dimanche 9 avril 2017

UN DISCIPLE DOIT-IL FÊTER LES FÊTES CHRÉTIENNES ?

164
Par Eric Ruiz

Exode 33:3 nous montre une fois de plus l’heure juste " Monte vers ce pays où coulent le lait et le miel. Mais je ne monterai point au milieu de toi, de peur que je ne te consume en chemin, car tu es un peuple au cou raide."

À la vérité, Dieu ne pouvait se tenir au milieu des Israélites, car il savait qu'eux ne pourraient longtemps lui obéir. C'est un peuple au cou raide, tout comme nous d'ailleurs, son Eglise, nous sommes arrogants, hautains de nature, loin de l’humilité.

Alors il a institué des fêtes pour que chacun se rappelle de ce que lui, le Dieu rédempteur a fait pour son peuple et qu'à l'occasion de ces fêtes, son peuple retourne vers lui, qu'il s'examine à nouveau et se repente de ses fautes.

"Souviens toi de ce que j'ai fais pour toi!"

C'est ce que Dieu demande à chacun ; Et c’est le sens de chaque fête. Paul reprend les paroles de Jésus dans 1 Corinthiens 12 : "Faites ceci en mémoire de moi ".

Avec la grâce, une majorité de chrétiens mettent à part des jours dans leur calendrier, mais ces jours ont perdu leur sens profond.
Ce ne sont pas des journées de repos, des jours fériés pour juste se souvenir de ce que l'histoire nous a appris sur les bénédictions d'un peuple ;
Mais à l'inverse, ce sont des jours pour se souvenir que le péché, même sous la grâce est là bien présent à notre porte, prêt à exercer son règne.  
La fête sert à se poser un moment, à réfléchir et avoir un regard attentif sur soi-même, à faire une introspection; et à se dire: 


  •          Qu'avons-nous perdu de notre sainteté ?
  •          Qu'avons-nous fait des 4 êtres vivants qui règnent sur le trône du Seigneur?
  •          La chair a-t-elle dévoré l'esprit en nous?
  •          Où sont passés la Parole du Seigneur, la communion véritable, le sacrifice qui lui plait, les prières justes?
  •          Où sont les 4 vertus de Dieu : L’honneur, la force, la gloire et la louange ?


Posons-nous les vraies et les bonnes questions !
Ces moments de fêtes sont donc des moments de retour en profondeur vers notre Seigneur.
Jésus, c'est vrai, aime les fêtes. C’est ce qu’il a ordonné à Moïse. L'ancienne alliance en est donc remplie.
Et ne l'oublions pas, notre consécration suprême a un pic, un sommet qui est une fête : les noces de l'Agneau.  Heureux ceux qui sont appelés au festin des noces de l’Agneau (Apocalypse 19 :9).
Une question, qui revient trop souvent comme une affirmation :

Mais avec la grâce du Seigneur, les fêtes mosaïques sont-elles abolies?

Je répondrai : Certainement pas. 
Pourquoi ?
Comme la loi est accomplie dans la grâce, les fêtes sont accomplies en Jésus.
Cela signifie qu'elles doivent servir à nous remémorer les choses essentielles concernant notre vie terrestre : c'est-à-dire les choses célestes de notre vie terrestre.
Jésus est venu dés sa jeunesse à maintes reprises à Jérusalem, pour y fêter la Pâque.

Nous apprenons aux travers des Évangiles qu'à l'âge de 12 ans ce qui l'intéressait le plus n'était pas la fête en elle-même, mais d'aller au temple pour y enseigner. Les Pharisiens étaient en admiration devant un enfant qui n'ayant jamais étudié les Écritures avait une doctrine aussi pointue et solide.  Mais sa doctrine provenait du ciel.

Ses parents l'ont cherché durant 3 jours. Ils s'inquiétaient, alors que lui faisait déjà les œuvres de son Père.
Déjà à l'âge de 12 ans son ministère divin avait commencé, il n'a pas attendu l'âge de 30 ans pour le faire !
Mais une chose est sûre : il savait que fêter la Pâque allait prendre sa totale réalité, ou prendre tout son sens avec son sacrifice. 
Il est lui, l'Agneau immolé. Nous n'avons à ce titre plus besoin de tuer puis de faire cuire un agneau animal.
Lui, Jésus a été par sa chair crucifiée, le seul et unique Agneau parfait, sans défaut, mort pour nos péchés.
Donc nous devons fêter sa mort et son sang versé sur la croix comme le don fabuleux de notre Seigneur pour tous ceux qui croient en lui.
Car sans lui nous n'aurions pas la vie éternelle.

Alors commémorer sa mort et sa résurrection, oui: mais comment ?

C’est là qu’intervient la fête de la Pâque, bien-sûr :

La cène, la "cena "  en latin : le souper, le repas du soir, c’est "Le pain et le vin " pris au moment de la Pâque. La Pâque est la fête commémorative par excellence.

