dimanche 6 septembre 2026

QUAND DIEU CASSE TA ROUTINE POUR TE PARLER

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Par Eric Ruiz

Dieu ne nous parle pas dans notre routine quotidienne. Dieu vient casser la routine pour nous parler. Il vient rompre notre quotidien, de la même manière qu’il briserait un morceau de pain en deux. Il vient souvent nous surprendre. Car il ne prévient pas. Il vient au moment où l’on s’y attend le moins.


Pour moi, c’est au moment où je suis le moins disponible ; c’est lorsque je m’endors qu’il vient me réveiller, au moment d’aller se coucher car il est tard et que mes yeux se ferment. Ou c’est au moment où je dois me dépêcher pour me rendre à un rendez-vous qu’il me stoppe en me parlant. C’est au moment où j’ai besoin que personne ne vienne troubler mes projets que Dieu, s’invite. 

Nous avons besoin d’être secouer et c’est ce que Dieu fait en venant nous parler à l’improviste.  La liturgie chrétienne va dans ce sens puisqu’elle parle d’ailleurs de réveil spirituel. Ce sens est bien réel. Quand une personne vient vous réveiller pendant que vous dormez profondément, le réveil se fait en sursaut, vous vous réveiller en ne sachant plus trop où vous êtes et en ayant le cœur qui se met à battre à cent à l’heure. Et les seuls mots qui peuvent à ce moment-là sortir de votre bouche sont : « Mais qu’est-ce qui ce passe ? »

Eh bien quand Dieu vient te parler, c’est ainsi qu’il vient te réveiller.  Penser que Dieu vient te voir pour te dire : « C’est bien mon fils, c’est bien ma fille tu m’es agréable continue ainsi ». C’est déjà avoir une image de Dieu pré fabriqué. C’est une image que l’on se fait en se croyant saint, accompli et irrépréhensible.

Le premier livre de la Bible, la Genèse, nous renvoie à des récits où Dieu réveille des âmes sans qu’elles s’y attendent.

Agar était la servante Egyptienne, qui avait donnée le premier fils à Abraham du nom d’Ismaël. Agar avait été chassée dans le désert. Privée d’eau, elle se voyait mourir avec son fils. Et pendant qu’elle pleurait en priant qu’elle meurt pour ne pas voir son fils mourir devant elle, un ange brisa sa solitude.  Il lui dit : « Qu'as-tu, Agar? Ne crains point, car Dieu a entendu la voix de l'enfant dans le lieu où il est. Lève-toi, prends l'enfant, saisis-le de ta main; car je ferai de lui une grande nation. Et Dieu lui ouvrit les yeux, et elle vit un puits d'eau; elle alla remplir d'eau l'outre, et donna à boire à l'enfant. » (Genèse 21 :17-19).

Un autre exemple biblique nous montre que même les rites nous enseignent comment Dieu agit en nous secouant et en nous sortant de notre état habituel.

Lors de l’Exode, au moment de la Pâque, les Hébreux mangeaient l’agneau. Le mangeaient-ils assis, bien posés autour d’une table, dans un moment conviviale comme ils ont l’habitude de le faire ? Non. L’ordre divin est de casser l’habitude.

 

Exode 12 :11 : « Quand vous le mangerez, vous aurez vos reins ceints, vos souliers aux pieds, et votre bâton à la main; et vous le mangerez à la hâte. C'est la Pâque de l'Eternel. ».

 

Les Hébreux, à la Pâque devaient se mettre dans un état d’urgence. A la Pâque, c'est-à-dire dès le premier mois de l’année. Les hébreux débutaient la nouvelle année ainsi. Ils devaient être prêts à affronter un combat, à s’enfuir ou à s’exiler. Le rite montre que justement à tout moment il pouvait être cassé. Il n’était pas question de manger en prenant son temps et en étant à l’aise pour savourer la nourriture, et de garder les restes pour plus tard. Il fallait manger tout à la hâte et sans rien laisser.  Tout le contraire d’un rite sacré où chaque chose se fait dans une lenteur solennelle ; En prenant bien de le temps de méditer sur le sens de chaque geste ou attitude.

Le vrai rituel commence quand on sait qu’à tout moment il peut-être cassé. Plus encore, le vrai rituel se voit quand les évènements nous déstabilisent.

Notre chair, cet être naturel qui vit en nous, aime le confort dans tous les domaines. Et spirituellement, on est prêt même à entrer dans un déni pour ressentir du confort et de l’aisance.

