mercredi 9 mars 2016

ELIE & JONAS: SIMILITUDES ET DIVERGENCES

105
par Eric ruiz

Similitudes(=) et divergences (diff) entre deux prophètes (le sens de leur mission): 
ÉLIE :
oint de l’Éternel ("mon Dieu est l’Éternel ")
JONAS :
faux oint de l’Éternel ("colombe ")
Israël dans l’apostasie
=
Israël dans l’apostasie
Doit servir en Israël vers un peuple étranger.
=
Doit servir en Assyrie, au nord d’Israël, vers un peuple étranger
Élie le Thischbite vient de Galaad, envoyé pour avertir Israël
=
Vient d’Israël, envoyé pour avertir Ninive ville d’Assyrie
Avertissement = 3 années de famine et de pénurie d’eau
diff
Avertissement = destruction de la grande ville dans 40 jours
Élie accepte la mission divine et part vers Israël.
diff
Jonas refuse la mission divine, il désobéi et part vers Tarsis au bout du monde.
Fuite d’Élie
Mobile = à cause de la persécution, pour échapper à la colère de Jézabel et de l'armée du roi Achab.
= 
Fuite de Jonas
Mobile= à cause de sa désobéissance, pour échapper à la colère de Dieu
diff
Fruit de la persécution = fuite dans le désert
diff
Fruit de la désobéissance = tempête en mer
Protection divine = l’ange de l’Éternel
diff
Absence de protection divine, Jonas dort dans le bateau.
L’ange de l’Eternel  lui dit de se cacher prés du torrent de kerith
=
Se cache au fond du bateau qui part à Tarsis
Sacrifice d’Élie : sacrifice de justice, risque la mort par épuisement et manque de nourriture
=
Sacrifice de Jonas : sacrifice d’iniquité, suicide, il demande d’être jeté à la mer
Pourvoit aux affligés : la veuve et son fils  offrent un sacrifice  de louange avec la farine  et l’huile
=
diff
Pourvoit malgré lui, aux affligés : l’équipage, qui loue l’Éternel et qui fait des sacrifices
Intervention divine : la vie
Dieu  le maintien en vie par la veuve de Sarepta
=
diff
Intervention divine : la mort
Avalé par un gros poisson, ange de la mort, séjour des morts
Le sacrifice de la veuve qui donne son nécessaire pour que le prophète reste en vie
diff
Le sacrifice de Jonas pour que l’équipage reste en vie
Ressuscite le fils de la veuve de Sarepta
=
diff
Ressuscite, vomi hors du poisson, du séjour des morts
Le fils de la veuve ressuscite après qu'Elie se soit étendu 3 fois sur lui.
=
diff
Jonas ressuscite après 3 jours et 3 nuits.
Appelé "prophète de malheur"  par le roi Achab
=
Croit être un prophète de malheur pour Ninive.
Délivre le peuple de Dieu sur le mont Carmel par le feu de l’autel (la puissance de Dieu)
=
Délivre le peuple de Dieu, les habitants de Ninive par l’appel à la repentance
Fuite des faux prophètes de Baal qui partent en courant
=!
Fuite de Jonas qui part s’exiler vers une cabane loin de Ninive
Les faux prophètes sont rattrapés par le peuple et sont  tués.
=!
Jonas est rattrapé par son mauvais cœur, il s’irrite et réclame la mort une deuxième fois.
                        1-  La mission de délivrance d’un peuple est réalisée quelle que soit le prophète. C'est l'onction qui agit, même à son insu.
                       2-  Ce n’est pas le prophète qui influence la décision et le choix de Dieu. On ne se trompe pas de serviteur, Dieu n'est pas le serviteur des prophètes, c'est l'inverse.
                        3- Ce que le Seigneur a décidé, il le fait quel que soit le degré d’obéissance de son prophète.
               4- Par contre les épreuves que vivent Élie et Jonas sont bien différentes. Élie partage les victoires avec L’Éternel. Tout ce qu’il vit contribue à sa croissance spirituelle ; alors que Jonas est constamment rattrapé par sa chair et sa désobéissance qui le rendent malheureux, souvent dans la détresse et pour finir cherchant la délivrance dans la mort.
               5-Élie échappe deux fois à la mort grâce au sacrifice des autres qui sont des anges (l’ange de l’Éternel et la veuve)
Jonas connait deux fois la mort, il est le sacrifice (la colombe étant un animal de sacrifice); il est l’ange (envoyé) de Dieu  pour les autres.
        6- Pour finir: Le chemin est identique pour tous les prophètes (message d'avertissement, mission divine, fuite, sacrifice, miracles, délivrance et jugement). Ce qui les  rend différents c'est bien leur marche. Elie marche droit avec Dieu malgré les embûches, alors que la marche de Jonas est chaotique est sinueuse.