  •          Elle célèbre notre résurrection future, rendue possible grâce à la sienne.
  •           Elle célèbre aussi le règne du Saint-Esprit sur nos vies.
  •          Et à ce titre, il ne faut pas être léger et superficiel, mais s'examiner pour savoir si nous sommes toujours dignes de participer à cette fête.


Sommes-nous suffisamment humble dans notre relation avec les autres frères et sœurs pour nous sentir inférieur à eux, ou pour les voir comme supérieur à nous.
Avant de manger le pain posons-nous la question suivante : Sommes-nous suffisamment brisés dans notre orgueil, pour réaliser objectivement que seul Christ est la tête et qu'il tient toujours la première place dans nos vies?
Le pain de la Pâque était sans levain. Le levain c'est ce qui fait monter la pâte, ce qui enfle. Ici il est associé à l'orgueil bien-sûr, qui doit disparaître de nos relations.
Avant de boire le vin de cette fête, nous devons réaliser que tous nos pêchés ont TOUS pu être purifiés et que nous ne cachons rien, nous ne dissimulons aucune faute (intentionnellement ou non).

Nous lui avons confessé celles que nous avons vues et mis sur l'autel des sacrifices, en nous séparant volontairement et durablement d'elles.
Je le rappelle : se sanctifier : c'est 33 jours pour les hommes et 66 jours pour les femmes, c'est le temps que met le feu à consumer nos scories.
Ça ne se fait pas instantanément.
Ça c'est ce que l'Esprit religieux ou les démons veulent nous enseigner, pour nous égarer et faire de cette fausse consécration une doctrine de base. Mais je le répète, c'est une doctrine de démons. Il y a bien des jours à accomplir, sauf bien-sûr dans le cas où Dieu nous rappellerait à lui à l'instant.

Cela me fait penser à une fête qu'il y a eue récemment : celle du carnaval. C'est une fête païenne, tout comme est devenue la Pâque aujourd'hui d'ailleurs.
Cette fête est même rentrée dans l'école laïque pour célébrer la venue du printemps.
Mais "carnaval" à l'origine vient du latin médiéval "carnelevare".
"Carne" signifie viande et "levare" enlever. Donc littéralement carnaval signifie : "enlever la viande, enlever la chair". Le but est donc clairement de faire diminuer la chair jusqu'à l'ôter pour augmenter l'Esprit. 

Or dans la réalité c'est bien le contraire que l'on constate.
Même si on voit des épouvantails déguisés, puis brûlés, ou des figurines de paille incinérées, cette coutume ne montre qu'un vague symbole des malheurs que l'on brûle sur la place publique. Cette coutume, en fait n'est que le prétexte à la pratique de la débauche bien souvent qui s’ensuit.

Cette tradition insiste, elle aussi, sur un symbole et une compréhension fausse de la purification. On brûle ce qui est mauvais en y mettant le feu.
Ce symbole de purification est fait d'une manière très ponctuelle et bien-sûr sans l'exercer sur soi. Là aussi de façon très suggérée on habitue les gens à croire que les fautes peuvent disparaître très
rapidement, sans beaucoup d'efforts, comme par magie.

Le quatorzième jour du premier mois Moïse avait reçu l’ordre divin de fêter la Pâque.
Est-ce le 14 janvier selon notre calendrier grégorien ou le 16 avril selon un calendrier chrétien ou encore Le 14 ème jour après la nouvelle lune, ce qui me paraîtrait plus juste et ce qui fixerait la Pâque cette année au 12 avril à peu près à la même date que le calendrier juif qui lui, la commence le 11 avril au soir ?

Alors je pense qu'au moins une fois par an nous pouvons célébrer cette merveilleuse fête, mais pas tout seul, avec ceux et celles qui sont nos proches en Christ, à l'occasion d'un repas, d'une agape, mais aussi pendant sept jours avec de la musique et des chants, comme cela se faisait autrefois, pour la fête des pains sans levain qui suivait la Pâque.

Le plus important ce n’est pas le mois (février, mars ou avril ou un autre mois), mais le fait d’être prêt et pour cela, il est indispensable d'alerter les croyants.
Le roi Ezéchias a célébré cette fête le second mois parce que le peuple ne s’était pas sanctifié auparavant.(2 Chroniques 30 :13)
Il faut annoncer cette fête comme le roi de Juda Josias l’a fait à son époque (2 Chroniques 35) Il avait rétabli et fêté la Pâque comme jamais cela n’avait été fait depuis l’époque des Juges ; et on lit au verset 18:

" Aucune Pâque pareille à celle-là n'avait été célébrée en Israël depuis les jours de Samuel le prophète; et aucun des rois d'Israël n'avait célébré une Pâque pareille à celle que célébrèrent Josias, les sacrificateurs et les Lévites, tout Juda et Israël qui s'y trouvaient, Et les habitants de Jérusalem ": 

Qu’a fait Josias ?
Il a donné des ordres clairs et précis.

