et d’enfreindre la loi d’amour de Christ…

Comment un croyant peut-il en arriver là, à exercer ces choses, pire qu’un païen alors qu’il entend la parole de Dieu, et rend témoignage d’elle ? (mais quel témoignage ? celui d’un chrétien ou celui d’un disciple ?)

Jacques 1 :22 nous donnent alors la voix par excellence :
« Mettez en pratique la parole et ne vous bornez pas à l’écouter, en vous trompant vous-mêmes par de faux raisonnements ».

Comment en sont-ils arrivés à ce point d’aveuglement ?

C’est toujours la même histoire qui se répète, inlassablement avec ou sans Christ :
Les vierges sages et les vierges folles : c’est bien plus qu’une simple parabole, c’est une réalité courante.
Les vierges folles pensent être sages elles-aussi mais elles n’ont pas l’huile nécessaire (c’est-à-dire, elles n’ont pas l’esprit, le discernement qui va avec). Elles s’octroient l’huile par leur doctrine. Elles font de l’auto persuasion, elles pensent que leur foi provient de l’esprit mais elles n’ont pas discerné que cela provenait de leur chair. Donc ces vierges sont comme folles par leur manque de discernement et elles meurent en martyr à cause de la parole de Dieu qu’elles proclament néanmoins. Elles vivent de grandes tribulations qui sont la conséquence de leurs actes (mais de leurs actes injustes).
Elles vivent des plaies qui sont les conséquences de leur endurcissement de cœur.

La question cruciale est :
Pourquoi la parole qu’elles proclament ne les rend-elles pas saintes ?

Parce qu’elles n’ont pas pratiqué des œuvres de justice ; Elles ne font que de les proclamer.
MAIS, elles ne passent pas par une réelle repentance, leur conversion est partielle, leurs péchés les suivent. Et Dieu qui est bon, (oui, mais juste aussi) ne peut les purifier.
Elles ne mettent pas la parole en pratique et encore une fois, elles se perdent dans de faux raisonnements.

Le brigand sur la croix, lui, (aussi bizarre que cela puisse paraître), pratiquait des œuvres justes. Il n’y a pas besoin de bouger, d’agir avec tout son corps pour pratiquer la justice de Dieu.
J’avais appris qu’une femme handicapée sur un lit, et qui ne pouvait même plus parler, avait le bon témoignage de la parole, par le fait que, les gens qui l’a voyait, en lui rendant visite, se convertissaient et changeaient de vie.
Rien que par le fait de la voir, le Saint-Esprit tombait sur eux, et ils étaient  convaincus de péchés.

Alors ces croyants devenus comme ayant perdu la raison, leur bon sens, se cachent derrière une parole frelatée par leur religion.
Ils portent une parole morte.
Ils n’ont pas la manne de leur temps, cette manne fraiche qui vient de l’Esprit saint et qui rétablit ce que la religion a mangé, dévorée, transformée et détruit.
La manne qui nourrissait Moïse et les Israelites ne durait qu’une journée dans le désert, après quoi, ils devaient s’en débarrasser, elle était impure, elles les auraient empoisonnés.
C’est encore une signification spirituelle pour que nous soyons nourrit, enseignés et alertés au jour le jour sur de mauvaises pratiques.

Pourquoi n’y a-t-il plus, alors, que leur immolation pour des croyants au 5ème sceau ? Pourquoi sont-ils obligés de donner leur vie ?

Paul nous le dit  dans 1 Corinthiens 3 :11 ; Ils ont posé un autre fondement que celui de Jésus-Christ. Ils ont bâti non pas avec de l’or, de l’argent et des pierres précieuses (avec l’esprit, l’eau et des œuvres justes), mais avec des matériaux inflammables (le bois, le foin, le chaume ; des œuvres humaines et charnelles) ; et l’œuvre de chacun sera manifesté par le feu : Ils bruleront avec leurs œuvres. C’est pourquoi Paul rajoute la chose suivante  au verset 15 : « Si l'œuvre de quelqu'un est consumée, il perdra sa récompense; pour lui, il sera sauvé, mais comme au travers du feu » (il sera sauvé mais par le feu, la mort, son sacrifice).

Parce que (c’est dur à dire) mais personne ne vient plus les sauver sur terre.

Car au cinquième sceau, il n'y a plus d'être vivant.  
Au premier sceau, au deuxième, au troisième et au quatrième,  il y a l’agneau qui vient ouvrir le sceau et un être vivant qui dit : viens !
Lisons Apocalypse 6 :1 « Je regardai, quand l'agneau ouvrit un des sept sceaux, et j'entendis l'un des quatre êtres vivants qui disait comme d'une voix de tonnerre: Viens »

A chaque sceau, il y a d’un côté un être vivant qui rassemble, qui met à part les saints en disant viens ; et d’un autre côté, il y a un cavalier qui vient combattre, qui vient enlever la paix sur la terre, établir une fausse justice, et semer la mort par toutes sortes de moyens.
Quand l’agneau dit : viens ! Il y a une voix qui fait comme un coup de tonnerre.
Le tonnerre qui gronde est impressionnant, il réveille n’importe qui s’étant endormi.
Donc, les sceaux qui s’ouvrent réveillent les croyants endormis.