lundi 7 mars 2016

LE JUGEMENT DE JONAS

104
Par Eric Ruiz

Le but de ce message n'est pas de réécrire le texte biblique, du LIVRE DE JONAS qui est, et qui doit rester ce qu'il est dans son intégralité, un message inspiré et riche d'enseignements.

Le but est plutôt de dire ce que le Saint-Esprit a à dire sur ce texte.
Cela fait maintenant 26 ans que je lis la Bible et que j’essaie de la comprendre, sans me targuer loin de là d'être un érudit.
J'ai lu plusieurs fois le texte de Jonas auparavant et j'y ai entendu plusieurs interprétations.

Il y a des zones d'ombre et des zones éclairées.
La parole à été hybridée, si vous préférez mélangée. Le vin de la révélation a été coupé avec une eau impure, empoisonnée parfois. 

Le point de départ est le suivant:

Je ne sais quelle idée m'a poussé à écouter une interview de BHL (Bernard Henri Levi). Il parlait de son dernier livre et citait Jonas comme étant pour lui un livre clé pour expliquer l'esprit judaïque.

Pour ce philosophe, c'est un livre de référence pour le peuple juif. 
BHL en vient au cœur du sujet : la Libye.
Il en vient à comparer la décision d'attaquer la Libye avec l'action de Jonas pour Ninive.
Le prophète Jonas avait comme vocation de libérer Ninive de l'oppression.
Tout comme une certaine élite juive de France aurait eu pour but de libérer la Libye de leur oppresseur Kadhafi.

Un détour un peu tendancieux, vous en conviendrez !

On peut faire dire ce que l'on veut à la Bible.
Et tant mieux car cela révèle l'état du cœur.

Quoiqu'il en soit j'ai su à ce moment-là que la relecture du livre de Jonas allait m'apporter un nouvel éclairage.
Mais j'étais loin de penser qu'il remettrait en cause la quasi-totalité de mes convictions sur le sujet.

Jonas prophète hébreu, avait reçu la mission de l’Éternel de délivrer son ennemi assyrien : Ninive (une ville de la Mésopotamie, sans doute la capitale de l'Assyrie, une ville d'Irak actuellement).

Alors, c'est là que les choses se gâtent.
Mon but n'est pas de donner raison à qui que ce soit mais de dire la vérité.

·         Premier point: Jonas n'est pas "Le grand prophète" qu'on avait pris l'habitude de concevoir, celui qui fait des œuvres similaires à Jésus, en ressuscitant après trois jours et trois nuits dans le ventre d'un énorme poisson.
Chose très anodine, Jonas suit même un chemin opposé sur bien des points, au prophète Elie (ce sera le thème d’un prochain message)

C’est vrai que Jonas signifiant « colombe » avait pour vocation d’apporter la paix, bien que paradoxalement il devait annoncer à Ninive sa destruction imminente.

Mais Jonas n’est pas le type de Jésus. Il ne typifie en rien notre Seigneur.

Jonas désobéissait à Dieu.

