lundi 18 avril 2016

" LE JOUR DU GRAND CARNAGE (ou MASSACRE)", (LIVRE DE JOËL)


112

Par Eric Ruiz

Seulement 3 chapitres constituent ce livre biblique. Mais à l'évidence, j'aurais sans doute besoin de plusieurs messages pour parler de la révélation de Joël, tellement ce passage m'est apparu riche d'enseignement.
Je voudrais commencer par dire que si vous cherchez une manne fraîche, une parole d'actualité, ce livre très ancien, répondra certainement à toutes vos attentes.
Nous sommes entrés dans un temps où le Seigneur révèle ses mystères.

Il le fait en rétablissant des choses perdues, oubliées dans les âges de l'Eglise. Ces choses sacrées existaient au départ, mais elles ont été "dévorées ".
DÉVORÉE c'est le mot approprié, c'est le mot qu'utilise dès le premier chapitre, le prophète Joël.
Ce prophète inconnu de Juda (nous savons juste qu'il est le fils de Pethuel) commence sa prophétie par un constat:


4 insectes (le gazam, la sauterelle, le jelek, le hasil), ils ont dévoré à tour de rôle la nourriture sacrée reçue par révélation.


Lorsque le quatrième insecte a fini sa triste tâche, il ne reste absolument plus rien.
(Si vous souhaitez plus de détails sur ces insectes je vous renvoie vers un ancien message du 1er mai 2015 " un prophète aujourd'hui dans quel but ? "
Mais un petit mot sur ces insectes.


Ce sont évidemment des démons et l'ouvrage de démons qui ont été invités par la chair. La chair a ouvert ses portes, la chair a donné de nombreux accès par des envies de toutes sortes: l'idolâtrie, la convoitise, le mensonge, la cupidité....). Les conséquences sont citées clairement:


La vigne a été dévastée (v7), "le figuier brisé,[...] les rameaux de la vigne ont blanchis ", bref le pourrissement a atteint toute la vigne du Seigneur, son peuple.
La nourriture a été enlevée sous leurs yeux (v16). La souffrance a touché même le bétail (la santé et l'économie).(v20)


Il ne faut pas se leurrer, c'est le même temps que celui que nous connaissons actuellement. Un état de stérilité, une ruine complète et dans tous les domaines, et dans tout le pays : spirituel, économique, politique et social.

Je vous en ai parlé récemment : le plan du Seigneur suit toujours la même stratégie. 

Lisons un livre réputé pour sa sagesse.
Le roi Salomon de toute évidence, l'avait écrit à la fin de sa vie en pleine dépression.
Ecclésiaste 3:15 mais aussi ici Ecclésiaste 1:9-10 

" Ce qui a été, c'est ce qui sera, et ce qui s'est fait, c'est ce qui se fera ; il n'y a rien de nouveau sous le soleil. S'il est une chose dont on dise: Vois ceci c'est nouveau! Cette chose existait déjà dans les siècles qui nous ont précédés."

L'avenir se connaît par le passé, l'avenir est inscrit dans le passé et les choses passées reviennent au présent ; ce n'est pas de l'astrologie, ni de la divination avec Dieu, ce n'est pas madame Irma et sa boule de cristal. Le passé rappelle les choses essentielles que nous devons vivre, aujourd’hui et celles que nous aurons à vivre demain.
Donc le livre de Joël nous révèle une histoire passée qui nous apprend l'histoire d'aujourd'hui.

Alors Joël commence son récit par un coup de tonnerre. 
Premier tonnerre: Quand Dieu commence à tonner c'est toujours dans un moment de ténèbres spirituels.
"Réveillez-vous ivrognes et pleurez !" (v5)
Tout renaît, tout recommence par ce premier tonnerre.
Nous prenons une véritable "claque !"
Excusez-moi l'expression mais c'est une véritable claque qui vient réveiller ceux qui s'étourdissent avec un autre vin que celui de la révélation (Ne nous prenons pas pour des saints, alors que nous avons tous courus pour boire le vin de la connaissance, le vin des raisonnements humains et charnels. Dieu nous a vu à ce moment-là comme des ivrognes.).
 Alors, Premier chapitre la parole de l’Éternel par la bouche de Joël fait un "appel à la repentance", tout comme Jean Le Baptiste l'a fait bien après lui.
  • "Lamentes-toi ! (pleurs sur tes fautes)
  • revêts-toi d'un sac ! (habit de deuil), 
  • pleures l'ami de ta jeunesse ! ( reprends-toi à nouveau car ta foi es devenue tiède, reviens à ton premier amour ! )
  • la joie a cessé! (plus de Saint-Esprit)
  • publiez un jeûne ! (n'hésitez pas à le dire autour de vous, il faut jeûner !)
  • Criez à l’Éternel ! (invoquez-le face à la désolation de ce tout que vous vivez en mal)."
C'est toujours dans la SOUFFRANCE et la TRISTESSE qu'un cœur retourne à Dieu et pas dans des chants ni dans des louanges les mains tournées vers le ciel et le cœur sale et impur. Ce n'est pas un moment où on lève les mains vers le ciel, mais plutôt un temps où on fléchit les genoux vers la terre et où on courbe le dos.

* Le chapitre 2 commence par le son de la TROMPETTE. 
Ce n'est pas un hasard. C'est une fois que nous avons crié à Dieu que nous pouvons sonner de la trompette. Sans ce chapitre 1, pas de trompette dans nos cœurs, donc pas de repentance. 
Mais cette repentance ne sonne et ne tonne pas sur n'importe quel peuple et dans n'importe quel lieu. 
" Sonnez de la trompette en Sion! Faites-la retentir sur ma montagne sainte! Que tous les habitants du pays tremblent! Car le jour de l’Éternel vient, car il est proche,"
La trompette sonne toujours dans les cœurs. Les premiers à l'entendre c'est Sion, sa montagne sainte, son peuple Élu, son Épouse, sa bien-aimée. 
Chaque repenti témoigne alors à d'autres de son amour ou du renouvellement de son amour pour Jésus et par conséquent chacun sonne de la trompette en Sion.
2 trompettes sonnent à un intervalle très court d'abord la trompette de vie "choisis la vie, 
Deutéronome 30:19:" [...] J'ai mis devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction. Choisis la vie, afin que tu vives, toi et ta postérité [...] ! " 
Puis après à un temps très proche, il y a la trompette de la mort "si tu as choisi la mort" ! C'est cela le temps du jugement, et l'avertissement de ces deux trompettes est à prendre véritablement très au sérieux et dans un état d'urgence.
" Le jour de l'Éternel est proche: il vient comme un ravage du tout puissant [...],  jour de ténèbres et d'obscurité [...] voici un peuple nombreux et puissant tel qu'il y en a jamais eu. Et qu'il n'y en aura jamais dans la suite des âges. Devant lui est un feu dévorant. Et derrière lui une flamme brûlante, "
Plusieurs choses se bousculent ici:
"Le jour de l’Éternel " est annoncé quatre fois, [1:15; 2:1 ; 2:11; 3:14 ] au moins une fois par chapitre. 
4 c'est le chiffre de l'accomplissement terrestre, de L'ORDRE précis et méthodique dans la réalisation concrète des choses et des événements sur terre. (Le témoignage de Jésus en quatre Évangiles, 4 étapes pour recevoir l'Esprit, les quatre saisons dans l'Eglise, les quatre êtres vivants. 4 insectes…). Il y a aussi quatre " jour de l’Éternel ", annoncés ici par Joël.
"Le jour de l’Éternel ", c'est une guerre d'une ampleur effroyable. Une guerre réelle, dans le sang, c'est un bain de sang. C'est un " jour de ténèbres et non de lumière".
Mais il y a deux guerres, une guerre spirituelle d'abord juste avant, qui commence très peu de temps avant. Le jugement commence par la maison de Dieu en premier (1 Pierre 4:17). Juda avant Israël, Israël avant les nations, voilà l'ordre des choses. Le spirituel devance toujours le matériel, c'est dans l'ordre institué par le Seigneur, tout comme les choses sont décidées en premier dans le ciel avant d'être réalisées sur terre. 
Donc Jésus vient réveiller en premier son peuple juste avant "le jour de l’Éternel grand et redoutable" de Malachie 4:5.
Ouvrons les yeux ! 
Nous sommes dans ce temps.