Notre chair peut aussi nous inspirer. Comme nous inspirer à louer Dieu par des chants ou des psaumes. Elle nous dit : «  Regarde-toi, tu es apaisé, ta tristesse est partie et maintenant tu peux continuer tes occupations car Dieu t'a parlé et il t'a renouvelé ». On s’est mis simplement soi-même dans un état de repos qui a permis à notre corps de souffler. Mais Dieu a-t-il agit pour autant?

Dieu nous aime. Alors viendrait-il nous le dire comme une mère viendrait embrasser son enfant chaque soir avant qu’il s’endorme ?

Non, je ne crois pas. Dieu nous a donné un esprit de paix, de consolation et sa grâce nous suffit.

Quand Dieu nous parle c’est que notre routine, prend trop de place ou que nos journées sont faites sans que lui en soit le principal instigateur.

Par exemple, une crise de foie (je parle de l’organe situé dans le ventre) peut être le déclenchement d’un moment où Dieu te met à part pour te parler. D’abord, il utilise un état fébrile pour que tu sois couché, pour te faire jeûner. Puis ton corps mit en état de veille, l’esprit de Dieu s’invite dans tes pensées. Il s’immiscie dans tes rêves, au moment où tu somnoles et il parasite tes projets. Parce qu’à ce moment-là tu n’as plus la force d’en avoir. A un moment donné tu te sentiras découragé, fatigué, lassé de tout. Tu n’auras gout à rien. La nourriture te fais vomir, l’eau n’étanche pas ta soif, et tu n’as pas la force de tenir une conversation plus de quelques secondes. Cet état est propice au réveil spirituel. La chair a des désirs contraires à l’esprit. L’esprit agit souvent à l’opposé de nos désirs naturels. Alors, ne soyons pas surpris lorsque le mal s’invite dans notre vie. Et nous met à plat physiquement et moralement.

L’affaiblissement du croyant ne fait pas taire Dieu. Au contraire c’est un moment où sa voix est le plus audible.

La première chose que Christ nous dit à tous, nous qui croyons en lui : c’est : « Es-tu prêt à casser tes habitudes pour moi ? Es-tu prés à tout quitter pour moi ? ».

En réalité, Dieu interrompt notre quotidien pour nous appeler à rompre nos habitudes.

Manger la Pâque debout, à la hâte, vêtements attachés, chaussures au pied, bâton à la main signifie : se rappeler d’être prêt à tout quitter pour Dieu subitement. Pas seulement arrêter son train-train quotidien pour écouter sa voix. Mais quitter sa famille, sa région, son travail, ses amis, sa religion, ses fausses croyances. C’est cela « cassé la routine » avec Christ. C’est aller là où il est allé.

Et le suivre dans ses pas, ce n’est pas l’imiter en se mettant une couronne d’épines sur la tête et en montant sur un âne, par exemple. Ce n’est pas non plus en partant avec son bâton de pèlerin évangéliser loin de chez soi, parce que ton pasteur en a reçu la mission et qu’il te l’enseigne à toi aussi. Non rien de tout cela. Aller où Christ est allé : C’est en endossant son manteau d’opprobre et d’opposition.

Oui ce manteau là n’a pas belle allure et il ne se prête à aucune convoitise. Le voilà qui apparait d’une façon très insolite dans Luc 10 :16 :

 « Celui qui vous écoute m'écoute, et celui qui vous rejette me rejette; et celui qui me rejette rejette celui qui m'a envoyé », a dit Jésus aux 70 disciples.

Alors, un disciple de nos jours doit passer lui aussi par 6 lieux où Jésus n’a pas bien été reçu lors de ses trois années de ministère. Ces mêmes endroits où nous-mêmes (si nous faisons sa volonté) nous serons rejetés et châtiés.

-Premièrement, passer par Nazareth et se voir rejeté par ses proches, incrédules quant au ministère que Dieu nous a donné et doutant fortement sur les paroles que Dieu nous donne à dire ;  

-Ensuite Passer par Chorazin et Bethsaïda et souffrir de voir ses frères rejeter nos appels à une repentance sincère et profonde.