Dès les premières lignes du livre, on peut y lire qu'il s'enfuit à l'opposé d'où veut l'envoyer le Seigneur. A Tarsis, " loin de la face de Dieu".
Tarsis signifiait sans doute une "contrée très lointaine ". 
Une expression pour signifier : "au bout du monde". Jonas fuit Dieu au bout du monde, croyant qu'il échappera à sa colère.
Jonas est donc oint prophète par Dieu, serviteur de l’Éternel dans un premier temps. Il a avant cela obéit à Dieu en Israël. Il a annoncé au roi Jéroboam qu'il devait rétablir les limites d'Israël.
Pour libérer le peuple de l'oppression inique de ce roi désobéissant. (2 Rois 14:25)
Mais lorsqu'il doit se rendre chez un peuple étranger et ennemi, il montre par sa fuite, par son insoumission et donc par sa nature que c'est un faux-oint.

Les habitants de Ninive sont les ennemis jurés du peuple hébreu. Jonas préfère fuir, plutôt que d'aller à Ninive, car deux possibilités s'offrent à lui  :
1.    soit les gens de Ninive accueillent sa prophétie comme une malédiction, ce qui les rendra furieux Et face à la réaction de ce peuple belliqueux, il risque la mort. 
2.    Soit c'est le contraire et c'est ce qu'il craint le plus, le peuple ennemi se tournera vers le Dieu des hébreux. 
Aussi Jonas préfère plaire aux hommes plutôt qu'à Dieu. Il souhaite garder une haute "estime de lui" plutôt que d'être considéré comme un traître aux yeux des siens, donc à ses propres yeux. 

Sur le bateau qui l'emmène à Tarsis, il se cache des autres et s'endort profondément.
Je pense que spirituellement il est au même point. Il dort profondément.
Mais face à la gravité de la tempête, le pilote le réveille pour qu'il invoque son Dieu avec les autres.

Lorsqu'il dit qu'il est hébreu et qu'il craint Dieu, l'équipage sait tout de suite qu'il ment et qu'il ne craint pas réellement Dieu; qu'il a désobéit à son Dieu et qu'il a même un gros problème avec lui. 
Deuxième confirmation : Les navigants décident de tirer au sort ; et le sort désigne Jonas comme étant le problème.

Ils lui disent alors :"pourquoi as-tu fais cela? Que ferons-nous pour que la mer se calme envers-nous ?".

Les marins savent que la solution ne peut venir que de lui et de lui-seul.
La réponse de Jonas est un aveu.
Il connaît la gravité de son péché et il connaît la seule solution, pour qu'il soit délivré lui aussi.

:"Jetez-moi dans la mer, et la mer se calmera envers vous ;"

La situation est exactement la même que pour le premier roi israélite Saül avec son porteur d’armes, quand il lui demande en le suppliant de le transpercer par l'épée pour échapper aux Philistins et à une mort certaine mais surtout à une fin trop honteuse pour lui.

C'est une forme de suicide.

Jonas préfère la mort à l'obéissance.
Il préfère périr plutôt que de retourner en territoire d'Israël en annonçant qu'il vient de délivrer l'ennemi de l'oppression.
La suite elle s'annonce ainsi :

" puis ils prirent Jonas et le jetèrent dans la mer et la fureur de la mer s'apaisa."

La conséquence: c'est que l'équipage,  obtînt une extraordinaire bénédiction, ils se tournent vers le Dieu des Hébreux. "ils furent saisis d'une grande crainte de L’Éternel, et ils offrirent un sacrifice à l’Éternel et firent des vœux."

A ce moment-là Jonas pense sincèrement regagner le sein d'Abraham, là où se trouve tous les sauvés. Il pense que le fait d'être oint prophète lui donne ce privilège, tout comme Saül qui pense obtenir par sa royauté le même destin. 
Ils se sentent protégés par leur généalogie, leur lignée; ce sont des piliers d'Israël, ils pensent donc naturellement retrouver leurs ancêtres.

·         Deuxième point et aussi deuxième chapitre: 
Jonas se retrouve dans le mauvais endroit: dans le séjour des morts.

"Dieu fit venir un grand poisson pour l'engloutir "
Le ventre de ce grand poisson symbolise ce lieu de ténèbres et de mort.
Jonas y connait 4 événements importants:
la détresse, l'abattement, l'oppression et la mort.(c'est ce qui est décrit dans ce chapitre)
Mais ce qui est terrible pour lui c'est que même là, il n'échappe pas à Dieu.
Il pensait être tranquille, délivré de ses engagements envers Dieu, il est poursuivit par 
ses pensées et il est envahit par les remords.