Et Elie le prophète vient juste avant le jour de l’Éternel. Il vient et il est toujours venu juste avant le jour de l’Éternel (au total ce sera 4 fois).

Cette guerre spirituelle est à deux tranchants comme l'épée du Seigneur. Un tranchant pour fendre les cœurs et un tranchant pour séparer et rassembler.
- Premier tranchant : Joël 2:12 " Maintenant encore, dit l’Éternel, Revenez à moi de tout votre cœur, Avec des jeûnes, avec des pleurs et des lamentations! Déchirez vos cœurs et non vos vêtements,"(ici c'est un appel à s'humilier et non à pratiquer d'autres œuvres.)
- Deuxième tranchant: Joël 2:16 " Assemblez le peuple, formez une sainte réunion! Assemblez les vieillards, Assemblez les enfants, Même les nourrissons à la mamelle! Que l'époux sorte de sa demeure, Et l'épouse de sa chambre! "(L’épouse dormait elle aussi dans sa chambre et c'est pourquoi l'époux était dans sa demeure et ne parlait plus. Encore une référence à la demi-heure de silence d'Apocalypse 8.)
Où se fait ce rassemblement, dans quel lieu ?
Réponse :En Sion.
Verset 15: " Sonnez de la trompette en Sion! Publiez un jeûne, une convocation solennelle!"
Rappelez-vous mon message du 27 juin 2014 où j'annonçais, où je publiais un jeûne, une convocation solennelle à l'assemblée. J'ai terminé mon message par :" si vous ne comprenez pas, si vous n'adhérez pas à ce que je dis c'est dans le jeûne et la prière que l'Esprit vous révélera la vérité "

- Combien ont pris ces paroles au sérieux ?
- Combien se sont mis réellement à pratiquer ces choses? 
- Combien ont entendu la trompette sonner ? 
Une partie seulement de l'assemblée ce jour-là. Les autres n'ont pas pris l'huile et c'est ce qui leur manque terriblement aujourd'hui, presque deux ans plus tard.
Ils n'ont pas écouté " C'est pourquoi, selon ce que dit le Saint-Esprit: Aujourd'hui, si vous entendez sa voix, N'endurcissez pas vos cœurs, comme lors de la révolte, "

Ce temps d'obscurité se lit aussi  "pourquoi dirait-on parmi les peuples où est leur Dieu?"(v17)

Le témoignage des croyants était catastrophique, il était sujet aux railleries, à l'opprobre, à la honte. Les non-croyants s'endurcissent dans leur athéisme et se moquent des croyants: "où est leur Dieu ? " Que fait-il de plus, que fait-il de mieux?
L'incohérence et la folie des croyants sont montrées du doigt. 
Est-ce que nous ne vivons pas, nous aussi dans ce temps-là? 
Comment sont vus et considérés les chrétiens aujourd’hui ? 
Qu'avons-nous fait de notre héritage spirituel?
Il a été dilapidé, dévoré, anéanti.

Mais juste avant le jour de l'Eternel, le jour redoutable, il y a la voix de l'Eternel qui est toujours aussi compatissante et lente à la colère et qui appelle: "revenez à moi de tout votre cœur(v12)....il épargne son peuple(v18) "et il promet d'envoyer pour ceux qui se repentent son Esprit : les 3 aliments de la parole révélée, de la révélation : Le froment , le vin nouveau et l'huile fraîche(v19) ; et les fruits de l'Esprit seront aussi sur son peuple ( v19 à v22), il donnera la pluie en son temps, celle de la première et de l'arrière-saison. Il, promet de reverdir le désert, de redonner du fruit aux arbres fruitiers, et de remplacer les années qu'ont dévorées les quatre insectes.
Dieu promet quoi ici?
Quatre choses: La repentance, la conversion, sa justice et bien sûr un baptême d'Esprit et toutes les bénédictions qui vont avec, spirituelles comme matérielles. Le vin nouveau de la révélation va couler à nouveau et abondamment.
Tout est encore confirmé Au verset 28: " Après cela je répandrai mon Esprit sur toute chair. Vos fils et vos filles prophétiseront, vos vieillards auront des songes, et vos jeunes gens des visions."
Un temps où les conversions seront légions n'est-ce pas?
Petits et grands, jeunes et vieux, noirs ou blancs, le feu de l'Esprit touchera des familles entières où personne ne sera oublié.
Malheureusement ou heureusement ce temps sera court, très court, car le jour de l'Eternel arrive.

Mais revenons au verset 3.
Avant le jour de l'Eternel, Dieu rassemble "un peuple nombreux et puissant tel qu'il n'y en a jamais eu et qu'il n'y en aura jamais dans la suite des âges."
C'est le grand réveil de l'Epouse. Qui fait trembler la terre et pâlir les peuples.
"Devant eux la terre tremble"(v10) "... son camp est immense" ( v11)

Regardez !

"Ils courent comme des cavaliers, A les entendre on dirait un bruit de chars sur le sommet des montagnes où ils bondissent [...] c'est comme une armée puissante, qui se prépare au combat."

Sa préparation fait du bruit, elle est impressionnante car elle se fait à grande vitesse, ils courent, ils bondissent, ils s'élancent.

"Tous les visages pâlissent, (v6) ils s'élancent comme des guerriers, (v7) "

et chaque guerrier suit l'inspiration que le Saint-Esprit lui confère; tout se fait par l'esprit bien discipliné et dans l'ordre.

Regardons et apprécions l'ordre de l'armée de Dieu, elle est identique à celle de Gédéon.
"ils escaladent les murs comme des gens de guerre, chacun va son chemin, sans s'écarter de sa route, ils ne se bousculent pas les uns les autres chacun garde son rang."(v7-8)
Avec Gédéon chacun avait sa cruche, sa trompette, son flambeau, son ordre de mission (son huile) qui est le même pour tous, bien qu'ils étaient à des endroits différents (il y avait 3 groupes, 3 corps qui encerclaient l’ennemi)

Mais arrêtons-nous un instant sur " chacun garde son rang".(v8)
Je me sens obligé de repréciser l'ordre dans l'Eglise. Cet ordre est indispensable pour mener un combat, le combat de l'Epouse. 
Quel est cet ordre?
Tout est résumé dans la soumission (4 soumissions) 
  1.  L'Eglise soumise aux anciens, 
  2. Les anciens soumis au Saint-Esprit, les anciens privilégiant la parole révélée qui provient du Saint-Esprit, d'un prophète, d'un apôtre, d'un disciple; 
  3.  les femmes soumises aux hommes.
  4. puis enfin les uns soumis aux autres.
Voilà l'ordre dans l'assemblée, sinon il y a bousculade, et chacun prendra une route inadaptée, en forme d'impasse.
Nous voyons bien qu'aucun groupe ne pourra prétendre au réveil sans s'être placé sous cet ordre divin, qui n'est autre que ce que nos pères dans la foi vivaient dans la première Eglise, à Jérusalem.
  1. "Ils se répandent dans la ville, 
  2. courent sur les murailles, 
  3. montent sur les maisons, 
  4. entrent par la fenêtre comme un voleur." (V9)
Il n'y a pas un lieu, pas une famille, pas un milieu social plus protégé plus hermétique qu'un autre. Tout s'enflamme, comme le crie le verset 3: "devant lui un feu dévorant, et derrière lui une flamme brûlante. " 
l'Esprit descend sur un peuple comme à la Pentecôte, rappelons nous ce feu: 3000 âmes de plus en un seul jour.
C'est la saison de l'été, où la chaleur la plus forte du réveil, touche les cœurs par la puissance du feu de l'Esprit.