Mais l’ouverture d’un sceau, c’est aussi une attaque virulente contre les croyants en général.
Elle met à terre le cavalier qui se croit prêt, qui se croit protéger, alors qu’il a abandonné son premier amour. Il a perdu la foi, il s’est fabriqué une fausse balance de justice qui lui permet de croire en une fausse foi. C’est sa paix qui tombe à terre, alors en premier. Il s’inquiète, cherche autour de lui qui est l’ennemi, sans s’apercevoir qu’il est, lui, le seul instigateur de sa propre chute.
Dans le premier sceau, on va le lire :
« Je regardai, et voici, parut un cheval blanc. Celui qui le montait avait un arc; une couronne lui fut donnée, et il partit en vainqueur et pour vaincre ».

Le cavalier qui vient vous attaquer ressemble en tout point à un ange de Dieu (il est blanc) ; mais c’est un cavalier qui se croit invincible (il part en vainqueur), il se voit vainqueur quoi qu’il arrive. Il a un arc, mais sans flèches (il pense n’avoir pas besoin de combattre pour gagner, seul son apparence de vainqueur compte pour lui).
Il cherche les éloges, les premières places, qu’il obtient sans combattre (puisqu’une couronne lui fut donnée).

C’est l’orgueil, l’envie de supériorité qui vient s’attaquer en premier à notre foi. La foi qui ne prend sa force, au contraire, que dans l’humilité, la douceur et la soumission.
Le premier être vivant, c’est la parole, le lion ; c’est cet attribut divin qui est attaqué ; et aussi ses représentants (apôtres, prophètes, évangéliste.. qui ont été remplacés, à cause de ce cheval blanc).
C’est le premier pas vers l’apostasie, vers la fausse doctrine de Christ.

Au premier siècle, les gnostiques, ces êtres, adorateurs de la connaissance (comme Simon le magicien l’était) avaient la même apparence de sainteté, mais ils s‘opposaient à la parole et aux apôtres comme Paul, Pierre, Jean ; Si bien que d’autres évangiles ont été écrits par des imposteurs, jaloux des dons de l’esprit. Ils cherchaient leur propre gloire, leur couronne.

Mais, j’insiste aussi sur ce point : ces  quatre sceaux réveillent, puis rassemblent celles et ceux qui persévèrent dans la parole et qui reçoivent la parole de l’heure.

Eux, ils sont sauvés des grandes tribulations.

C’est comme pour le troisième sceau, regardez bien le cheval noir et celui qui le monte, (ce guerrier, cet ennemi cruel) : Il ne peut pas faire de mal à l’huile et au vin ;
C’est-à-dire qu’il ne peut toucher ceux qui ont une réserve d’huile suffisante (qui leur permet de discerner leurs péchés) et qui ont la parole du jour (le vin).

Mais au cinquième sceau ce n’est plus la même chose.
L’agneau continue d’ouvrir les sceaux,  mais ce n’est plus lui qui dit : viens ! 
Il ne dit plus rien.
Le sceau s’ouvre et on le comprend, il n’y a plus de cavalier, parce qu’il n’y a plus de combat, c’est un être mort qui se manifeste : les âmes qui sont sous l’autel sont mortes.
C’est trop tard.
L’Agneau a cessé de parler à travers les 4 êtres vivants.

Ce n'est pas un hasard. Pourquoi ?

C'est parce qu'il n'y avait plus de communion fraternelle, plus d'enseignement d’apôtre, plus de cœur contrit, plus de prières agréées (là je ne fais que citer les 4 êtres vivants, révélés dans Actes 2 : 42).
Le Saint-Esprit fait silence, parce qu’il s'est retiré avec ceux à qui il a dit : viens ! Et qui se sont préparés à persévérer. Ils ont répondu en action et en vérité (c’est eux son Épouse).
Les autres ont entendu la voix à quatre reprises, comme 4 avertissements ; mais se sont-ils préparés pour autant?

On le comprend il y a eu une grande tribulation une grande fournaise qui est survenu au quatrième sceau pour purifier les pécheurs, par la guerre, la misère, la maladie, par une grande extermination ( ¼ de la terre).

Maintenant lisons :

Apocalypse 7:9-11 "Après cela, je regardai, et voici, il y avait une grande foule, que personne ne pouvait compter, de toute nation, de toute tribu, de tout peuple, et de toute langue. Ils se tenaient devant le trône et devant l'agneau, revêtus de robes blanches, et des palmes dans leurs mains. Et ils criaient d'une voix forte, en disant: Le salut est à notre Dieu qui est assis sur le trône, et à l'agneau."
(Juste une parenthèse pour dire que Dieu et l’agneau, ne sont pas deux personnages en réalité, mais un seul. Il faut distinguer le corps : l’agneau ; et l’esprit de Dieu, qui forment un ensemble, une unique et indissociable entité)

Cette grande foule est celle qui était sous l’autel et qui attendait que tous ceux qui devaient mourir ainsi, soient au complet.
C’est une foule de sauvés, mais les robes et les palmes montrent une récompense.
Laquelle ?
Ils le crient eux-mêmes : LE SALUT, « Le salut est à notre Dieu qui est assis sur le trône, et à l'agneau."
Ils ont reçu le salut, c’est leur héritage.
« C'est pour cela qu'ils sont devant le trône de Dieu, et le servent jour et nuit dans son temple. Celui qui est assis sur le trône dressera sa tente sur eux;
16 ils n'auront plus faim, ils n'auront plus soif, et le soleil ne les frappera point, ni aucune chaleur.
17 Car l'agneau qui est au milieu du trône les paîtra et les conduira aux sources des eaux de la vie, et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux » (Apocalypse 7 :15-17).