Le voilà qui crie à Dieu, qui le prie à nouveau, reconnaissant qu'il s'est même tourné vers de vaines idoles. Et qu'à cause de cela la miséricorde, c'est à dire la grâce s'est éloignée de lui.
Le voilà à la fin qui renouvelle ses vœux envers l’Éternel.
Mais là, la justice et la miséricorde divine font leurs œuvres.

Jonas est vomi par le poisson sur la terre. Tout comme les tièdes sont vomis par le Seigneur.
Dieu fait de même avec tous les faux oints ils seront refoulés, recrachés sur terre pour finir la mission auquel ils avaient été oints et qu'ils ont refusée consciemment de faire.
Drôle de résurrection.

Jésus est l'alpha et l'oméga, le commencement et la fin. Tout ce qui a été commencé  et avorté doit être terminé. Toute mission commencée est accomplie jusqu'à son terme.
Je pense que le millénium servira en partie à ce genre d'ouvrage, pour finir, pour achever ce qui a été autrefois entrepris pour le Seigneur, puis laissé à l'abandon car souillé par la chair.


·         Troisième point: ce qui se passe pour Jonas dans le Séjour des morts se passera de la même façon pour tous les faux oints.

Ils ne sont pas délivrés pour autant de leur mission avec le Seigneur.
Les pensées, les tourments les poursuivent jusque dans ce lieu, où ils vont restés trois jours et trois nuits. c'est-à-dire, pendant une durée propice à "l'accomplissement total "de leur détresse et de leur remord. C'est ce que signifie ce chiffre 3.
Souvenez-vous de la parabole du pauvre Lazare et du riche. Le riche, lui, subissait la même chose que Jonas dans le ventre du poisson (détresse, oppression, remords).

Pourquoi aussi ce même parallèle avec Jésus qui est descendu prêcher pendant ces trois jours et trois nuits dans le Séjour des morts?
N'y voyez-vous pas un lien évident ?

Jésus y est ressorti avec un peuple semblable à Jonas. Un peuple qu'il avait oint au départ et qui a désobéi ; un peuple préférant sa gloire à celle du Seigneur; voulant briller par et pour eux-mêmes.

Tous ces rois déchus de la grâce, comme Ozias , Salomon, Saül, tous ces Lévites comme Uzza, ces prophètes comme Balaam, Jonas, ces disciples comme Ananias et Saphira, reviendront sur terre, finir la mission de ce à quoi ils ont été appelés.

La mort n'est même pas un refuge, ni une consolation pour eux. Elle est déjà un jugement.
Ceux qui ont reçu un appel de Dieu durant leur vie terrestre et qui à un moment donné se sont égarés, ont été adultères spirituels, devront passer par ces mêmes étapes.
C'est cela, être sauvé comme au travers du feu, de façon in extremis.
Car leur cri de remord montera jusqu'à Dieu. 

 "Jonas pria l’Éternel. Il dit : Dans ma détresse, j'ai invoqué l’Éternel et il m'a exaucé. Du sein du Séjour des morts j'ai crié et tu as entendu ma voix ".

Mais, il est écrit dans Hébreux 9:27:" [...] il est réservé aux hommes de mourir une seule fois, après quoi vient le jugement"
Y a-t-il une contradiction avec ce que vit Jonas?
 Non. Cette parole ne contredit en rien le fait de revenir sur terre pour y terminer sa mission première. 

Le tribunal de Dieu se fera pour eux dans le séjour des morts, dans le ventre de ce gros poisson au fond des mers. Ils n’auront leur salut définitif qu'à la suite de cette ultime épreuve sur terre.
Ils ressusciteront pour vivre leur jugement sur terre.

Mais quelle épreuve!

Lisez le chapitre 3.  Pour en mesurer le contenu.
"La parole de l’Éternel fut adressée à Jonas une seconde fois, en ces mots: Lèves-toi, va à Ninive, la grande ville, et proclames-y la publication que je t'ordonne!…"

Jésus accorde un deuxième essai à Jonas qui symbolise ce peuple désobéissant, au cou raide.
Mais il n'y a pas de choix. Aucun compromis. Le vœu fait dans le séjour des morts est un acte d'engagement scellé.