Esaïe le prophète, confirme complètement ce que cite Joël : Esaïe 30:26, mais lisons à partir du verset 25:

" Sur toute haute montagne et sur toute colline élevée, il y aura des ruisseaux, des courants d'eau, (quand? À quel moment?) au jour du grand carnage, A la chute des tours. La lumière de la lune sera comme la lumière du soleil, Et la lumière du soleil sera sept fois plus grande comme la lumière de sept jours, Lorsque l'Eternel bandera la blessure de son peuple, Et qu'il guérira la plaie de ses coups."

" Le jour du grand carnage" ou selon les versions, "le jour du grand massacre", "le jour de la grande tuerie ", serait-il différent d'avec le jour de l'Eternel ?
Que nous dit Ezéquiel 30:3 " car le jour approche, le jour de l'Eternel approche, jour ténébreux : ce sera le temps des nations."
Ce qu'il faut comprendre ici, c'est que les œuvres retombent sur la tête des nations, il leur sera fait ce qu'elles ont fait (Abdias 1:11), "et le héros pousse des cris amers"(Sophonie1:14)
Ensuite, il n'y a pas qu'un seul jour où Dieu juge les nations. Mais Le jour du grand carnage c'est un " jour de l'Eternel ", un de plus et ce qui est a déjà été, il y en a eu d'autres avant nous il y en aura sans doute d'autre(s) ensuite.

Alors, c'est le moment où Babylone, les tours de Babel s'effondreront. Les tours se sont bien les fondations verticales, les doctrines, les puissances, les faux temples le moment où tout le système économique et religieux, social, et politique tombent. 

Des signes avant coureur nous avaient été donnés avec en premier l'effondrement des deux tours du World Trade Center; puis actuellement, la destruction des temples hindous, ou ceux de Baal.

Ce moment est annoncé aussi en Apocalypse 18:21

 "Alors un ange puissant prit une pierre semblable à une grande meule et il la jeta dans la mer (le peuple) en disant: Ainsi sera précipité avec violence Babylone la grande ville et elle ne sera plus trouvée."
Le livre de Daniel témoigne aussi de ce jour au chapitre 2 à partir du verset 34 où une pierre se détache de la grande statue pour venir briser ses pieds de fer et d'argile.
Ce temps de bouleversements et de ruines coïncide exactement avec le rassemblement de l'Epouse. La lumière du soleil sera SEPT FOIS plus grande à ce moment là. La puissance du soleil (notre Dieu) ne peut atteindre son apogée qu'en présence de son Épouse. Cela j'en avais parlé dans mon précédent message. Le Seigneur: La tête, ne peut être entièrement lui, Dieu ne peut être entier qu'avec son corps, ses Elus, réunis ensemble. Ils brillent ensemble sept fois plus fort.
La révélation viendra sur l'Eglise (les vierges folles comme les vierges sages se réveillent) puisque la lumière de la lune sera comme le soleil.
Et tout cela pendant le combat de l’Épouse où il bandera la blessure de son peuple et il guérira la plaie de ses coups.
Vous voyez le Seigneur ne vient pas annoncer une nouvelle doctrine, ou mettre à part un groupe religieux plus qu'un autre. Il vient toujours pour libérer de l'oppression, pour soigner les malades et guérir les blessés.
La trompette libère de ceux qui, aujourd'hui encore oppressent, blessent, martyrisent, mettent des coups aussi bien par leurs paroles méchantes que leurs actes violents.
Donc "le jour du grand carnage", montre en parallèle, la colère de Dieu qui est ardente, (Esaïe 30:27-28) "c'est un violent incendie, ses lèvres sont pleines de fureur, et sa langue est comme un feu dévorant ; son souffle est comme un torrent débordé qui atteint jusqu'au cou, pour cribler les nations avec le crible de la destruction".
Mais en ce même jour, (Esaïe 31:4-5)"...l’Éternel des armées descendra pour combattre sur la montagne de Sion et sur sa colline. Comme des oiseaux déploient les ailes sur leur couvée, ainsi l’Éternel des armées étendra sa protection sur Jérusalem. Il protégera et délivrera, il épargnera et sauvera." 

Oh c'est glorieux !
 L’Époux et son Épouse réunis ensemble dans ces 4 actions révélant encore l'ordre et la méthode divine: protéger, délivrer, épargner et sauver.

Alors pour résumer :
Il y a bien plusieurs jours qui sont évoqués ici.

"Le jour du grand carnage " qui est le jour de l’Éternel c'est le même jour que le jour de l’Épouse, celui des Elus.
(Joël 3:1-2) "car voici en ces jours, en ce temps-là, quand je ramènerai les captifs de Juda et de Jérusalem (c'est l’Épouse rassemblée), je rassemblerai toutes les nations, et je les ferai descendre dans la vallée de Josaphat (dont le nom signifie: "Le Seigneur juge"); là j'entrerai en jugement avec elles, au sujet de mon peuple d'Israël, mon héritage, qu'elles ont dispersé parmi les nations, et au sujet de mon pays qu'elles se sont partagé." 
N'est-ce pas là la ruine des nations?
Oui nous y sommes.
Ce moment unique où le soleil brille pendant la nuit.
"La vallée de Josaphat " est un moment et un lieu fixés par le Seigneur pour juger les nations. 
Ne croyez pas que les nations sont où ne seront jugées qu'une seule fois, à la fin des temps (ce n'est qu’un raisonnement humain) !
C'est par quatre fois que Dieu juge les nations. C'est par quatre fois que Dieu rassemble les nations et les faits descendre dans cette vallée du jugement, dans la vallée de Josaphat, c'est l'ordre établi par le Seigneur.

Mes frères et sœurs, le jour du grand carnage pointe son nez dans notre pays de France, je l'ai dit, je le redis, je confirme et je signe. 
Les temps sont là !
Soyons prêts, préparons-nous, mettons de l'ordre dans nos vies par 4 actions: brisons nos cruches, (brisons nos cœurs par la repentance), allumons nos flambeaux (avec l'huile que l'Esprit nous a donnés), sonnons de la trompette, car notre Époux est sorti de sa demeure pour juger et pour rassembler.

samedi 16 avril 2016

LES CHANTS et la LOUANGE DANS L’ASSEMBLÉE

111
Par Eric Ruiz

1 Corinthiens 14:26:
" Que faire donc frères ?
Lorsque vous vous assemblez les uns ou les autres parmi vous ont-ils un CANTIQUE, une instruction,[...] que tout se fasse pour l'édification[...] car Dieu n'est pas un Dieu de désordre mais de paix."