Cette grande foule a conscience ici d’avoir un héritage, mais ceux et celles qui la compose savent aussi qu’ils ont perdu un autre héritage beaucoup plus glorieux : ils ont des palmes et non des couronnes.
La couronne est pour la reine, l’Epouse de Christ.
Eux, ils n’ont pas persévéré…
Puisqu’ils sont devant le trône et non sur le trône.
Ils servent l’agneau (qui rassemble les fils, ceux qui sont adoptés et le fils unique mort pour nos péchés) qui est sur le trône, mais qui ne forment qu’un seul corps (et ce corps a une dimension, celle de 144 milles âmes).
Alors, ils seront consolés de cela, mais le souvenir d’être passé à côté de quelque chose de merveilleux restera, comme un goût amer dans leur bouche.

Apocalypse 22 :14 "Heureux ceux qui lavent leurs robes, afin d'avoir droit à l'arbre de vie, et d'entrer par les portes dans la ville! "

Ceux  du 5ème sceau, qui ont été immolés sous l’autel, ont-ils aussi lavés leurs robes ?

Oui, ils l’ont fait, c’est vrai, mais par leur sang mêlés à celui de Christ ; et en cela ils franchiront les portes de la ville.

Souvenez-vous (le message «  Les 3 robes blanches de l’Epouse de Christ »), on choisit la robe qui correspond à son propre niveau de sacrifice ; Et il y a trois niveau de sacrifice possible.
La robe de la repentance, ou celle de la purification, ou encore celle de la vengeance.
Quelle sera leurs robes ?
Ils auront les robes blanches de la repentance acquises par le sacrifice de leur propre sang.
La robe de purification concerne ceux qui sont baptisés dans le Saint-Esprit , et celle de la vengeance ce sont les apôtres, les prophètes qui ont ce vêtement.
Ce qui m’amène à expliquer pourquoi ces croyants attendent leur vengeance ?

« en disant: Jusques à quand, Maître saint et véritable, tardes-tu à juger, et à tirer vengeance de notre sang »

Eh bien, quand ils demandent vengeance ils demandent, en fait, que la vérité soit révélée sur leur sacrifice, qu’ils trouvent injuste.
Ils nomment Dieu : Maître saint et véritable, (ce n’est pas une formule toute faite) car la réponse qu’ils attendent concerne bien la vérité sur leur sainteté. Ils s’impatientent de connaître le pourquoi de leur condition. Ils pensent qu’ils ne méritent absolument pas ce qu’ils leur arrivent et qu’un inconnu (au temps où ils étaient sur terre) est venu leur voler leur part promise.

Et la question qu’ils se posent tous est : Pourquoi Dieu ne les connaît pas ?
Pourquoi ont-ils pratiqué l’iniquité, alors que beaucoup d’entre eux ont même fait des miracles au nom du Seigneur ?

Alors, la lumière sur leurs œuvres viendra… mais de qui ?

Apocalypse 7 :13 nous le montre : cette vérité viendra d’un ancien, d’un des 24 anciens, d’un apôtre ou d’un prophète qui a le vêtement de vengeance (le même vêtement qu’Elie avait et qu’il a laissé à Elisée) qui annonce la vérité ;
Alors leurs yeux s’ouvriront, ils comprendront d’où ils sont tombés. Puis, c’est alors que le consolateur, le Saint-Esprit essuiera toutes les larmes de leurs yeux.
Voilà comme les choses se passeront.

Ce 5ème sceau devrait nous amener à réfléchir, tous, sur notre condition de croyant.
Avons-nous les yeux ouverts sur l’état de notre sainteté, de notre consécration ?
Des cavaliers de l’apocalypse sont-ils en train de nous attaquer ?
Car un véritable croyant échappe aux attaques de ces cavaliers : Ceux du 1er sceau, du deuxième, du troisième et du 4ème sceau :
Clairement :
·       Un disciple fuit le cavalier blanc qui est rempli d’arrogance et qui se prend pour dieu lui-même ;
·       il échappe au cavalier roux, coléreux, querelleur et vengeur ;  
·       il s’éloigne du cavalier noir, qui aime le mensonge, et est expert en manipulation ; enfin
·       il  fuit le cavalier pâle qui porte en lui la destruction, et la mort ;
Tous ces cavaliers n’ont aucun pouvoir sur un disciple de Christ.
Alors s’ils vous semblent être un tant soit peu attiré par un de ces cavaliers, pour en avoir fait une idole…
Eh bien la question c’est :
-Avez-vous encore des ennemis inavoués,
-avez-vous un manque de pardon envers certains ?
-Avez-vous (comme je le dénonçais au message précédent) des gens que vous avez pris pour des ennemis (qui ont mis leur main sur votre nuque, comme Jacob l’annonce par prophétie à son fils Juda), et qui de cette manière vous ont surpris (ils venaient par derrière) en s’opposant à vous, alors que c’était pour vous sauver, pour révéler votre folie, votre égarement ?

Quand l’épée de Dieu est venue séparer l’ivraie du bon grain, beaucoup l’ont analysé comme l’épée de l’ennemi et non comme l’épée à double tranchant de la parole de Dieu.