Alors, quelle humiliation !
Retourner vers ceux que l'on a méprisés, insultés et même calomniés auxquels on s'est moqué, que l'on trouve bêtes, inintéressants, sans couleur ; vers un peuple qui ne connaît pas sa droite de sa gauche; Des petites gens; Pas un peuple brillant et élevé socialement, ce ne sont que des éleveurs de bêtes; non, des gens simples mais avec un cœur pur prêt à recevoir l'Esprit de délivrance.

" les gens de Ninive crurent à Dieu, ils publièrent un jeûne, et se revêtirent de sacs, depuis les plus grands jusqu'aux plus petits".
Même le roi fit de même, tous se repentirent avec force et reçurent la miséricorde de Dieu.

Remarquez une chose: les gens de Ninive auraient pu légitimement recevoir Jonas avec violence, en sortant les armes. Il venait quand même leur annoncer la destruction de leur grande ville dans 40 jours.
Eh bien, plutôt que de réagir par la force, il prirent l'avertissement très au sérieux, et accueillirent Jonas comme un prophète.
Voilà encore une preuve que le peuple de Dieu n'est pas forcément là ou on s'attend à ce qu'il soit. Il n'était pas en Israël, mais en Assyrie.
Aujourd'hui, c'est la même chose: le peuple de Dieu n'est pas dans une assemblée plus qu'une autre ou dans un pays plus qu'un autre. Il n'est pas plus en Israël, qu'ailleurs.
Il se trouve là où tonnent les 7 tonnerres, méditez sur eux mes amis !

Une confirmation que sans l'inspiration du Saint-Esprit on fait fausse route, on croit sincèrement être dans la vérité alors que l'on est en toute sincérité dans l'erreur.

·         Quatrième point : Maintenant intéressons-nous au cœur de Jonas.
A-t-il changé?
Cette épreuve ultime l'a t-il transformé ?
Est-il revenu vers de meilleurs sentiments ?
S'est-il rangé du côté de Dieu ?
Réponse: rien rien rien, absolument rien n'a changé en lui, sa mauvaise nature est toujours là.
Au chapitre 4:1
"Cela déplut fort à Jonas, et il fut irrité. Il implora l’Éternel, et il dit: Ah! Éternel, [quel manque de respect envers notre Dieu, l'appeler ainsi, sans humilité, mais en le prenant de haut] n'est-ce pas ce que je disais quand j'étais encore dans mon pays? C'est ce que je voulais prévenir en fuyant à Tarsis. Car je savais que tu es un Dieu compatissant et miséricordieux, lent à la colère et riche en bonté, et qui te repens du mal."

Jonas fait des reproches au Seigneur, il s'irrite contre lui. Il lui reproche sa miséricorde, son immense amour, il n'aime toujours pas la compassion de Dieu pour ses ennemis.
Il ne supporte pas la bonté de Dieu, ni la repentance chez les autres, tout cela le fait vomir.
Et chasser le naturel il revient de plus belle au galop,

 " Maintenant, Éternel, prends-moi donc la vie, car la mort m'est préférable à la vie."

Voilà la supplication de Jonas, il préfère encore mieux le séjour des morts à la libération et à la délivrance d'un peuple.
Alors, n'en pouvant plus il fuit se cacher loin de Ninive, dans une malheureuse cabane. 
Et là, Dieu a encore compassion de lui et abaisse le niveau de ses souffrances. 

Il le met à l'ombre sous un ricin pour calmer son mauvais cœur, pour le réjouir, lui donner du bien être.
Le ricin représente la protection divine, l'esprit de consolation, bref le Saint-Esprit. 
Jonas est alors protégé par l'Esprit de Dieu.
Or cette protection est provisoire. Un jour et une nuit seulement. Juste le temps nécessaire à Jonas pour qu'il réalise les bienfaits de Dieu et qu'il se prépare à se repentir.
Donc, Dieu fait sécher le ricin, qu'il a fait lui même poussé.