-Quatrièmement, Passer par Capharnaüm où ce que vous direz et manifesterez comme étant de la vérité n’aura comme conséquence que de l’indifférence et du mépris. Cette ville de la cote ouest d’Israël signifie « village de confort ». (Cette cité luxueuse et florissante fait forcément penser à Laodicée, à cette Eglise tiède qui n’a besoin de rien et qui se croit riche et dans le confort spirituellement)

-Cinquièmement, Passer par Jérusalem (La capitale d’Israël mais aussi un symbole religieux fort : c’est la terre sainte par excellence. Pourtant c’est une terre asséchée par le grand temple des crédos chrétiens copie conforme du temple des crédos juifs du temps de Jésus). Passer par ce lieu qualifié de saint, c’est affirmer sa foi en risquant la violence et la lapidation du système religieux établi.

-Ou enfin sixièmement,  Passer par Gethsémani, par la solitude, la souffrance, la trahison, et par la mort s’il le faut.

 

Ces 6 endroits forment la réponse à la question : pourquoi Dieu vient-il casser la routine et nous surprendre dans notre quotidien bien ritualisé ?  La réponse c’est : Il vient mettre à l’épreuve ce que nous avons construit avec ou sans lui.

Si les matériaux de notre construction sont périssables, eh bien notre réveil ne tiendra pas longtemps. Nous serons secoués et nous sortirons de notre sommeil juste pour quelques temps. Mais, à la première tempête, il ne restera que des ruines.  Au premier lieu d’opposition traversée et aux premières pressions et humiliations, nous ferons machine arrière. Si par contre nous avons construit avec de l’or  (la foi véritable est l’or pur qui est passé par le feu), notre construction durera éternellement. Notre cœur est alors prêt à tout lâcher pour suivre le Saint-Esprit.

La Pâque n’est pas un moment de consécration juste pour un autre temps et un autre peuple. La hâte de la Pâque est une réalité même pour un chrétien actuel. Le mot « Pâques » de l’hébreu pessah signifie  « le passage ou passer outre ». Sommes nous passés de l’autre côté… du coté de Christ ? Ou sommes encore du coté religieux où le rite triche, où les habits, les symboles, les attitudes mentent parce qu’ils ne montrent pas ce que nous sommes en réalité. Il ne suffit pas de manger de l’agneau à la hâte debout, les habits serrés, les chaussures au pied, le bâton à la main pour se couronner fils du très-haut? Nos œuvres doivent nous suivre.

Alors ne faisons pas comme beaucoup qui invitent Dieu dans leur célébrations. Qui prient Dieu de venir là où ils sont assemblés. Ils pensent qu’ils sont plus spirituels en priant ainsi. Ils pensent qu’ils peuvent se permettre un tel affront. Leur orgueil leur a voilé la vérité. C’est Dieu qui a l’improviste s’invite dans notre quotidien (et pas le contraire). C’est lui comme il l’a toujours montré qui fait le premier pas vers nous. C’est vrai qu’il répond à nos prières avant même que nous ayons pu les formuler. Mais il parle souvent là où il n’y a plus d’espoir, là où tout semble terminé. Là où la détresse a pris l’habitude de s’installer.

Pour Agar, pour Elie le Thisbite ou pour Paul l’apôtre des gentils, Dieu les a surpris dans leur moment de détresse. Pour Jean, Simon Pierre et les autres apôtres, ils ont été surpris de voir Jésus cerné par la souffrance au jardin de Gethsémani. Ils ne pensaient pas qu’il avait besoin d’eux pour prier.

Zacharie nous montre que les circonstances de l’apparition divine sont aléatoires. Elles sont visibles dans un moment de trouble intense mais connu seul de Dieu : « En ce jour-là, il n'y aura point de lumière; Il y aura du froid et de la glace. 7Ce sera un jour unique, connu de l'Eternel, Et qui ne sera ni jour ni nuit; Mais vers le soir la lumière paraîtra. » (Zacharie 14 :7)

Avec ce message, Dieu surprend tout le monde. Sa fiancée, son Eglise sainte et irréprochable se prépare au milieu du chaos ou dans les moments de détresse. La robe blanche de mariée se prépare au milieu d’un amas de détritus et de cris de désespoir. Qui aurait pu avoir une telle vision. C’est tellement le contraire qui a été prophétisé par une large majorité de chrétiens.

Ne soyons pas surpris lorsque ces jours apparaitrons. Mais soyons reconnaissants à Christ notre sauveur, de nous parlé alors que nous nous sentirons indigne d’entendre sa voix.