  • Tenez-vous prêts dans vos assemblées et dans vos familles !
  • Placez l'Arche de l'Alliance, le Saint-Esprit au centre de vos assemblées
  • Sanctifiez-vous en vous conformant à la parole (pas d’idolâtrie)
  • Occupez votre place, votre rôle auquel le Seigneur vous a prédestiné ! Et par conséquent n'usurpez aucune fonction qui ne vous est pas destinée.
Mais le roi Josias a été beaucoup plus loin. Il a, avant la Pâque, purifié son pays de l’idolâtrie, qu’avait encouragé les rois Manassé et Amon son père. Il a redécouvert et rétabli le livre de la loi ; puis il a rétabli les prophètes et l’esprit de prophétie comme avec la prophétesse Hulda ; et il a traité officiellement alliance à l’Eternel.

Attention, là où c’est surprenant, c’est que Josias a manifesté ce temps de purification dans le sacrifice de la Pâque.
Sa Pâque est pure, elle est parfaite.

Je m’explique : Si on l’a compare à la Pâque du roi Ezéchias, il ne put offrir que 8000 bêtes pour le sacrifice. Or Pour la Pâque le roi Josias donna au peuple 30 000 agneaux et chevreaux et ce n’est pas tout, plus 3000 bœufs pris sur ses biens propres (2 Chroniques 35 :7).
Ce qui signifie qu’avec ce sacrifice de cœur et ce compte d’animaux sacrifiés 33000 au total (33 :chiffre des choses cachées et révélées), Josias fit ce que son nom, sa mission signifie : "l’Eternel guérit".
Faite le rapprochement avec ce que nous vivons : le temps de guérison est pour ceux qui comme Josias accomplissent leurs 33 jours de purification.
Purification et guérison sont alors manifestées dans cet ordre.

Voilà le sens caché (apokalupto) de la Pâque : purification et guérison.

Passons maintenant aux autres fêtes ; et pour les autres fêtes, je crois que sous la grâce, elles ne figurent pas dans un calendrier, mais que c'est Dieu lui-même, qui va nous les rappeler lorsque nous allons les vivre.

Je m'explique. 

La fête du Sabbat :

C'est au moment où nous exerceront des prodiges et des miracles que nous saurons que nous fêtons le Sabbat ; Et non l'inverse. 

Regardez Jésus de Nazareth, il ne se souciait pas du sabbat. Il le disait-même :
"Le sabbat a été fait pour l'homme et non l'homme pour le sabbat."
Ce sont les religieux qui lui ont fait remarquer qu'il était en train de faire des miracles pendant ce jour consacré, où la loi de Moïse stipulait qu'aucun travail ne devait être entrepris.
Jésus a manifesté le seul travail agréable à Dieu son Père:
Exercer la charité, briser les verrous d'airain, rompre les chaînes, chasser les démons religieux ou guérir les malades.
Il n'y a pas d'arrêt, aucun repos pour aimer ; Comme Il n'y a pas de sabbat religieux pour aimer, à l'inverse il existe bien un sabbat divin (éternel celui-là) pour aimer (C'est tous Les jours, à chaque heure, c'est un sabbat H 24 comme disent les jeunes aujourd’hui).
Rentrer dans le repos de Dieu c'est manifester son amour, ce n'est pas dormir et ne rien faire.

Par conséquent, la fête est bien le révélateur de ce qui se passe concrètement, dans la réalité.

La fête de la dédicace :

Jésus à un autre moment est venu révéler ses brebis, qui étaient de sa bergerie. C'était au moment de la fête de la dédicace à Jérusalem (Jean 10:22)
21:"D'autres disaient: Ce ne sont pas les paroles d'un démoniaque; un démon peut-il ouvrir les yeux des aveugles? 
22:On célébrait à Jérusalem la fête de la Dédicace. C'était l'hiver."

Jésus montrait que ceux qui ne le suivaient pas n'étaient pas de sa bergerie. Lui, il était venu pour rendre la vue aux aveugles mais attention : pour aveugler aussi ceux qui voient, puisqu'ils voyaient en Jésus un démon.
Pour les premiers, il restaurait leur temple: 
"Hanoukka "commémore donc la restauration du Temple de Jérusalem et sa nouvelle consécration. Cette fête a lieu en hiver, souvent en décembre.
Pour moi et ma famille, cela nous rappelle un fameux 22 décembre 2014 où nous avons vu autour d’1heure du matin, les anges descendre du ciel sur nous en vision, ainsi que rééllement et distinctement une épaisse nuée opaque recouvrir notre maison.
En réalité, c'était notre restauration, notre Pentecôte.
Quelle fête cette nuit-là!