Dans quel but?

Pour essayer d'amener maintenant Jonas à la repentance.

Pour que face à la chaleur du soleil, face a la puissance de Dieu, il fléchisse enfin les genoux.
Voyez l'amour infini de notre Seigneur. Toujours à multiplier les moyens de revenir à lui.

·         Cinquième point : La fin de l'histoire n'est pas comme certains voudraient qu'elle soit. 

Notre Dieu finit par faire des reproches à Jonas, qui s'endurcit plutôt.

" Il demanda la mort, et dit: La mort m'est préférable à la vie."

Son cœur est reconnaissant uniquement pour le ricin, qui lui procure la joie et la paix. Mais il n'a que faire d'un peuple de cent vingt mille hommes assoiffés de Dieu. 
Dieu lui reproche d'être toujours orienté vers lui-même, sa personne, son plaisir personnel.
Il ne veut la protection de Dieu, que pour lui-même ;  il aime le ricin qu'il a obtenu sans effort et sans mérite par la grâce de Dieu, mais il ne se soucie toujours pas des autres.

Le Seigneur souhaite que l'on prenne la juste mesure de la dureté du cœur de Jonas.
Rien, ni personne ne pourra l'amener à changer.

Il aspire de toutes ses forces à la damnation. Le salut ne l'intéresse vraiment pas.
Cette triste constatation, ce triste bilan s'adresse malheureusement à tous les faux oints, à tous ceux qui mettent leur plaisir dans leur chair, et non dans l'Esprit Saint.
C'est eux-mêmes qui demandent et aspirent à vivre loin du peuple de Dieu.

Encore un message de plus pour manifester qu'il y a bien deux semences distinctes et qu’elles ne pourront jamais se mélanger, jamais s'unir ensemble.

Ces prophètes au cœur dur auront leur jugement sur terre à la manière de Jonas.
Ils feront encore des œuvres justes mais avec un cœur faux, en étant sous la loi, sous l'obligation, en répondant à des ordres plutôt qu'à des élans d'amour.

Ils choisiront eux-mêmes leur fin, comme étant la délivrance qu'ils attendent.

Ce jugement est confirmé par Jésus en Matthieu 12.38-42. 

Les scribes et les pharisiens demandent un miracle comme signe de sa divinité de la part de Jésus. Ils jouent comme à leur habitude en parfait hypocrite l'appelant " Maître ", mais Jésus ne se laisse pas séduire, voilà ce qu'il leur répond:

" ll leur répondit: Une génération méchante et adultère demande un miracle; il ne lui sera donné d'autre miracle que celui du prophète Jonas. Car, de même que Jonas fut trois jours et trois nuits dans le ventre d'un grand poisson, de même le Fils de l'homme sera trois jours et trois nuits dans le sein de la terre. Les hommes de Ninive se lèveront, au jour du jugement, avec cette génération et la condamneront, parce qu'ils se repentirent à la prédication de Jonas; et voici, il y a ici plus que Jonas."

Jésus dit à tous ces religieux, serviteurs de Dieu, qu’ils connaîtront le même jugement que celui de Jonas.
Le seul miracle qu’ils verront du Seigneur sera de le revoir dans le séjour des morts pendant trois jours et trois nuits et de ressusciter. 

Comme avec les hommes de Ninive, ils se sentiront accusés et condamnés par leurs ennemis repentis. Ils auront constamment leur cœur endurci et leurs iniquités devant leurs yeux. Car ils ont tous préféré fuir plutôt que de délivrer les captifs qu'ils ont jugés ennemis, pauvres et méprisables.

Mais ils ressusciteront, et à contre cœurs Ils finiront par faire la volonté de Dieu.

En fait, tout ces religieux ont appliqué au départ une partie de la révélation que Dieu leur avait donnée.
Mais l'autre moitié, ils l’ont enfouie dans le sable.