Aujourd’hui nous le savons, les réunions sont le plus souvent "formatées" selon un modèle religieux (évangélique, protestant ou catholique).
Tous ont la même particularité: c'est d'avoir mis les rites, les traditions au sommet de l'assemblée. 
L'instruction comme l'édification qui provient du Saint-Esprit est amenée par, une prédication, un sermon, une homélie, de la personne reconnue officiellement par le système.
Mais ce n'est pas ce que dit Paul ici dans le texte.
La question est posée à l'assemblée. 

Qui parmi vous a une parole du Seigneur?
Qui parmi vous a un chant inspiré?

C'est le Saint-Esprit qui choisit son canal de communication.

Cela peut provenir de n'importe quelle personne présente.
Il en est de même pour les chants.
Dans les réunions évangéliques les chants ont pris une importance capitale.
Ils sont appelés " chants de louange" et même: " La louange".
Ils sont bien souvent placés en premier et c'est un diacre qui officie à ce service, il est nommé même directeur de louange. 
Tout est bien orchestré, préparé à l'avance, comme un spectacle et l’interaction avec les croyants non musiciens est bien rare.

Pourquoi?

Parce que ces chants ainsi programmés auraient pour but d'élever le cœur, de préparer le cœur du croyant à l'écoute de la parole, d'avoir un cœur bien disposé.

Cette manière de penser est influencée directement par le paganisme. 
Ce système de pensée antéchrist est rentré dans l'assemblée sans que peu de croyants n'y aient pris vraiment garde.

Question : Comment un chant peut-il élever les cœurs vers Dieu?

C’est un non sens ; ce qui élève le cœur vers Dieu c'est de se mettre dans l'humilité, c'est de confesser ses fautes et de s'en éloigner; C'est d'aller vers un frère ou une sœur et de lui demander pardon pour son offense; c'est de s'occuper des nécessiteux. C'est là la véritable offrande, le véritable "culte d'adoration".

Et là, on pense qu'en chantant, et même en dansant, on s'élève vers Dieu. 
N'est-ce pas celui qui s'humilie qui est élevé ?

Alors on assiste parfois à des chants et des danses de louange de plusieurs heures (surtout dans les Eglises africaines, leur culture oblige).
Et il est évident de constater que beaucoup se mettent dans un état qui ressemble plus à une transe qu'à une élévation de l'âme.
On retrouve des comportements proches de l'hypnose avec des yeux révulsés, des gestes saccadés, des refrains chantés sans fin, tout cela attisé par l'enthousiasme collectif, et une base rythmique répétitive qui permet l'évasion de l'esprit.
Cette pratique de l'état de transe était et est toujours, une pratique courante des sorciers pour entrer en relation avec des mauvais esprits.

Cette pratique est dangereuse, pourquoi?

Car elle met d’abord la personne dans un état très réceptif à l'émotion, à l'émotivité (à sa chair). Elle sera alors très influençable par un prédicateur au discours enflammé, par des mots prononcés forts, qui lui procureront une espèce d'électrochoc.
Cette personne se sentira " visitée par l'esprit " et elle cherchera à retrouver régulièrement les mêmes sensations. Elle mettra alors inconsciemment plus sa confiance dans son émotivité (ce qu'elle ressent) que dans ce qu'elle vit réellement avec Dieu. Sa volonté se trouvera nettement diminuée. Un pas vers l’occultisme, un pas vers le plaisir de laisser-aller sa conscience sans la contrôler, une espèce d’état léthargique, acceptant facilement les forces extérieures néfastes.

Bien sûr pour argumenter leurs choix, les dirigeants d'Eglise n'hésitent pas à citer le roi David en exemple. 
Les Psaumes et les chants de louange sont toujours présents chez David qui était selon le cœur de Dieu.

Oui, c'est vrai, mais ils illustraient si fidèlement l'état d'âme de David, ses combats, ses défaites ses victoires.
Les chants venaient le plus souvent comme une prière, une complainte face à un besoin, ou comme une reconnaissance face à un don; Et en cela ils étaient profonds.
Aujourd'hui peu de chants de louange montrent cette profondeur, peu de chants illustrent ce qu'il y a vraiment dans le cœur du croyant.

David chantait (Psaumes 32-3):
" Je t'ai fais connaître mon péché 
Je n'ai pas caché mon iniquité 
J'ai dit : j'avouerai mes transgressions à l’Éternel!
Et tu as effacé la peine de mon péché "

David se mettait  à nu dans ses chants. Il ne cachait rien et montrait son humilité et sa relation avec Dieu.
La plupart des chants que j'entends disent souvent la même chose en renvoyant tout sur les œuvres de Jésus-Christ.
À toi la gloire!
Merci pour ton sang qui a coulé!
Oh toi Jésus le ressuscité !

C'est bien, c'est très juste ! Mais où est l'engagement du croyant?
Si votre cœur sonne différemment, il vaut mieux ne pas chanter, sinon c'est chanter faux.
Et chanter ne fait pas venir la joie. C'est la joie qui s'exprime par le chant. Sinon c'est surfait, c'est une joie artificielle, c'est de la comédie.

Alors que faire?

Dans l'assemblée le chant peut venir appuyer un témoignage, un exemple vécu, concret.
Si un frère ou une sœur témoigne de sa délivrance du péché, un chant par exemple sur 
" j'avouerai mes transgressions à l’Éternel " du Psaume 32 est approprié.

Si Dieu nous a rendu justice dans une situation perdue d'avance, le Psaume 33 est alors  d’à-propos. " Chantez-lui un cantique nouveau. Faites retentir vos instruments et vos voix! Car la parole de l’Éternel est droite et toutes ses œuvres s'accomplissent avec fidélité. Il aime la justice et la droiture [...] car il dit et la chose arrive, il ordonne et elle existe."

Dieu prend plaisir dans nos exclamations, dans nos sauts de joie, dans nos envies d'extérioriser des sentiments, lorsqu'ils sont vrais, lorsqu'ils sortent de notre vécu et donc qu'ils sont porteurs de sens et de vérité.
David n'a pas sauté de joie, il n'a pas chanté en allant chercher l'Arche de l’Alliance.
C'est seulement lorsqu'il est revenu avec elle et à son retour à Jérusalem, c'est là qu'il s'est mis à chanter et à danser torse nu, tellement sa joie et sa reconnaissance débordaient. Enfin, l'Arche était revenue au milieu de son peuple !

Voilà ce qu'on peut lire:
"David et toute la maison d'Israël firent monter l'Arche de l’Éternel avec des cris de joie et au son des trompettes."

Je me souviens, moi-même le soir de ma conversion, j'avais eu naturellement à cœur de chanter pour remercier le Seigneur de m'avoir délivré. C'était un cri du cœur. Le chant, la danse se sont avant tout des cris qui sortent directement du cœur.

Pour résumer :
Je pense qu'on ne se met pas dans la vraie louange avant que la parole soit révélée ou avant qu'un fait témoigne de la puissance de Dieu dans la vie d'un frère ou d'une sœur; Comme on ne crie pas victoire, avant la fin d'un combat, qu'on ne célèbre pas la délivrance lorsqu'on est encore dans le deuil.