Nous croyants, lorsque nous avons été régénérés par l'Esprit (c'est-à-dire que les fruits de la repentance sont manifestés) nous pouvons fêter ce jour (qui durait d’ailleurs 7 jours).

La fête des Tabernacles :

Jésus est aussi monté à la fête des Tabernacles, (Soukott chez les juifs) ou la fête des tentes.
Il est arrivé dans la plus grande discrétion, secrètement car des religieux en voulaient à sa vie et son temps n'était pas encore venu nous disent les Écritures. Jésus avait un but: enseigner dans le temple. Son message s'adressait justement à ceux qui voulaient tuer le corps, son corps, la tente, notre tente, cette enveloppe de chair qui voile l’Esprit :
"ne jugez pas selon l'apparence mais jugez selon La justice."  Leur dit-il (Jean 7:24).

En d'autres mots : Jésus leur dit, ne regardez pas au travers de l'enveloppe corporelle, La chair, mais regardez par l'Esprit qui y vit, qui lui, juge avec justice.
Donc cette fête est pour ceux qui jugent avec justice, avec l'Esprit de Dieu et non plus avec leur chair, leurs passions, leurs envies de toutes sortes.

Les fêtes, pour résumer, servent en premier à rétablir la vérité et la justice. Jésus nous en fournit les exemples les plus significatifs, en redonnant un sens réel lors de chaque fête à laquelle il a participé lui-même.
Souvenez-vous, j’en parlais dans un message sur la souillure, Où se trouve ce qui salit et souille ?  Jésus aux noces de Cana dénonçait par le miracle de l’eau changé en vin, l’idolâtrie religieuse.
Ensuite, les fêtes servent pour ceux qui se sont mis en ordre avec Dieu, afin d'être dans un état de reconnaissance pour le bien qu'ils ont reçu. La reconnaissance bien souvent s'illustre au moyen d'un repas, d'une collation partagée avec un entourage plus ou moins de proximité, le tout environné de chants et de musique. C'était bien sûr l'occasion d'inviter mais aussi de pardonner. Le pardon véritable se manifeste en actes et la fête, c’est d’inviter et d’honorer tous les convives.

Alors : Un disciple doit il fêter les fêtes chrétiennes?

La réponse est oui et non, vous l'aurez compris.
Si nous sommes animés d'un réel sentiment de louange et surtout de remise en cause personnelle, nous pouvons le faire, sinon cela revient à attirer sur soi une sorte de malédiction...oui j'ai bien dit "malédiction".

Lisons 1 Corinthiens chapitre 11 à partir du verset 27
" C'est pourquoi celui qui mangera le pain ou boira la coupe du Seigneur indignement, sera coupable envers le corps et le sang du Seigneur. Que chacun donc s'éprouve soi-même, et qu'ainsi il mange du pain et boive de la coupe; car celui qui mange et boit sans discerner le corps du Seigneur, mange et boit un jugement contre lui-même. C'est pour cela qu'il y a parmi vous beaucoup d'infirmes et de malades, et qu'un grand nombre sont morts ".

Donc examinons-nous, éprouvons-nous pour savoir si nous sommes dignes de fêter le Seigneur.

Comment ?

Utilisons nos jours de repentance (7 jours pour les hommes, 14 jours pour les femmes) pour nous mettre devant le Seigneur et lui demander de nous ouvrir les yeux sur nous-mêmes ; Afin de nous séparer de nos souillures.
Exerçons pendant ces jours la charité, les œuvres qui plaisent au Seigneur, le pardon, le service aux nécessiteux, bref l’amour du prochain.

C'est à cause d'un manque réel de consécration dans ce sens qu'il y a tant de malades et tant de malheurs autour de nous.
Une maison une fois nettoyée par la repentance, qui a été lavée de ses démons, si elle se resalit, donne accès à des démons sept fois plus méchants (Matthieu 12 :43).
L'hypocrisie règne en maître dans un temple fait de main d’hommes qui consacre de faux dieux. La maison, le temple est rempli de souillures.
Et c'est ainsi que beaucoup se rendent coupables envers le corps et le sang du Seigneur.

Alors, vous qui vous nettoyez, ne vous attendez pas à ce que la CHARITE se fasse autour de vous.
Vous serez forcément déçu.
C'est le contraire qui se généralise.

La noirceur de notre temps fait le lit de l'antéchrist.
Daniel le prophète exilé à Babylone l'avait prédit au chapitre 12:
Il parle d’un temps spécial, du "temps où cessera le sacrifice perpétuel ... "

Le sacrifice qui s'arrête est celui de notre Seigneur : l’Agneau immolé. Son sacrifice n’a plus le pouvoir de purifier les fautes, car il est bafoué par un peuple dont la bouche loue son nom mais dont le cœur est éloigné de lui.
Comment purifier les fautes d’un peuple qui aime le péché ?