Cette autre part, ils l'a vivront.
-       Si la révélation enfouie concernait la vie des disciples comme au temps de la première Eglise, ces croyants adultères autrefois, reviendront établir des assemblées communautaires dirigées et organisées selon l'ordre établi par Dieu..
-       Si la révélation concernait la vraie délivrance des péchés et non un asservissement méchant, ces croyants malhonnêtes viendront manifester malgré eux de réels dons de délivrance. 
Ils feront de toute manière bon gré malgré ce qu'ils n'ont pas voulu faire autrefois.
Amen.

vendredi 4 mars 2016

PRATIQUER LA JUSTICE DE DIEU : "faire l’aumône"

103
Par Eric Ruiz

Je rentrais de chez mon père et dans la voiture, j'avais un verset qui me venait à l'esprit sans cesse : "que ta main gauche ne sache pas ce que fais ta main droite".
De retour dans ma chambre, je suis tombé sur le passage de Matthieu 6:1


Matthieu 6:1 "Gardez-vous de pratiquer votre justice devant les hommes, pour en être vus; autrement, vous n'aurez point de récompense auprès de votre Père qui est dans les cieux. Lors donc que tu fais l'aumône, ne sonne pas de la trompette devant toi, comme font les hypocrites dans les synagogues et dans les rues, afin d'être glorifiés par les hommes. Je vous le dis en vérité, ils reçoivent leur récompense. "

·         Que signifie faire l'aumône ?

Aumône c'est "eleemosune " en grec.
"Faire miséricorde, exercer de la pitié; faire un don au pauvre". 
Le don peut être fait de multiples manières, pas seulement financièrement comme on avait pris l’habitude de l'exercer ou de le concevoir.
Le don se manifeste aussi à travers une prière, des mots de réconfort, un don matériel, une présence qui lui transmet la paix. Un moment passé dans l'écoute, ou partager un repas, une activité...Bref c’est donner de bien des manières.
La racine "Eleos" signifie "exercer de la bonté, de la bonne volonté envers le misérable et l’affligé, joints a un désir de les aider".

Donc "faire l'aumône " c'est bien s'occuper des affligés d'une manière générale.

En réalité quand on fait du bien aux autres, il n'y a pas besoin de le dire ni le crier à tout bout de champ et sur tous les toits.

·         Jésus ne parlait à personne de ce qu'il faisait.

Ce sont ses disciples qui ont écrit ce qu'il faisait.
Lui quand il faisait l'aumône, il ne s'en vantait point, il disait à celui qu'il avait aidé : "ne dit rien à personne". "Montre ton miracle aux chefs religieux et donne leur ton offrande". 

Matthieu 8:4:" garde toi d'en parler à personne ; mais va te montrer au sacrificateur et présente l'offrande que Moïse a prescrite, afin que cela leur serve de témoignage."

Nous n'avons pas à sonner de la trompette lorsque nous faisons ce que le Seigneur nous inspire. 
Dieu a vu notre action, et nous devons garder cela secret.
C'est comme pour la prière, nous ne devons pas en faire étalage sur la place publique, mais aller dans notre lieu secret pour parler à Dieu.
Lorsque les 70 disciples sont allés deux par deux dans les maisons, il ne nous est rien dit sur le résultat de leurs actions. Il n’y a eu de mémoire, qu’un seul cas évoqué : celui d’un démon qui n’a pu être chassé.
Plutôt que d’être félicité par le Seigneur, les disciples ont été repris, à ce moment-là, à cause de leur manque de foi.

·         Il y a une grande confusion dans le fait de rendre témoignage.

Nous n'avons pas à raconter dans les détails de la manière dont le Seigneur nous a inspiré, tout comme les circonstances de ce que nous avons dit et fait.
C'est celui qui est délivré qui témoigne et lui seul ; et pas n'importe comment.
Il  ne dit pas, il ne parle pas, il n'explique pas, il montre.
C'est une démonstration visuelle de sa délivrance.
Et en plus il présente en même temps l'offrande.

Cela signifie qu'il présente en même temps le sacrifice qu'il rajoute.
Par exemple : s'il a été guéri, il doit présenter en même temps qu'il montre sa guérison, un sacrifice en guise de reconnaissance.
Cela peut être de l'argent, mais cela peut être un service qu'il veut rendre ou bien faire un don répondant au besoin qu'il a vu dans l'assemblée, ou évoqué par le chef religieux.