Aussi je pense qu'il est plus logique d'amener un cantique dans l'assemblée après un témoignage ou après une parole révélée ; Et chanter dés le début d'une réunion, sans qu'il ne se soit passé quoique ce soit me paraît inapproprié.
Ce qui ne diminue en rien l'importance des cantiques, et Paul a tout à fait raison de dire qu'ils doivent être souvent présents : " Entretenez-vous par des psaumes, par des hymnes, et par des cantiques spirituels, chantant et célébrant de tout votre cœur les louanges du Seigneur;" (Éphésiens 5:19)

On entretien un feu qui a déjà commencé à émettre des flammes.
Et les chants ne sont pas des allume-feux mais plutôt des bûches de bois supplémentaires.

Enfin n'oublions pas que le meilleur cantique pour le Seigneur, c'est le Cantique des Cantiques, lorsque sa bien-aimée déverse sur son bien-aimé, notre Époux futur tous ses désirs d'amour les plus intenses.

J'ai envie de chanter: 
« Je n'ai que Jésus » (pour montrer ma dépendance entière dans sa puissance et dans ce qui nous arrive en ce moment. Nous n'avons de désir que de faire sa volonté et d'accepter de lui tout ce qu'il nous dira de faire)
Je n'ai que Jésus pour me relever
Je n'ai que Jésus pour me guérir 
Je n'ai que Jésus comme espérance,
De sa puissance, il me remplit 

Je n'ai que Jésus, je n'ai que lui,
Pour me diriger, pour me parler,
Et dans mes luttes, il me soutient, 
Je n'ai que Jésus, je n'ai que lui

dimanche 10 avril 2016

GAÏUS, MON FILS BIEN-AIMÉ

110
Par Eric Ruiz

La troisième épître de Jean est une des plus courtes épîtres avec seulement 15 versets, pouvant tenir sur une seule feuille de papyrus.
On attribue cette épître à Jean car il est le seul apôtre à être encore en vie au moment de sa rédaction; écrite aux alentours de 85, 95 après J-C.


Jean est reconnaissable aussi par son humilité. Il se présente comme" l'Ancien". 
Il aurait pu dire l'Evêque, l'Apôtre, non il préfère utiliser le terme juste traduit souvent maladroitement par vieillard (je fais référence aux 24 vieillards d'Apocalypse).

L'apôtre Jean faisait partie des anciens de l'Eglise de Jérusalem. 
A ce titre il ne dirigeait pas seul. Jacques était l'évêque, mais il y avait Pierre aussi qui était un ancien, tout comme Jude et Silas qui ont été sélectionnés par l'Eglise pour partir avec Paul.

Alors très curieusement cette lettre ne s'adresse pas à une Eglise ou aux anciens, mais à une seule personne, un seul disciple du nom de : Gaïus; Un nom très courant dans l'empire romain. 

Mais ici Jean, met en avant ce frère par la confiance qu'il a pour lui.
Jean explique pourquoi il a confiance dans Gaïus. Ce n'est pas parce qu'il le connaît depuis longtemps ou parce qu'il parle bien de Jésus. 

Sa confiance est construite par les fruits qu’il montre. "Des Frères... ont rendus témoignage de la vérité qui est en toi." 
Ses fruits sont l'hospitalité, qu'il exerce "même pour des frères étrangers ", ensuite ses fruits c'est sa charité reconnue aussi par l'Eglise.
Donc trois fruits sont reconnaissables chez Gaïus : la vérité (son enseignement inspiré par Jésus-Christ), son hospitalité (qui ne sélectionne pas), et sa charité (qui se reconnaît par la bonté, la bienveillance, la patience, la fidélité…)

Mais pourquoi Jean ne peut-il écrire directement à l'assemblée ? Pourquoi est-il obligé de passer par Gaïus ?

Au verset 9, la raison est évidente, le dirigeant de l'Eglise est un adversaire qui fait systématiquement barrage aux lettres de Jean.
Il s'inquiète que Jean puisse venir saper son autorité. 
Jean en retour ne cherche pas à le faire changer. Il ne lui fait passer aucun message d'exhortation, rien pour sa repentance, rien pour faire changer l'attitude des frères à son égard.
Par contre il le nomme.

Diotrèphe est le nom de l'opposant.
Diotrèphe: Deux particules, Dio et trèphe . En grec Dio: le Dieu grec: Zeus et trèphe : se nourrit
Cet usurpateur, se nourrit d'un faux Dieu, du Dieu grec. Il a amené une fausse nourriture, le paganisme est rentré dans l'assemblée des justes.

Jean nomme ses mauvais fruits d'abord puis son jugement.

Il "aime à être le premier". C'est un "moi-je", il ramène tout à lui, c'est un orgueilleux, un caractère autoritaire et despotique, on comprend alors pourquoi il amène une fausse nourriture. Il se met à la place de Jésus.
Il veut qu'on adore plus la créature (lui-même) que le créateur.
il ne reçoit pas les frères extérieurs (surtout s'il doit être repris par eux).
Il a contrairement à Gaïus une hospitalité sélective.
Enfin voyons l'état de son cœur, son amour.
Jean nous dit qu'il tient des propos méchants, il n'écoute pas ses propres frères et pire il va même finir par chasser de l'assemblée ceux qui le contredisent.

Voyez, l'inverse, l'opposé d'un Gaïus.

Là encore, Jean met en lumière l'état de santé de l'Eglise, à travers 3 indicateurs essentiels déjà vus avant à savoir:

  1. La vérité ( l'enseignement)
  2. L'hospitalité ( accueillir et garder des disciples dans l’assemblée).
  3. Et enfin l'amour ( absence de médisances, caractère doux, acceptant facilement la controverse et la remise en cause).
Ensuite Jean annonce son jugement au verset 11 : "celui qui fait le mal n'a point vu Dieu"

Terrible jugement. 
Le verset 11 ne dit pas autre chose que : Diotrèphe n'est pas né de nouveau, il n'a pas l'Esprit de Dieu en lui. C'est donc un usurpateur, un satan (qui signifie adversaire) puisqu'il disperse le troupeau.

Alors Jean, que fait-il?
Plutôt que de médire, d'être dans la médisance, il congratule, il est reconnaissant, il encourage ses frères dans l'épreuve.

D'abord il couvre d'éloges Gaïus, il l'appelle : "le bien-aimé que j'aime [... ] prospère à tous égard, sois en bonne santé [... ] comme l'état de ton âme [... ] ta sincérité [... ] tu agis fidèlement [... ] Je n'ai pas de plus grande joie que d'apprendre que mes enfants marchent dans la vérité."

Ensuite il dit du bien de Démétrius, un autre disciple, avec qui il souhaite parler bouche à bouche. (Rien à voir avec le baiser).

J'aime cette expression "parler bouche à bouche ". Elle traduit tellement bien la relation égalitaire, respectueuse qui existe entre deux disciples. Chacun parle, chacun écoute l'autre, avec le même intérêt, sans que l'un comme Diotrèphe souhaite être l'enseignant de l'autre, son supérieur.
Non, ici il n'y a aucun levain religieux faisant monter la pâte.

Alors pour nous aujourd'hui le message reste le même.
Nous avons parmi nous des Gaïus, comme des Diotrèphe; des disciples inspirés et de faux disciples infiltrés. Les inspirés et les infiltrés qui se côtoient, qui croissent ensemble côte à côte, puis qui se séparent ( comme l'est aussi la vie de l'ivraie et du bon grain).