Le Philistin Hadad n’était pas sur un cheval blanc (comme le cavalier du 1er sceau).
Lorsqu’il fuyait l’Egypte pour Israël ; il ne venait pas en conquérant pour voler la couronne du roi d’Israël. Ce n’était pas son but, il n’était pas ennemi de Dieu. Il n’avait pas d’arc, mais  il s’opposa à Salomon avec l’épée tranchante de la parole.
Hadad dont le nom signifie : puissant, tranchant (comme l’épée), féroce a fait ce qui est juste (il n’a pris la place de personne).

C’est vrai qu’il s’est opposé à ce que Dieu avait béni, élevé, sanctifié et placé sur le trône d’Israël; C’est vrai aussi qu’il a été féroce, c’est-à-dire qu’il passait pour un méchant, qu’il ne lâchait rien, qu’il a été intraitable, sans compromis, implacable et déterminé (mais c’était sa fonction, son mandat divin, plus : sa nature divine qui s’est révélée comme ça d’un seul coup, sans que personne ne s’y attende (comme la foudre, son nom arabe).
Dieu avait averti plusieurs fois Salomon, comme il avertit plusieurs fois ceux qui s’égarent… Et le cinquième cavalier, invisible de Dieu (le Saint-Esprit) a fondu sans crier gare sur celui qui est devenu par sa désobéissance, l’ennemi de Dieu (le roi Salomon).

Vous devez absolument reconnaitre que vos ennemis ont tous agit avec justice, je dis bien tous, sans exception ; et même si vous étiez sûr d’être dans votre droit.

« Qui a reconnu le bras de l’Eternel ? »(Esaïe 53:1)

Ce cinquième cavalier n’est pas comme les autres, il n’a rien d’impressionnant, mais il vient vous sauver, il est comme un agneau ;
Ne le considérez pas comme puni, frappé de Dieu, ne lui faite pas porter vos iniquités (comme ce fut le cas du rejeton d’Esaïe 53).

Sinon après avoir passé à travers le feu, après avoir passé par de cruelles souffrances et après avoir fait couler votre sang, votre condition sera amère et vous n’aurez plus qu’à vous en prendre qu’à vous-mêmes en vous frappant la poitrine (comme ces soldats qui fuyaient devant le tremblement de terre après la crucifixion de Jésus et qui réalisaient à ce moment, l’erreur de leur endurcissement, la folie de leur égarement).

Que notre Seigneur Jésus-Christ, dans sa grâce infinie vous convainc, nous convainc, chacun, de péché de justice et de jugement.
Amen

dimanche 6 janvier 2019

LA FUITE : UN SIGNE INCROYABLE DES FILS DE DIEU (le berceau de Juda)

257
Par Éric Ruiz

Avant tout, revenons à la Bible : Ce livre n’est pas comme les autres, il est miroir.
C’est un livre miroir qui vous montre ce que vous êtes. Par conséquent, interpréter des versets alors qu’inconsciemment on cherche à dissimuler des fautes, ne renvoie pas à la vérité.
A l’inverse venir s’inspirer de la Bible après s’être purifié, nous ouvre le chemin du ciel et Dieu partage alors sa sagesse infiniment variée.

Je voudrais donc, avec l’aide du Saint-Esprit, rétablir une vérité concernant une fausse interprétation du texte de Paul dans Galates 4 : 21 qu’il prend, lui, de manière complètement allégorique (c’est Paul qui le dit lui-même).
Donc, les deux femmes et leur fils qui s’opposent : le fils de la femme libre et le fils de la femme esclave est une image à but uniquement pédagogique.
Paul se sert de cette image pour expliquer comment se séparer du péché.
Mais, ici il ne s’agit surtout pas de créer une division synonyme même de ségrégation raciale entre le fils de l’égyptienne : Ismaël (trop souvent associé aux arabes, aux musulmans, aux esclaves, à une race inférieure) et le fils de Sara : Isaac (trop souvent associé aux juifs, hommes pieux, libres, riches, d’un esprit supérieur dans la pensée de beaucoup de gens).
Comme si le Seigneur regardait à la religion, plutôt qu’à l’homme et à sa détermination.
C’est tellement facile et tentant d’assimiler Sara à la bénédiction et à la rédemption, qu’Abraham a reçu ; et de maudire Agar et sa descendance en l’assimilant au péché et à l’extermination d’un peuple inique et rebelle.

Ne faisons pas ce pourquoi Agar s’est repentie ; Elle s’est repentie de maudire sa maîtresse, de mépriser Sara, au moment où elle s’est vue enceinte d’Ismaël.
Il n’y a pas un combat de femme pure ou impure.
Elles sont impures toutes les deux et elles ont besoin l’une comme l’autre d’une rédemption en Christ pour devenir justes.
Dieu a bien séparé les deux postérités d’Abraham, mais attention, pour les rassembler à sa manière.
C’est vrai, que la prophétie d’Ismaël va dans le sens d’une vie de tribulations et de guerre puisqu’il « sera comme un âne sauvage (un homme farouche, version Martin, donc tout le temps en train de fuir) ; sa main sera contre tous, et la main de tous sera contre lui et il habitera face à ses frères » ;

Mais, malgré les apparences, je crois là aussi qu’elles sont trompeuses ; et j’affirme que de ce peuple opposé naîtra une postérité qui se joindra au bois de Juda ; pour ne faire qu’un seul bois dans la main de Dieu ;
Tout comme Ephraïm qui s’est joint au bois de Juda, alors que sa mère est égyptienne.
N’oublions pas que Joseph a eu deux enfants (Manassé et Ephraïm avec Asnath (fille de Poti-Phéra, une étrangère, encore une)
Cette postérité j’en ai parlé dans plusieurs messages, (« Existe-il une tribu d’Israël maudite ») elle est loin d’être maudite ; la rédemption et le rachat est pour elle aussi.
L’adoption est un principe de base qu’utilise notre Seigneur pour joindre des enfants illégitimes à sa lignée royale.