Ce blasphème permet que " se dresse l'abomination du dévastateur" (le trône de Satan).
Alors notre Seigneur en ce moment n’a pas le cœur à la fête.
Pourtant, il aime son peuple d’Israël, il aime l’Eglise malgré son iniquité, malgré son infidélité et son adultère.
Regardez autour de vous, un nombre important de croyants préfèrent leurs désirs charnels, ils se sont façonnés un autre Dieu. Cela ne met pas Elohim, notre bien-aimé dans la joie et la gaieté.
Il voit une multitude qui va se retrouver à l’ouverture du cinquième sceau, sous l’autel des sacrifices. Leur sang coulera de leur propre sacrifice, puisqu’ils ont rejeté son sang ; et cela ne le met pas en joie.

Mais l’amour puissant de notre Dieu fera qu’il viendra lui-même sécher leurs larmes et leur assurera le salut promis, à celles et ceux qui auront crié à lui au dernier moment, à leur tout dernier souffle avant de rendre l’âme.

Alors mes frères et sœurs, soyons remarquables dans la charité et digne de participer aux fêtes de notre bien-aimé Seigneur.

Rendons-nous à ses fêtes, pratiquons-les, mais attention, avec un temple rebâti ; rebâti avec les matériaux nobles de notre Seigneur : l’argent, qui est la repentance et l’or, qui est l’Esprit Saint, mais aussi cette pierre précieuse : l’onyx.

Cette perle qui recouvre la porte de notre cœur et qui est taillée par notre renoncement et notre sacrifice de tous les jours.
Sans oublier bien-sûr que nous aurons notre habit de fin lin éclatant et pur confectionné par nos œuvres justes pour la fête suprême : le repas des noces de notre bien-aimé Époux.

Mes frères et sœurs, la Pâque qui arrive est à prendre vraiment très au sérieux : c’est une fête qui incarne un jugement, un grand jugement (nous sommes à la onzième heure !).
Sera-t-elle pour vous l’objet d’une grande bénédiction ou sera-t-elle une malédiction ?
Ce n’est que vous et vous personnellement qui pouvez en répondre, si vous jugez l’état de votre coeur.

Amen


dimanche 2 avril 2017

COMMENT RÉVEILLER L'AMOUR CHEZ LES AUTRES ?

163
Par Eric Ruiz
Pourquoi aujourd'hui, les croyants en Jésus n'ont-ils pas de puissance?
Alors que cette puissance serait, elle, manifestée par une élite ayant reçu des dons supérieurs?

Qui a des dons spirituels supérieurs aux autres? Des apôtres, des prophètes, des pasteurs, certains évangélistes ?

Dieu ferait-il des privilégiés ? Dieu ne donnerait-il ses dons qu'à certains et peu aux autres?
Ça c'est ce qu'on nous dit dans les "Églises institutions".
Mais est-ce la vérité ?
Les disciples de Jésus ont-ils reçu pour certains plus que d'autres ?
Pierre, et Jean pour ne pas les nommer ont-ils un don supérieur ?
Judas Iscariote a-t-il été négligé quant à lui?

Non, c'est faux bien sûr. 

Moi, je ne reconnais pas mon bien-aimé dans tout cela ; ni le cœur de mon Sauveur dans un tel acte, dans une telle discrimination. Le mérite n’a jamais été un critère de sélection pour le Seigneur.
Paul, dans le premier livre des Corinthiens au chapitre 12, insiste bien sur l’Esprit qui distribue les dons à chacun comme il le veut.
Il y a une libre circulation des dons dans le corps de Christ. Mais si le corps est séparé, et qu’il y a des divisions, les dons sont coupés ; Et c’est ce qui se passe aujourd’hui en temps d’apostasie. Il y a pour certains une course effrénée pour s’accaparer des dons, alors que les autres s’en trouvent dépourvus.
Par exemple : aujourd’hui, on entend les mêmes personnes, ou la même personne manifester des paroles de connaissances, de sagesse, de foi.
Pourquoi l’Esprit ne parlerait-il pas à travers les autres aussi à d’autres moments ?

Le diable aime mettre sa pensée, qui est toujours orientée vers des élites plus intelligentes, plus instruites, plus sages, plus ointes que les autres. 

Les autres n'ont qu'à bien regarder et surtout à pourvoir financièrement au ministère des meilleurs et à promouvoir leur grande spiritualité.