L'ennemi est entré dans les assemblées comme Diotrèphe. L'apôtre Jean est témoin vers la fin de sa vie, de l'apostasie des assemblées. Il est témoin du cycle des 4 âges, des 4 périodes des Eglises, comme les 4 saisons, à savoir:

1-  Le printemps,la naissance, ou la renaissance(le Saint-Esprit descendant sur les disciples, dans la chambre haute, à la Pentecôte)


2-L'été, le réveil, (3000 âmes de plus baptisées en un jour, à Jérusalem)


3- L'automne, la croissance ( les apôtres implantant par deux de nouvelles assemblées).

4-L'hiver, la chute, la mort, l'apostasie, (la persécution dans l'Eglise par des faux oints , des faux docteurs, des faux apôtres infiltrés, qui chassent les opposants et lient les autres, par l'idolâtrie). 

Puis le cycle recommence par un renouveau, où l'Esprit touche un nouveau prophète etc.

L'apôtre Jean écrit cette épître, alors que l'Eglise est dans cette troisième phase. 
L'ennemi a pris l'apparence d'un loup cruel, déguisé en habit de brebis. Rappelez-vous l'habit, les habits, ce sont les œuvres, et Diotrèphe exprime sans doute de belles œuvres religieuses, mais aussi un faux enseignement, une fausse compassion, un amour superficiel, des relations intéressées, une fausse sagesse. C'est un des fils du mensonge.

Ce que nous devons retenir, de cette Eglise de la fin du premier siècle, pour nous croyants du XXI ème siècle:

C'est en premier l'attitude des croyants. 

Aucun d'entre eux ne cherchent à s'opposer à Diotrèphe, car son sort est déjà entre les mains de Dieu et il n'accapare pas les pensées ni le cœur des disciples.
L'attitude des frères est donc un exemple. Elle est reconnue par ceux de l'extérieur comme étant juste, pratiquant le bien et cherchant l'hospitalité envers TOUS, comme Gaïus.
L'apôtre Jean insiste à la fin de la lettre par le lien amical qui existe entre tous: "les amis te saluent, salue les amis, chacun en particulier."

La force réside dans la communion fraternelle. L'amitié entretenue et développée au travers de relations simples et vraies. Personne n'est mis à l'écart, ni méprisé, chacun est apprécié pour ce qu'il est, 
" salue...chacun en particulier; nom par nom (version Martin)". Cette petite expression en dit long sur la qualité et le respect attribué à chaque frère et à chaque sœur.

L'apôtre finit par souhaiter la paix. "
Que la paix soit avec toi!"
Ce n'est pas une expression passe partout, c'est dans l'épreuve, dans la tempête que cette salutation prend tout son sens.
Il aurait pu dire: garde ta chair en bride !
Ne laisse aucun accès à l'ennemi !
Mais c'est sans connaître le niveau spirituel de Gaïus qui le fait déjà !
Il aurait pu se mettre légitimement en colère aussi, face au sort de son ami Gaïus, qu'il a vu naître dans la foi (verset 4) ; Et qui maintenant est persécuté par un des siens, un faux-frère.

Non, Jean qui a le Saint-Esprit, ne s'embarrasse pas de mauvaises considérations. 

Il lui témoigne simplement de sa fidélité, de son soutien ; ce qui est juste puisqu'il repose sur la bonne réputation de Gaïus par son assemblée.
Mais les mots employés par Jean vont encore plus loin. 

Par quatre fois l'apôtre emploie le mot "bien-aimé ".

S'il insiste autant sur ce mot, c'est pour montrer l'appartenance de Gaïus à un groupe privilégié. Jean a discerné un membre de l’Épouse, un élu, comme lui.

Le grec confirme cela: bien-aimé c'est "agapetos" que l'on peut traduire par élu, favori, digne d'amour, préférer, ou encore aimer chèrement ".
Agapé, le seul amour divin uni à agapetos, ses Elus.

Le roi David était aussi le "bien-aimé " du Seigneur. Le roi préféré parmi tous les rois de Juda et d’Israël. David en hébreu a ce sens d'ailleurs de bien-aimé.

Dans les épîtres tous n'ont pas cette particule attachée à leur nom. Paul l'emploie plusieurs fois pour Timothée, "mon enfant bien-aimé", pour Tychique aussi, "le frère bien-aimé, le ministre digne de confiance "ou pour Onesime, Philémon, Luc le médecin bien-aimé, Epaphras etc..

Quant-à Jésus, il l'emploie lors de la transfiguration: " celui-ci est mon fils bien-aimé ; Ecoutez-le ! ". Dieu le Père, celui qui est dans les cieux, adresse cette identité filiale, pas seulement à Jésus-Christ, son Fils unique, mais aussi à ceux qui ont disparu dans la nuée, à savoir Moïse et Elie.


Pourquoi suis-je si affirmatif ? 

Lisons Galates 3:26 : " Car vous êtes tous fils de Dieu par la foi en Jésus-Christ; vous tous, qui avez été baptisés en Christ, vous avez revêtu Christ "

Les fils et les filles bien-aimés de notre Seigneur baptisés en Christ, sont ses enfants royaux adoptés. Ils ont "revêtu Christ", eux-seuls sont Christ. Ils règnent avec lui sur son trône. 
Il y a trois sortes d'enfants bien aimés. Il y a 3 généalogies, qui n'en forment au final qu'une seule :

1- Ceux issus de la loi de Moïse parmi les 12 tribus d'Israël, 

2- et il existe aussi des enfants issu des prophètes descendant d'Elie. (Elisée, Jean le Baptiste,...)

3- Enfin il a des enfants issus des disciples de Jean, Pierre et de Jacques, les trois colonnes ou piliers de la première Eglise de Jérusalem, qui étaient présents lors de la transfiguration.


Le livre des Cantique des cantiques est celui qui utilise le plus cette particule "bien-aimé", (27 fois dans la version Louis Segond) pour montrer le haut niveau d'intimité de la relation Épouse-Époux.

Les fils de Dieu sont les fils bien-aimés. "Là où deux ou trois sont assemblés en mon nom je suis au milieu d'eux", illustrent parfaitement notre Dieu régnant avec ses fils.

En cela rappelez-vous Jésus est pluriel, en cela il est l'Elohim régnant. Elohim traduit par Dieu au pluriel.

Jésus, Yeshoua, régnant avec Elohim ses fils; ils ne font qu'un.

Il est la tête d'un corps, constitué de multiples fils et filles de sa nature.

Jésus est la tête ; et sans son corps, il n'est pas complet, il n'est pas Dieu.


Il est entier et unique avec sa bien-aimée, avec son Épouse, voilà le pluriel.

Il faut définitivement en finir avec cette vision d'un Dieu seul, isolé, omnirégnant, ne cherchant qu'à être le seul objet d'adoration, voulant un peuple en vis-à-vis qu'il écrase par sa puissance, son autorité et sa gloire. 
Cette définition correspond à celle du dieu Baal, à celle du diable. Le temple de l’Éternel est bâti au milieu de son peuple, pas au-devant de lui. 

Le tabernacle était construit au milieu des 12 tribus d'Israël. C'est plus qu'une simple nuance, c'est capital de saisir ce mystère de la sorte. 
L'amour de Dieu n'est pas centré sur lui, (il est l'opposé même de l'égocentrisme, il est dans l'abnégation complète) la preuve, il envoie son Fils unique à la mort pour nous et à notre place.