Par conséquent, il y a bien deux figuiers en Israël : un figuier fertile et un figuier sec, stérile ; et c’est sur le figuier fertile que des sarments de la postérité d’Ismaël seront greffés.

Oui, mais alors quels sarments ?
Nous avons connaissance que ce que notre Dieu nous révèle et c’est tout.

Si vous n’avez pas cette justice dans le cœur, pardonnez-moi ce ton direct, mais c’est que vous ne connaissez pas encore notre Seigneur et que vous connaissez l’accusateur, le père du mensonge qui est venu pour condamner et détruire.

SARA est la mère des nations, par qui sortira des rois et des nations (Genèse 17 :16) ; Elle fait figure de figuier, mais est-ce le figuier fertile ou stérile ? Il y a un figuier double ici.

AGAR est le type de la femme migrant, étrangère, esclave, chassée avec son fils légitime, mais pourtant greffée au figuier par Abraham.
C’est la première fois que le récit biblique évoque une femme qui élève la voix vers Dieu et qui pleure.
Le résultat est stupéfiant : un ange de Dieu l’appela du ciel par son nom, pour la consoler.
Le consolateur, le Saint-Esprit descendant sur le croyant ; une femme brisée,(qui plus est : esclave) et qui attend un sauveur.
Agar fait figure de sarment.
Elle retrouvera son pays d’origine en Christ et franchira les portes de Sion, sa consécration en témoigne.
Oui j’insiste encore sur ce point crucial : pour se consacrer il faut obligatoirement une mise à l’épreuve.

Par conséquent et je l’sais, c’est contre l’avis de nombreux théologiens bien-pensants, Sara (bien qu’elle soit la mère de beaucoup de nations)  n’est pas la mère de la foi, parce qu’Abraham est le père de la foi (cette équivalence n’existe pas). Mais Agar l’Egyptienne, elle, a acquis une particularité plus noble grâce aux épreuves de sa vie ; et pourtant son nom signifie « fuite » en hébreu ; De même Ismaël porte en lui la même destinée en étant farouche, donc fuyard et menant une vie d’exilé.

·       Agar a fui son pays d’origine ; elle a fui sa famille de sang,
·       Agar a fui sa maîtresse oppressante.
·       Elle s’est retrouvée seule à élever son fils aîné
·       Elle a fui son péché, un cœur endurci manifesté par le fait d’avoir maudit sa maîtresse, en se sentant trahi.
·       Elle a fui sa condition privilégiée de concubine auprès d’Abraham,
·       elle a fui son orgueil en s’humiliant devant Sara et tout cela…pour une destinée inconnue faite de tribulations, d’épreuves et de souffrances.
·       A peine a-t-elle fui, qu’elle s’est perdu dans le désert de Beer-Shéba.
·       Sa foi a encore été mise fortement à l’épreuve en voyant son fils périr de faim et de soif, mais un ange vint le secourir à la dernière minute.

Cela ne vous rappelle pas une histoire ? …
Celle du sacrifice d’Abraham avec son fils Isaac.

Agar a eu exactement la même épreuve de foi qu’Abraham.
Elle est passée par la même abnégation :
La montagne, pour le père de la foi, le désert, pour la mère de la foi.

Abraham a appelé le lieu de son sacrifice : Jehova Jiré qui signifie Dieu a pourvu.
Mais Dieu a aussi pourvu face au sacrifice d’Ismaël avec l’apparition d’un puit rempli d’eau pour qu’il ne meure pas de soif ; il était là aussi, Jéhova Jiré.
Abraham a gravi le mont Morija (qui signifie traduit de l’hébreu : « choisi par l’Eternel »).
Mais Agar s’est égarée dans un désert et elle y vit apparaître elle aussi dans un lieu « choisi par l’Eternel » (Morija) le puits des sarments de Beersheba (un puits rempli d’eau, de révélation et contenant une alliance).
Et curieusement c’est à Beersheba que leurs chemins se sont presque recroisés, à Abraham et Agar.

Le puit des serments ; ou le puit des 7.
C’est là où Abraham fit le serment de fidélité à Abimelec et c’est là aussi qu’Agar fit serment de fidélité envers Dieu, en voyant apparaître (non pas un bélier comme pour Abraham) mais un puits d’eau en plein milieu du désert.
Son serment de fidélité nous rappelle celui d’Anne qu’elle fit pour elle et pour son fils, prophète, Samuel.
C’était pendant ces 7 jours de repentance en vue de sa consécration.

« Le puit des serments » c’est la dernière porte qui mène à la grâce ; c’est le dernier jour, le septième, juste avant le huitième jour.
Qu’Agar soit la première à s’égarer à Beersheba, n’est pas un hasard.

Beersheba est
·       un lieu d’alliance,
·       un lieu de rencontre,
·       là où on apporte des offrandes,
·       où l’on bâti un autel,
·       là où on invoque le nom de Dieu et
·       là où on s’engage à le suivre fidèlement ; et là où Dieu aussi établit sa promesse ; et Agar reçoit sans que cela soit dit explicitement,
·       la confirmation de son alliance.
La femme consacrée, quand on y regarde bien a toujours été une aide pour l’homme pour l’aider à exercer sa destinée et pour l’aider à accomplir la promesse de l’alliance divine.