Alors c'est vrai que Luc 12: 48 peut prêter à confusion, si on ne tient pas compte du contexte :

 "On demandera beaucoup à qui l'on a beaucoup donné, et on exigera davantage de celui à qui l'on a beaucoup confié"

Le contexte ici, c'est le ministère et non les dons.
Luc précise que ce serviteur connaît la volonté de son maître.
C'est donc un serviteur qui se spécialise dans les Ecritures et l’enseignement.
Un ministère d'apôtre, de pasteur reçoit la nourriture spirituelle, du maître.
On lui confie beaucoup car c'est l'honneur de Dieu qu'il porte, en portant sa Parole.
Ces croyants se sont mis en charge d'enseigner et en cela il leur sera demandé ce qu'ils ont fait de la Parole.
Ils ont une plus grande responsabilité, mais ils n'ont pas plus de dons spirituels que les brebis qu'ils enseignent. Ils ont au contraire le rôle de libérer les dons de ceux sur qui ils veillent, pour que la diversité des dons s’exprime.

Alors maintenant, voici le témoignage que Jésus a montré avec ses disciples, voici comment s’exprime le don principal qu’il a donné à tous : l’amour.

Lisons Luc 9: 1-6
1 Jésus, ayant assemblé les douze, leur donna force et pouvoir sur tous les démons, avec la puissance de guérir les maladies. 2 Il les envoya prêcher le royaume de Dieu, et guérir les malades. 3 Ne prenez rien pour le voyage, leur dit-il, ni bâton, ni sac, ni pain, ni argent, et n'ayez pas deux tuniques. 4 Dans quelque maison que vous entriez, restez-y; et c'est de là que vous partirez. 5 Et, si les gens ne vous reçoivent pas, sortez de cette ville, et secouez la poussière de vos pieds, en témoignage contre eux. 6Ils partirent, et ils allèrent de village en village, annonçant la bonne nouvelle et opérant partout des guérisons.

Pratique-t-on aujourd'hui cela dans les Églises ?
Annonce-t-on la bonne nouvelle de cette manière ?
Rend-on témoignage de Jésus de cette façon ?
Où enseigne-t-on d'aller chez les gens les mains dans les poches, sans sacs de voyage, sans argent, sans de quoi manger, en n’ayant aucun vêtement de rechange ?
Faire cela paraît complètement fou, c'est complètement insensé. 

Pourquoi prendre le risque de devenir comme un SDF, de finir sa journée, sur le trottoir ou dans une gare, sans rien avoir à manger, ni ou savoir où dormir?
Ne nous a-t-on pas appris le contraire, à être des exemples dans le don et le partage?
À donner à celui qui est dans le besoin ?
Pourtant tous les disciples avec Jésus, n'ont-ils pas été enseignés à faire autrement?
Jésus leur a t-il enseigné de soigner leur apparence et d'aller de porte en porte avec des tracts?
Leur a-t-il dit d'organiser des réunions d'évangélisation et d'y inviter tous ceux qu'ils devaient rencontrer ?


Non, en les envoyant par deux, il leur a dit de se dépouiller de tout, absolument de tout au risque de passer pour des minables, des pauvres, des démunis, des sans-abri.
Difficile de prêcher l'abondance dans ses conditions !
Et difficile de prêcher la bénédiction matérielle avec un tel enseignement !
Difficile de dire qu'avec Jésus, l'être nouveau, celui né d'en haut change de statut social, qu'il s'élèvera dans la société et qu'il attirera l'admiration et l’envie de son prochain.

Pourtant ce qui est clair, c'est que les disciples en témoignant comme Jésus, avaient la force et le pouvoir sur TOUS les démons, et ils avaient la puissance de guérir la maladie qu'elle quelle soit.

Jésus a t-il changé de stratégie aujourd'hui ?

Non bien sûr, puisque cette manière est plus vieille que lui quand il était dans la chair. C'est son Père céleste, invisible qui l'a inspiré.

Je vous pose moi une question un peu spéciale : Est-ce lui qui a manifesté en premier cette manière de faire ou bien d'autres avant lui l'on t-ils faite ?

Moi je pense forcément à Élie.
Élie le Tishbite, le grand prophète Élie.

Dans le premier livre des Rois au chapitre 17:  la Parole de L'Eternel n’appelle pas Elie pour se rendre à un banquet ou pour participer à une grande réunion où il pourra parler des bénédictions de Dieu à venir.

Non, Dieu, après l'annonce de terribles jours de famine et de sécheresse, par la bouche de son prophète, l'envoie se cacher dans un endroit désertique où seuls des corbeaux lui donneront sa nourriture et où un torrent presque à sec lui donnera pour un moment seulement, de l'eau.
Puis sans plus rien, dans le dénuement le plus complet, c'est là que commencera sa mission.

La parole de l'Eternel lui fut adressée en ces mots:
 "Lève-toi, va à Sarepta, ...car j'ai donné l'ordre à une veuve de te nourrir. " 

Cette pauvre femme n'avait à peine de quoi se nourrir, elle, et nourrir son fils.
Élie aurait dû se sentir gêné, et même honteux de lui demander un gâteau. C'était leur enlever le dernier aliment de leur bouche à elle et à son fils.