"Dieu seul souverain," c'est une fausse représentation de notre sauveur. 
Il n'a de désir et de plaisir, lui, que dans la communion avec ses Fils qui est son parfum préféré.
Il n'est pas "le seul créateur", il nous a permis de créer avec lui, en lui. Car nous étions en lui au moment de la création, comme nous étions en Eden au moment de la chute d'Adam et Ève. 
Aujourd'hui, la science de la génétique nous permet de comprendre ce phénomène.
Les gènes se transmettent par nos cellules de génération en génération. Nos gènes étaient en Eden, et une partie de nos gènes sont divines.

La communion des saints est une réalité éternelle devant son trône et sur son trône. C'est ce que nous comprenons d'Apocalypse 4 et du deuxième être vivant à face de bœuf. Cette réalité, nous la retrouverons d'abord sur terre avant de la retrouver au ciel.

Pourquoi ?

Car "
que ta volonté se fasse sur la terre comme elle est faite au ciel" c'est notre prière, c'est la prière de l'Esprit saint qui est en nous.

Alors que ta volonté soit faite Seigneur: 

Rassemble tes bien-aimés! 

Rassemble tes Elus !
Rassemble tes préférés !
Rassemble tes dignes d'amour, ceux que tu aimes chèrement.
En un mot, rassemble tes "agapetos."

dimanche 3 avril 2016

LE PARFUM QUI PLAIT LE PLUS A DIEU

109
Par Eric Ruiz

Notre Dieu accorde beaucoup d'importance aux odeurs.
Le parfum de nard pur de grand prix, qui a été répandu sur ses pieds par Marie est une preuve du sens précieux à accorder aux odeurs. 


Pour Jésus, il y a ceux qui sont sauvés qui ont une bonne odeur, une odeur de vie: le parfum de Christ ; pour les autres qui périssent, ils dégagent, eux, une odeur de mort (2 Corinthiens ‪2:15).

Donc il y a une odeur exquise qui émane seulement de certains.

De même il y a une odeur spéciale qui touche un peuple qui était captif et qui a été délivré et rassemblé (Ezéquiel ‪20:41).
Pour y voir plus clair lisons 
Psaumes 45:8
Mais commençons un peu avant au verset 7:

"Tu aimes la justice, et tu hais la méchanceté: C'est pourquoi, ô Dieu, ton Dieu t'a oint D'une huile de joie, par privilège sur tes collègues. 8 La myrrhe, l'aloès et la casse parfument tous tes vêtements; Dans les palais d'ivoire les instruments à cordes te réjouissent. "

Ce passage évoque plusieurs choses importantes. 
Premièrement ce Psaume c'est un chant d'amour, c'est le Psaume des Elus!

Au regard des premiers versets, on voit que le tutoiement s'adresse à des guerriers particulièrement bénis, car ils se battent pour l'amour de la justice "vaillants guerriers ... La grâce est répandue sur tes lèvres....Dieu t'a béni pour toujours....ceins ton épée, ta parure et ta gloire., sois vainqueur...défends la vérité, la douceur et la justice."
On l'a lu, ceux qui aiment la justice sont privilégiés car oints par une huile de joie.

Ensuite (verset 8) tous leurs vêtements sont parfumés.
Les vêtements sont portés chaque jour et curieusement au lieu d'être sales et malodorants, ils sont ici parfumés. Excusez-moi mais un guerrier qui possède des vêtements parfumés, il y a de quoi froncer les sourcils tellement cela paraît insolite pour ne pas dire risible d'incohérence ; et pourtant !...

Les habits dans leurs sens spirituel, font références aux œuvres. Les œuvres de justice. Elles ont toutes, contrairement aux œuvres d'iniquités, des odeurs agréables pour le Seigneur.
Rappelons les œuvres justes des saints: quelles sont-elles?
L’Épouse s'est parée nous dit Apocalypse 19:8: c'est-à-dire qu'elle s'est revêtue "d'un fin lin éclatant et pur".
Ce sont les œuvres de la conversion, toutes celles qui éloignent le péché loin de soi et celles qui permettent de s'écarter de lui ; comme le pardon, la paix, la réconciliation, en un mot celles qui montrent l'amour parfait et pur: la charité.
Voilà le sens de tous ces vêtements parfumés des Elus : ils dégagent l'odeur de l'amour divin.

Le parfum qui plaît au Seigneur: il possède (et il possédera toujours), une odeur de SACRIFICE.
Je me répète, mais c'est important : l'amour divin est sacrificiel. Nous devons toujours nous représenter mentalement le Seigneur comme l'Agneau de Dieu immolé.
Les actes de sacrifices, nous le voyons bien avec l'autel des parfums du tabernacle qui brûlent constamment.
3 parfums sont pris en exemple ici.


  • La myrrhe, l'aloès et la casse.


Pourquoi apparaissent-ils si exclusifs ?

Car ce sont les parfums de sa bien-aimée, de l’Épouse de Christ.
Et l'odeur du Seigneur est identique à celle de sa bien-aimée.


Le parfum est synonyme d'intimité, il renvoie à une relation intérieure et profonde.

Le parfum émanant de la fumée, de l'encens, on pourrait imager l'intensité de la relation amoureuse par de la fumée.
D'abord parce que dans le Tabernacle, l'autel des parfums dégage de la fumée juste devant le voile ou le rideau du Saint des Saints, donc très proche de la présence de Dieu, ensuite Apocalypse 8 nous le confirme, il y a un autel des parfums devant le Trône de Dieu, et la fumée des parfums monta vers lui avec les prières des saints.
Enfin, on ne peut pas sentir le parfum de quelqu'un sans être très proche de lui. Même à quelques mètres cela est souvent impossible. Cela demande un rapprochement allant jusqu'au contact physique.
Le Cantique des cantiques est le livre qui illustre le mieux cette proximité entre le Roi et la Reine.
Dès les premiers versets le ton est donné.

Verset 3 : la bien-aimée proclame: "combien suaves sont tes parfums.
(Suave: exquis, d'une douceur extrême).
Ton nom est comparable à une huile odorante qui se répand."

Le nom du Seigneur est ici chuchoté ou prononcé avec amour, avec un sentiment de désir.
La myrrhe, l'aloès et la casse évoquent par le chiffre de 3, le niveau d'accomplissement le plus haut de l'intimité.
Toute l'intimité se trouve dans ces 3 parfums, ces 3 odeurs.

Le lieu même où réside un des parfums est précis et sensuel. La myrrhe passera la nuit entre les seins de L’Épouse (Cantique ‪1:13). Même si le contexte peut choquer certains puritains, Il y a bien une vie privée, cachée sous les apparences, entre l’Époux et l’Épouse.

L’Épouse est la plus privilégiée des filles de Dieu.

"Une seule est ma colombe, ma parfaite ; elle est l'unique de sa mère. La préférée de celle qui lui donna le jour."(Cantique 6:9).

Son lieu de vie est particulièrement sanctifié : elle vit dans la maison de Dieu, et pas n'importe où, dans ses palais d'ivoire.
Il y a un attachement spécial de Dieu pour sa bien-aimée.
La joie (ointe par une huile de joie), la musique (les instruments à cordes), les odeurs, toutes ces manifestations témoignent d'une louange plus qu'agréable pour le Seigneur.

Si on lit la suite du Psaume 45, après le verset 8, on remarque que:

"Des filles de rois sont parmi tes bien-aimées; La reine est à ta droite, parée d'or d'Ophir".