Deux serments, comme deux alliances se font face : celui de Dieu pour Abraham et Isaac : multiplier à l’infini sa postérité et bénir toutes les nations en lui .
Celui d’Agar et d’Ismaël : de multiplier à l’infini sa postérité et d’en faire une grande nation.
De ces deux alliances naîtra un peuple de croyants.

En fait, n’est-ce pas tout simplement la même alliance ?
Avouez, qu’il y a un mystère qui rôde autour de ce puits.

Beersheba : c’est 33 versets bibliques qui y font référence. Le chiffre de la purification, de l’adoption bien-sûr, mais aussi des choses que Dieu tient cachées pour les révéler ; c’est là qu’il révèle des indices de son plan, de sa stratégie.

Pourquoi Agar est-elle à ce lieu mythique juste avant Abraham, avant Isaac, Jacob et Jacob devenu Israël, qui y retournera ?
Ce puits a une profondeur méconnu qui traduit un mystère. Lequel ?

Un indice arrive avec Josué (Josué 15 :28) Beersheba fait partie de l’héritage que va recevoir la tribu des enfants de Juda, selon leur familles.

Donc, Agar s’inscrit en premier dans cet héritage par le fait d’y avoir été bénie avec Ismaël. Agar comme Ismaël font parties tous deux de cette tribu de Juda, celle dont Christ est sorti.
Mais nous ne sommes pas au bout de nos surprises avec Dieu…

ABIMELEC était lui aussi invité à ce puits pour y faire alliance avec Abraham.
Abraham, pour sceller son alliance, a sacrifié 7 brebis afin de signifier à Abimelec qu’il a creusé ce puit par son sacrifice pour lui et pour 6 autres brebis.
D’ailleurs sans Abimelec le « puit des 7 » ne signifierait plus son nom.
1-Agar 2-Ismael 3-Abraham 4- Abimelec 5-Isaac 6-Jacob et 7-Israël, voilà avec qui Dieu a fait alliance à Beersheba.
D’où venait Abimelec roi de Guerar ?
Du pays des Philistins (l’ennemi numéro 1 d’Israël Genèse 21 : 32).

Dieu fait-il alliance avec le peuple des philistins ?

Abimelec n’était pas n’importe quel philistin. C’était un homme droit, pieu et miséricordieux.
Une fois le mensonge dévoilé sur la vraie identité de Sara (qu’Abraham avait fait passer pour sa sœur), il ne se vengea point, il ne déshonora point la femme d’Abraham, en couchant avec elle.
Le songe de Dieu qu’il reçut pendant la nuit est fait aussi pour le faire agir selon la justice divine.
Il rendit Sarah à son mari moyennant quelques animaux et serviteurs. Mais Abimelec ne chassa pas Abraham de son pays, au contraire il lui laissa la liberté totale d’aller et venir selon son bon vouloir (donc il n’y avait pas un manque de pardon de sa part).
La justice manifestée d’Abimelec lui valut la guérison de son peuple et la stérilité s’éloigna de chez lui.
N’ayons pas peur des mots : ce philistin avait les yeux grands ouverts sur la volonté de Dieu. (Genèse 21 :22) : « Il parla ainsi à Abraham : Dieu est avec toi dans tout ce que tu fais ».
Abraham enfin, planta un Tamaris dans ce lieu pour immortaliser (c’est le cas de le dire) l’alliance entre lui, Dieu et Abimelec. Le Tamaris est un arbre dont les feuilles souvent blanches et en grappes évoquent la purification, comme d’ailleurs la longévité de son bois qui sert au chauffage et à la construction montre l’union éternelle.

Une autre particularité qui répond à celle d’Abimelec : c’est que la tribu de Siméon hérite avec celle de Juda de cette ville du sud d’Israël qu’est Beersheba. (Josué 19 :2).
Dieu surprend toujours, il exauce (Siméon) les prières de ceux qui l’invoquent et il leur donne le même héritage : Juda, la louange, son cœur, là où est son trône.

Jésus annonçait-il une nouvelle alliance quand il prophétisait que le figuier sécherait et que les nations boiraient à sa source comme la samaritaine l’a fait à son puit ? Et que cette eau ne tarira point et que ceux qui en boiront n’auront plus soif ?

Non, rien n’est vraiment nouveau, puisque l’alliance en Abraham préfigure l’alliance en Christ.

Une autre preuve encore:

Prenons la généalogie d’Ismaël ; on retrouve une partie de sa descendance en Esaü, puisqu’Esaü prit pour femme des filles d’Ismaël : Mahalat, qui signifie flute, harpe, instrument à cordes (Genèse 28 :9).
Il prit aussi Bosmath signifiant  épice, parfum ;  
Nous avons-là que des composants qui inspirent, ouvrent l’esprit, apportent la paix, élèvent l’âme vers Dieu.
Bosmath  eut un fils Réuel qui signifie « ami de Dieu » ; là aussi un sarment de plus.
Réuel eut lui aussi des fils: Nahath, Zérach, Schamma et Mizza  (1 chronique 1 :37) ; (Genèse 36 :17) nous précise que les fils de Réuel « sont là les chefs issus de Réuel, dans le pays d'Edom. Ce sont là les fils de Basmath, femme d'Esaü ».