Elie lui a juste dit :
 " [...] ne craint point [....] la farine qui est dans le pot ne manquera pas et l'huile dans la cruche ne diminuera pas " non plus.

Le fils de la veuve tomba ensuite malade, très malade et il mourut. C'est alors qu'Elie invoqua l'Eternel et l'âme de l'enfant revint en lui.

Voyez-vous, le miracle de la multiplication alimentaire et le miracle de la résurrection étaient à ce prix là.

Élie avait rendu témoignage en son temps comme l'ont fait plusieurs siècles plus tard les disciples et Jésus de Nazareth, lui-même.
Elie montrait déjà à son époque comment exercer le témoignage d'un disciple accompli. Il était sans qu'il ait vu son maître le faire, déjà comme son maître, Yeshoua.

Élie témoignait de l'amour de Dieu car il était dans le besoin. Dieu ne l'a pas nourri comme un roi pendant la famine annoncée,  bien au contraire il l'a mis volontairement dans le besoin, dans la dépendance complète à son égard.

Pourquoi ?

Pour que les cœurs se révèlent, pour que l'amour se réveille!

Voilà le mobile le plus important !
C'est comme ça que tous les prophètes ont réveillé l'amour, mais attention : d'abord chez eux, en eux-mêmes, puis ensuite chez les autres.
Ils n’ont pas prié assis, chaudement vêtu, chez eux pour que naisse l'amour chez les autres, ils ont agi pour que les circonstances provoquent l'amour, voyez-vous ?

Alors Pourquoi aujourd'hui est-ce si important d'avoir les yeux rivés sur Élie?
Pourquoi en 2017 Élie devrait-il avoir autant d'importance pour un croyant ?

Car c'est lui qui ramènera le cœur des enfants vers leurs pères. 
Et Malachie 4 c'est plus que d'actualité.
C'est lui qui doit venir rétablir toutes choses avant que l'enlèvement, pardon la transfiguration se fasse.
C'est lui aussi qui est là au moment de la fournaise.

Malachie 4:1
" 1Car voici, le jour vient, Ardent comme une fournaise. Tous les hautains et tous les méchants seront comme du chaume; Le jour qui vient les embrasera, Dit l'Eternel des armées, Il ne leur laissera ni racine ni rameau. 2Mais pour vous qui craignez mon nom, se lèvera Le soleil de la justice, Et la guérison sera sous ses ailes; Vous sortirez, et vous sauterez comme les veaux d'une étable,3Et vous foulerez les méchants, Car ils seront comme de la cendre Sous la plante de vos pieds, Au jour que je prépare, Dit l'Eternel des armées."

Qu'est-ce qu'on nous annonce là ?
Que le témoignage véritable sera sous les ailes des Elus ; qui sont comme des aigles et qui propageront la guérison et exerceront la justice. Ils ne resteront pas cloîtrés, Comme des prisonniers apeurés chez eux, à attendre d’être transfiguré. Ils sortent et sautent comme les veaux d'une étable.

" 4Souvenez-vous de la loi de Moïse, mon serviteur, Auquel j'ai prescrit en Horeb, pour tout Israël, Des préceptes et des ordonnances. "
Là, comment ne pas se souvenir. Comment ne pas penser aux ordonnances concernant les jours de repentance et de purification du chapitre 12 du livre du Lévitique, qui prend tout son sens encore une fois ici.

" 5Voici, je vous enverrai Elie, le prophète, Avant que le jour de l'Eternel arrive, Ce jour grand et redoutable. 6Il ramènera le cœurs des pères à leurs enfants, Et le cœur des enfants à leurs pères, De peur que je ne vienne frapper le pays d'interdit. "

Lisons Marc 9:11 , qui se situe juste après la transfiguration; 
Ici les disciples descendent de la montagne avec Jésus.

"Les disciples lui firent cette question : Pourquoi les scribes disent-ils qu'il faut qu'Elie vienne premièrement ? 12 Il leur répondit : Elie viendra premièrement, et rétablira toutes choses."

Que doit rétablir en premier Élie, avant la transfiguration ?

Ce que Jésus a rétabli lui aussi en premier.
D'abord la parole, l'enseignement :

Jésus allait plusieurs jours de suite au temple de Jérusalem dès l'âge de 12 ans pour enseigner assis au milieu des maîtres (Luc 2:46), il rétablissait la Parole.

Puis qu'a fait Jésus au milieu de ses disciples?

Il enseignait aussi.
Mais qu'enseignait-il ?

Comment faire naître l'amour chez les autres. 