Nous constatons en lisant la suite de ce Psaume, que les filles de rois, forment la communion fraternelle des élus et elles habitent dans les palais royaux, dans la maison du Père et que la Reine est placée comme Jésus, à sa droite.
Sa parure est constituée d'or, (montrant la divinité), comme son Époux. L'or d'Ophir serait un or extrêmement pur et abondant, puisqu’il est extrait des mines du roi Salomon.

Alors, prenons chacun des 3 parfums et cherchons quel sens profond ils ont.


  • LA MYRRHE 

C'est la meilleure essence odoriférante, si on prend celle qui coule d'elle-même (pas besoin de la couper ou de la mélanger, elle est pure dès sa conception. (Exode 30:23)
Le Seigneur lui-même est empreint de cette odeur, sa bien-aimée le reconnaît 
" Car mon bien-aimé est pour moi comme un bouquet de myrrhe."(Cantique ‪1:13)

Ce parfum a été offert par les rois mages à la naissance de Jésus. Il a servi à son embaumement par Nicodème. 
Voyez-vous la myrrhe est au début et à la fin de la vie de Jésus, pour montrer que cette substance est une constante dans le ministère divin ; Tout comme l'est aussi l'Esprit de Dieu.
La myrrhe c'est une huile d'onction qui a servi à oindre les Lévites et en particulier Aaron. 
Elle typifie le Saint-Esprit. C'est le parfum numéro un, par excellence on ne peut en faire abstraction.


  • L'ALOÈS 


Cet extrait d'arbre aromatique possède d'immenses vertus. Mais dans les plus significatives, il y a celles de cicatriser, d'atténuer les brûlures. 
Nous voyons que l'odeur de ce bois souple et amer renvoie à des sacrifices. 
Le combat d'un disciple provoque des plaies, des brûlures, des souffrances. Le Seigneur aime que nous nous saignions pour lui, par amour pour lui. Il l'a fait lui en premier gratuitement et pour tous, pour les bons comme pour les méchants.

L'aloès soulage le croyant dans sa marche. La chair est maltraitée, elle doit être même violentée fortement. Ce ne sont pas les adversaires qui provoquent ces souffrances-là.
Non, c'est la chair elle-même qui hurle lorsque qu'on la dénigre et qu'on ne répond plus à ses besoins. Jésus Lui-même a aussi maltraité sa chair (40 jours de jeûne dans le désert, beaucoup de temps à prier et peu à dormir, exemple le jardin de Getshemané).

"Crucifiez la chair avec ses passions et ses désirs", provoque en contrepartie une augmentation de l'aloès. 

On peut parier sur le fait que plus l'odeur de l'aloès sera présente et forte, plus elle témoignera de l'amoindrissement de la chair.
Rappelons que l'aloès est lui aussi utile à l'embaumement des corps. Nicodème a mélangé la myrrhe et l'aloès pour embaumer le corps de Jésus.
L'aloès contribue à changer l'odeur de mort du cadavre, et à raffermir ses chairs.
Tout cela signifie que la vie ne l'a pas quitté et que persiste la résurrection.
L'aloès procure donc une odeur de vie et de résurrection.

  • LA CASSE

C'est un bois aromatique qui rentre dans la composition de l'huile d'onction sainte ordonnée à Moïse. Son odeur et sa consistance ressemblent à de la cannelle.
On trouve cet arôme plus connu sous le nom de "cinnamome " dans certains passages des Écritures.
L'essence de cet arbrisseau aromatique originaire d'Asie était très recherchée pour ses vertus amoureuses.
L'écorce odorante utilisée aussi comme un épice donnait un parfum de séduction très prisé dans l'antiquité.
C'est donc un parfum très aphrodisiaque, qui redonne de la vitalité et favorise l'état de santé en général.
La cannelle est donc l'odeur de l'amour qui guérit de tous les maux.


Le parfum au final est composé de ces 3 ingrédients unis ensemble : la myrrhe, l'aloès et la casse.

Un parfum véritable est toujours constitué de plusieurs extraits d’écorces ou de plantes aromatiques.

Cette odeur exquise vient du Saint Esprit, d'un cœur très amoureux, qui aime et pratique le sacrifice et dont émane l'odeur de la vie Éternelle.

Ce parfum ainsi constitué de ces 3 ingrédients, ne fait plus qu’un. Il est comme l'Esprit l'Eau et le Sang, de 1Jean 5 :8 ( l'esprit: la myrrhe, le Saint-Esprit;
l'eau: la casse, car la repentance c'est de tomber amoureux par le Saint-Eprit;
le sang : l'aloès, le sacrifice, la résurrection)
Ce parfum est décidément l'odeur de l'Esprit de Dieu, de l'amour de Dieu au plus haut niveau.
Le Roi Salomon le savait bien en écrivant le livre des Proverbes.

Proverbes ‪7:17: "j'ai parfumé ma couche de myrrhe, d'aloès et de cinnamome (cannelle). Viens, enivrons-nous d'amour jusqu'au matin...."

N'oublions pas non plus l'acte de parfumer qui est un acte témoignant de l'amour pour une personne. D'ailleurs c'est ce qui a déplu à Judas Iscariote. Son indignation face à Marie répandant un parfum coûteux sur Jésus a révélé son manque de cœur pour le Seigneur et son côté double.

Pour terminer je vous propose un détour par les derniers versets du livre de Job.

Job 42:12-14 :" Pendant ses dernières années, Job reçut de l’Éternel plus de bénédictions qu'il n'en avait reçu dans les premières. Il posséda quatorze mille brebis, six mille chameaux, mille paires de bœufs, et mille ânesses.Il eut sept fils et trois filles:il donna à la première le nom de Jemima, à la seconde celui de Ketsia, et à la troisième celui de Kéren-Happuc. Il n'y avait pas dans tout le pays d'aussi belles femmes que les filles de Job. Leur père leur accorda une part d'héritage parmi leurs frères."

Pourquoi je vous lis ce passage?

Car ce qui est étrange ici est la similitude des 3 filles de Job, qu'il obtient à la fin de sa vie, comme une bénédiction. Car rappelez-vous au départ Job possède le même nombre de fils et de filles, maïs apparemment ils n'avaient pas la même odeur. L’Eternel le rétablit dans son premier état. Seuls les noms des filles curieusement sont dévoilés.
Leur nom ressemble à l’Epouse et à ses parfums.
Jemima qui signifie en hébreu :" belle comme le jour" ou "colombe"(image du Saint-Esprit descendant sur Jésus. Nom attribué à l'Epouse dans le livre des Cantiques: "une seule est ma colombe, ma parfaite..").La deuxième femme elle Ketsia qui signifie la casse cannelle et enfin la dernière fille kéren-Happuc signifie cosmétique, fard pour les yeux, brillant. (la séduction pour aimer, se faire belle, se parer pour son époux) ; Bref le mélange du Saint esprit et de l'amour, là encore sont plus qu'évoqués, ils sont magnifiés.

Enfin chose plus que rarissime chez les Hébreux comme chez les peuples orientaux, c'est la part de l'héritage donnée aux filles alors que la tradition patriarcale nomme les fils comme seuls héritiers.
Quelle analogie avec l'amour d’Elohim, qui partage avec ses fils et ses filles!
Le fils de Dieu Jésus n'est pas le seul Fils héritier.
Nous sommes aussi ses fils et ses filles adoptés et donc "cohéritiers de Christ si nous souffrons avec lui afin d'être glorifiés avec lui (Romains ‪8:17)".