Si maintenant, on prend la signification des 4 noms des fils de Réuel (Nahath, Zérach, Schamma et Mizza) : on aboutit encore une fois aux deux figuiers. L’un sera sec et l’autre fertile.

Donc résumons :
En Abraham nous avons bien toutes les nations.
D’Isaac sortira deux figuiers : un sec et un fertile ; mais d’Ismaël, il sortira aussi un figuier sec et un autre fertile (Ismaël, son nom se trouve répété dans 44 versets, chiffre double, deux lignées, deux peuples, deux héritages).
Les deux postérités bien que séparées ne s’opposent pas, elles se complètent et bien-sûr se consolident en Christ.

La particularité à retenir c’est que la fuite, l’exil, la migration est un trait de reconnaissance des vrais Judaïtes.

(Michée 4 :7 « Des boiteux je ferai un reste, De ceux qui étaient chassés une nation puissante; Et l’Éternel régnera sur eux, à la montagne de Sion, Dès lors et pour toujours ».

Agar et Ismaël n’ont-ils pas été chassés ?
La promesse, l’alliance qui leur a été faite est fortement répétée par Michée.

De même, au temps des juges sur Israël, nous avions Ruth et Horpa toutes deux Moabites  qui épousèrent des hommes de Bethléem, de Juda. Leurs époux ont émigrés, fuit à cause d’une famine:
A la mort de leur époux, l’une s’est exilée à Bethléem et l’autre, Horpa a préféré rester ; Ruth sera ajoutée au bois de Juda, tandis qu’Horpa, dont le nom témoigne de son cœur dur (arrière du cou ou cou raide) fait apparemment parti du figuier stérile.
La fuite, l’émigration de Ruth : toujours ce lien avec le rassemblement.

Quand Jésus fuyait, lui, manifestait-il un manque de courage ?
N’était-ce  pas un acte de lâcheté de sa part ?
Non, il fuyait Babylone, l’oppression religieuse, les carcans spirituels, tout comme certains habitants d’Edom ont fait pour se retrouver en terre de Juda ; ou comme Juda a fui aussi pour échapper à l’oppression, la famine en allant s’exiler en Edom.
La prophétie d’Esaïe sur Edom au chapitre 34 en témoigne aussi  (je rappelle qu’en Edom il y a des fils d’Ismaël): Dans un premier temps, le jugement est terrible : La colère s’abat sur Edom, l’épée, le sang, la vengeance de Dieu ; et là soudainement, aux derniers versets, tiens, nous lisons verset 16 à17 :
« Oui c’est l’Eternel qui l’a ordonné, et c’est son esprit qui les rassemblera, il a procédé à un tirage au sort pour eux, sa main leur a partagé ce pays à mesurer. Ils en prendront possession pour toujours, ils y auront leur résidence de génération en génération. »

Un peuple dans Edom, est tiré au sort pour partager lui aussi l’héritage promis à Juda.
Que signifie cette distinction ?
Que Dieu choisira comme il l’entend (selon ses propres critères) celles et ceux de son peuple ; ce peuple caché parmi l’étranger l’édomite (comme chez les Judaïtes, d’ailleurs).

Edom c’est la couleur rouge du sang, (c’est ce qu’il signifie dans son étymologie). Le sang du double sacrifice ; celui des impies comme celui des rachetés par le sang rouge du fils de Dieu.

Allons plus loin encore et reprenons un détail (qui n’en est pas un) Ismaël, nous dit Genèse 21 :21 « habita dans le désert de Paran et sa mère lui pris une femme du pays d’Egypte. »

Le désert de PARAN cache une énigme.

Paran, pourtant c’est un endroit désertique, qui est loin d’être attirant et accueillant. C’est un lieu pour des peuples nomades, car rien en apparence n’y pousse. C’est l’inverse de la fertilité et de la bénédiction.
Le plus souvent c’est là que Dieu parle, lorsqu’il n’y a plus rien à quoi se raccrocher.
« Pa’ran » est un mot hébreu qui signifie « lieu de cavernes » ; un lieu encore plus mystérieux ; surtout quand on apprend que Moïse et le peuple sorti d’Egypte, y passèrent, et que la nuée s’y arrêta aussi ;
Mais ce n’est pas tout :
Paran, c’est à partir de ce lieu que Moïse envoya un représentant de chaque tribu pour examiner la terre de Canaan, où coulent le lait et le miel promis aux israélites.
Même le roi David à la mort de Samuel parti dans ce lieu mystérieux. Cela lui a permis de révéler le cœur de Nabal et sa méchanceté.
Ce lieu : c’est en fait un lieu de révélation, un lieu où le chandelier de Dieu brûle et enseigne ses fils.

Où se trouve ce lieu Paran ?
Tout bonnement en territoire ennemi, chez l’ennemi d’Israël.
Nous comprenons maintenant pourquoi, Jésus nous demande d’aimer nos ennemis ; car parmi nos ennemis d’hier, il y a sans aucun doute des amis de Dieu, des amis de demain, des frères et sœurs consacrés.
Si nous méprisons des élus, nous méprisons un peuple béni et nous nous mettons alors sous une malédiction. Rappelez-vous Balaam, lui pourtant faux prophète ne cessait de rappeler qu’il ne pouvait maudire un peuple que Dieu avait béni.