Comment permettre à chaque Judéen, à chaque Galiléen, à chaque Samaritain d'aimer son prochain comme soi-même, et donc d'exercer le deuxième commandement du Seigneur, qui revient au premier: 
"Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, et de toute ta pensée. C'est le premier et le plus grand commandement. "
Mais aimer l'autre comme soi-même, cela revient au même, c'est un commandement aussi grand.

Mes frères et sœurs, mes amis bien-aimés du Seigneur, nous devons rétablir ces choses comme elles l'étaient auparavant. Nous devons ramener le cœur de ceux qui nous recevront malgré notre pauvreté apparente, malgré qu'eux aussi soient sans doute dans un plus grand dénuement que le nôtre.

C'est cela exercer l'aumône,  exercer la charité du Seigneur.
Mais pour cela, il nous faut c'est vrai bannir nos anciennes croyances.

A qui s'adresse ce que disait Esaïe dans le chapitre 58 ?

"Partage ton pain avec celui qui a faim, Et fais entrer dans ta maison les malheureux sans asile; Si tu vois un homme nu, couvre-le, Et ne te détourne pas de ton semblable.…"

Cela ne s'adresse pas seulement aux autres, mais oui je crois que vous avez devinez comme moi: aux disciples du Seigneur  c'est eux qui ont eu faim, ce sont eux les malheureux sans asile, eux les nus, les sans vêtements.

Moi je comprends mieux maintenant ce que Jésus disait en Matthieu 25;

"Car j'ai eu faim, et vous m'avez donné à manger; j'ai eu soif, et vous m'avez donné à boire; j'étais étranger, et vous m'avez recueilli; j'étais nu et vous m'avez vêtu ; j'étais malade et vous m'avez visité ; j'étais en prison et vous êtes venu vers moi…"

Je comprends que cette situation était un témoignage constant pour un disciple.

Tout disciple du premier siècle vivait ainsi afin de pouvoir manifester la force et la puissance des miracles.
Ils ont dû, eux aussi, passer par ce creuset d'humilité, de frustration et de souffrance.
Comme le raconte Jésus dans la parabole du jugement dernier :

 "En Vérité je vous le dis toutes les fois que vous avez fait ces choses à l'un de ces plus petits de mes frères, c'est à Moi que vous les avez faites"

Mais derrière cela qu'elle gloire mon Dieu! 
Gloire à l'Agneau de Dieu et à ses Élus!

Mais pour ceux qui n'ont pas été miséricordieux à l'égard des plus petits de ses frères, le Roi, Jésus sera intraitable, ils s'en iront au châtiment éternel, car c'est comme s'ils avaient manqué de le faire à Jésus lui-même.

Jésus nous a montré ce qu'il concevait comme le meilleur témoignage, en prenant exemple jusqu'à la dernière des sept Églises  décrites dans la livre de l’Apocalypse de Jean: Laodicée. 

Quand ses disciples frappent à la porte des maisons, c'est Jésus qui frappe.
Ceux qui viennent ouvrir montrent leur cœur. Ils démontrent que leur amour est réveillé.
Les disciples alors souperont avec leurs bienfaiteurs hospitaliers réveillés et ils partageront la gloire du Seigneur par les prodiges et les miracles qui se réaliseront.

"Ne réveiller pas l'amour avant qu'il ne le veuille."
Salomon pourrait dire s'il vivait à notre époque, que l'heure de Vérité est venue et que la neuvième heure est arrivée, qu’il est 3h33 de l'après-midi à notre montre ; et que nous pouvons aller réveiller l'amour car l'amour Agape le veut.

Comment sait-on que l’amour de Dieu le veut ?

Parce que c’est lui qui travaille le cœur, bien avant que ses disciples témoignent.
La veuve de Sarepta a reçu l’ordre de nourrir Elie. Elle a été prévenue spirituellement qu’un prophète allait la visiter.
Le réveil spirituel sert aussi à cela réveiller les cœurs, les rendre sensibles à la visite d’un ou de plusieurs anges (terrestres).

Alors, pour finir, un dernier mot pour ne pas se lamenter de n'avoir pas agi comme cela auparavant.

Ne nous culpabilisons pas de notre manque de connaissance, car  l'amour divin était presque éteint pour beaucoup d'entre-nous. Dieu a vu les petits lumignons qui brûlaient encore parmi nous. Et maintenant la lumière est revenue sur les œuvres de justice de notre Seigneur.

Le livre des Cantiques prend une toute nouvelle dimension :
Filles de Jérusalem,  vierges d’Israël, le temps est venu de faire rentrer les Élus à Sion !
Allez sur les chemins, dans les villes, mais ne vous attendez pas à être accueillis partout comme des anges.
Amos l’avait bien prophétisé : « la ville qui mettait en campagne mille hommes n’en conservera que cent et celle qui mettait en campagne cent hommes n’en conservera que dix pour la maison d’Israël.

Amen