Attention : on "ne montre" pas à celui qui a exercé le bien, mais à celui qui représente le responsable religieux, le sacrificateur.
Dans l'assemblée chrétienne, le sacrificateur fait office "d'ancien". 

Par exemple: Une personne qui reçoit l'Esprit du Seigneur, qui se repent de ses péchés, produit en guise d'offrande un acte montrant que sa conversion a du prix, quelle a de la valeur (il a arrêté de fumer, de se droguer; il a changé ses habits, mis en ordre ses affaires,  il s’est réconcilié avec ses ennemis, etc.)

Vous voyez !
Le témoignage véritable se fait non par les disciples eux-mêmes, mais par ceux qui ont été libérés de leurs fardeaux, libérés de leurs liens, libérés de leurs maladies.

C'est cela aussi quand Jésus dit : "Mais quand tu fais l'aumône, que ta main gauche ne sache pas ce que fait ta main droite" (Matthieu 6 :3)

En d'autres termes quand tu fais l'aumône avec ta main, cela reste dans le secret, pour que l'autre main, l'autre membre, qui peut être même ta bouche, n'en dise rien.

Ce que nous avons fait, ce que nous avons dit, ou entendu, doit rester prisonnier du membre qui l'a exercé, sinon nous péchons par orgueil et nous ne valons pas mieux que " les hypocrites dans les synagogues".

C'est par conséquent à celui qui a été délivré de témoigner; et chose paradoxale, pas dans l'assemblée de celui qui a exercé la délivrance.

Mais nous devons faire comme Jésus a fait, l'envoyer vers d'autres assemblées, d'autres Eglises, là où il est originaire.
S'il avait l'habitude de fréquenter une Eglise catholique, c'est là qu'il ira voir le curé. S'il  connaissait le pasteur de l'Eglise évangélique, c'est vers lui qu’il ira témoigner.
Et s'il ne connaît personne, il ira vers une figure religieuse influente, là où son cœur et l'Esprit le guidera, en tous les cas près de son lieu de vie quotidienne.

·         Pourquoi Jésus fait-il ainsi?

"afin que cela leur serve de témoignage."

C'est le meilleur moyen de sensibiliser l'attention et l'intérêt de tout le monde.
Le curé du village par exemple, cherchera à savoir si les autres de la paroisse, puis du village connaissait la personne avant sa délivrance, afin d’attester des changements ; et tout se saura très vite.
La réputation ou la renommée de celui qui a crée cette délivrance se propagera rapidement. En l'occurrence c’est Jésus-Christ qui doit être reconnu comme le bienfaiteur et non le croyant qui a été inspiré à le délivrer du mal qui l'oppressait.

  • Pourquoi croyez-vous qu’il y avait autant de religieux autour de Jésus quand il enseignait ?
Réponse :
Parce que les délivrés allaient vers les sacrificateurs pour qu’ils constatent leur guérison et que l’offrande qui leur a été faite, confirme le manque d’intéressement personnel du nouveau croyant, mais sa volonté à pratiquer la justice de Dieu.
Alors, intrigués, la nouvelle se propageait rapidement par les sacrificateurs qui cherchaient à tout prix à rencontrer la personne bienfaitrice, en l’occurrence Jésus, autour duquel il y avait tant de mystère.
Mes frères et sœurs, ne nous trompons pas de trompettes. La trompette de Dieu est reconnaissable par le témoignage des affligés et non le nôtre.
Ne faisons pas de "dénombrement" de nos actions, mais pratiquons la justice de Dieu avec humilité, ne regardant qu’aux besoins de celui qui s’approche de nous.
Toute la gloire revient à notre Seigneur.
Faisons l’aumône juste :
"Afin que ton aumône soit dans le secret, et ton Père, qui voit [ce qui se fait] en secret t'en récompensera publiquement. " (Matthieu 6 :4 Bible Martin)

Faisons comme les premiers apôtres. Ils écrivaient chaque jour les actes du Saint-Esprit à travers ce qu’ils vivaient.