Maintenant, montons encore un peu plus haut dans la révélation : le Saint-Esprit m’a révélé l’identité et le mobile d’une histoire se passant sous le règne du roi Salomon et qui va complètement à contre-courant des paradigmes de la foi chrétienne, de notre manière de concevoir les adversaires d’Israël. On nous a appris à les voir comme étant les maudits, les persécuteurs ou les impies.

Alors, allons briser ces idoles de bois et de pierre et rentrons dans les détails.

1 Rois 11 à partir du verset 9 (là encore le nombre 11 du chapitre est un indicateur lumineux).

« L'Eternel fut irrité contre Salomon, parce qu'il avait détourné son cœur de lui,… L'Eternel fit surgir un adversaire pour Salomon: Hadad, l'Edomite, membre de la famille royale d'Edom… »

Lorsque David avait combattu contre Edom…il avait tué tous les Edomites de sexe masculin…excepté Hadad qui avait alors, pris la fuite avec des serviteurs édomites de son père et s'était rendu en Egypte. Il était encore un tout jeune garçon (donc une enfant).
(Un détail et pas des moindres, Hadad l’Edomite non seulement ne combat pas contre David, mais il a la vie sauve, sa fuite le protège d’une mort certaine)
Ensuite, partis de Madian, ils allèrent à Paran. Ils prirent avec eux des hommes de Paran, et arrivèrent en Egypte auprès de Pharaon, roi d'Egypte, (un autre détail important Hadad passe lui aussi par le désert de Paran ; Mais qu’a-t-il reçu de Dieu là-bas, en plus que des serviteurs? Je pense que la suite de l’histoire nous dévoile ce que Dieu lui aurait dit…)

Pharaon donna une maison à Hadad, pourvut à sa subsistance, et lui accorda des terres. .. Mais c’est pas tout,
19 « Hadad trouva grâce aux yeux de Pharaon, à tel point que Pharaon lui donna pour femme la sœur de sa femme, la sœur de la reine Thachpenès … »

(et maintenant voilà le tournant de l’histoire) : Lorsque Hadad apprit en Egypte que David était mort, et que Joab, chef de l'armée, aussi, il dit à Pharaon: « Laisse-moi aller dans mon pays. 22Et Pharaon lui dit: Que te manque-t-il auprès de moi, pour que tu désires aller dans ton pays? Il répondit: Rien, mais laisse-moi partir.»

Comment expliquer un tel changement chez Hadad ?
Premièrement il désire partir en Israël (donc tout abandonner : richesse, statut, famille royale, gloire) alors qu’il a tout en Egypte, il est second de Pharaon comme Joseph ou Moïse l’étaient eux aussi.
Deuxièmement il appelle Israël : son pays, lui l’Edomite ?!!!

N’a-t-il pas reçu cela de Dieu quand il est passé à Paran ? N’a-t-il pas reçu une promesse de Dieu, lui prophétisant son retour en Israël après la mort de David et de son chef d’armé ? (c’est évident que oui)

Il faut pour comprendre la stratégie du Seigneur, s’enlever de la tête que l’ennemi de Salomon ne peut être l’ennemi de Dieu. Pourquoi ?
Parce que c’est Salomon qui est devenu l’ennemi de Dieu. C’est lui qui a désobéi. Et l’ennemi de l’ennemi de Dieu, c’est par évidence « l’ami de Dieu » (Réuel fils d’Esaü et descendant d’Ismaël… nous savons d’où vient Hadad comme les amis de Dieu)
Donc Hadad est loin d’être un opportuniste illégitime. Il est envoyé par Dieu lui-même pour diviser le royaume de Salomon (mais je crois qu’il ne le sait pas).

Hadad porte le nom d’une divinité syrienne : « Dieu de la foudre ».

C’est un tonnerre qui arrive en Israël avec lui. Tonnerres c’est Elohim, C’est Elohim qui envoie ses prophètes.
Même si on ne parle plus de Hadad après, dans la Bible, nous savons ce que va devenir le royaume d’Israël après la mort de Salomon et nous connaissons maintenant ce que signifie la prophétie qu’Israël a donner à Juda : « Juda, tu recevras les hommages de tes frères; Ta main sera sur la nuque de tes ennemis. Les fils de ton père se prosterneront devant toi ».

Hadad est arrivé par derrière, il a surpris tout le monde et en premier Salomon quand il a mis sa main sur sa nuque, c’est-à-dire… quand il l’a neutralisé alors qu’il ne s’y attendait pas du tout.
Qui se prosterneront ?
Les fils de ton père, c’est-à-dire : les fils d’Abraham les fils d’Ismaël et d’Isaac, comme ceux d’Esaü et de Jacob.

Bien-sûr, reconnaissez que cette stratégie vient de Dieu et non d’un échafaudage de raisonnements que j’aurai pu avoir. Moi qui suit complètement étonné et perplexe au moment où je reçois cela.

Notre Seigneur a un objectif avoué : il veut que la vérité vous affranchisse, vous rende libre, et rendent la liberté et la justice à ses enfants qui viennent de partout et non pas d’une tribu, d’une nation ou d’une race précise.

Maintenant la vraie question est : Allez-vous accepter de voir et d’admettre que celui qui a pris par la nuque votre idole… soit l’ami de Dieu et qu’il n’a jamais été un ennemi ?

Que le Seigneur bénisse et qu’il fasse fléchir les genoux de ceux qui veulent retrouver la vue.
Amen