Amen

dimanche 30 août 2026

DIEU EST LA SECONDE CHANCE DE LA SECONDE CHANCE

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Par Eric Ruiz

La foi sans la grâce ne serait pas la foi. Et, ne plus tenir compte de la faute de l’autre, ne plus lui en tenir rigueur, et l’effacer, c’est une forme de grâce.


Pourtant combien de parents exercent cette grâce de façon naturelle avec leurs enfants. Preuve que cette bonne action n’est pas extraordinaire. Un chrétien qui agit en faisant le bien donne une seconde chance à son prochain qui a péché contre lui. En agissant ainsi, il se sent à juste titre réconforter parce qu'il agit avec grâce, comme Christ agirait. Il agit selon la justice divine.


Eh bien non. Cette justice là est légaliste. Cette justice c'était pour un autre temps lorsque le peuple élu était sous la loi. Mais Christ n'agit pas ainsi. Christ va plus loin. Il ne donne pas une seconde chance, car Dieu ne donne pas de limite à son pardon. Quand Simon Pierre pose la question à Jésus : « Seigneur, combien de fois pardonnerai‑je à mon frère ? Jusqu’à sept fois ? »
  Jésus répond « Non pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante‑dix fois sept fois », C’est une manière de dire à l'infini.

Dieu donne par conséquent une seconde chance à la seconde chance, c’est-à-dire qu’il pardonne à l’infini. Ce sont exactement les mots que j’ai reçu comme un cadeau ce lundi 24 août alors que j’étais assis en famille et que la conversation allait sur un tout autre sujet. « Dieu donne une seconde chance à la seconde chance ».


L'être humain a une fâcheuse tendance à limiter ses actes de générosité. Il veut toujours contrôler ce qu’il donne et le faire par mérite ou pour une cause qu’il juge honorable et juste. Avoir de la générosité, c'est un don que l'on fait de bon cœur, sans anticiper quoi que ce soit, sans calcul et sans rien attendre en retour. Dès que l’on parle d’acte généreux chacun pense à un don financier ou matériel ou à une aide concrète ou encore à du temps sacrifié pour l’autre par sa présence. Mais qui penserait que pardonner est un acte généreux ? Le don du pardon n’est pas visible et pourtant il est bien réel.

Hors, attendre une reconnaissance à la suite d’un pardon c'est humain, c'est pour beaucoup tout à fait normal. « Il t’a pardonné, alors soit au moins reconnaissant ! »

Est-ce normal pour un disciple de s’attendre à un retour ? Doit-il-lui aussi se dire au fond de lui: « J’ai déjà pardonné, mais là, franchement il abuse de la situation. Il se moque de mon pardon puisqu'il continue a péché alors que je lui ai déjà pardonné. Il a pris mon pardon à la légère. C'est qu'il me considère moi-même comme insignifiant. Il me dénigre, et peut-être même qu’il me méprise. Comment peut-on dans ces cas-là continuer à lui être favorable ? »
Mon pardon devient alors sans que je m'en rende compte, une dette pour l'autre. Il m'est redevable.  « Comme je t'ai pardonné, tu me dois quelque chose maintenant». Quelles choses ? Ton estime, ta considération, plus encore une espèce de soumission ? Le pardon c'est alors le coup de grâce qui veut dire : « comme je t'ai libéré tu me dois ta fidélité ».

Ce n’est pas une libération, c’est une nouvelle forme d’asservissement.

Je te pose cette question : un disciple de Jésus qui aime ses ennemis peut-il être guidé par cet état d’esprit ? S’il aime son ennemi, alors il n’attend de lui aucun retour, aucun remerciement ni signe de considération de sa part. Sinon c’est un pardon orgueilleux. Le cadeau est enrobé de levain. Non, la grâce suppose une absence de réciprocité. Il n’y a pas de donnant-donnant.


Maintenant, transférez cette situation à la foi. Si Dieu a le même raisonnement : Si Dieu s’attend à ce que vous lui rendiez la pareil : la foi serait un cadeau oui, mais un cadeau empoisonné, car Personne n’aurait assez de jours et de force pour racheter tout ce que nous lui devons ; et qui sur terre serait sauvé ?
l’homme le plus saint de ce monde ne saurait y échapper.
Les nombreux récits bibliques confirment que Dieu n'a pas cessé d'être offensé. Ses commandements ont été pris trop souvent à la 
légère. Et la fidélité qu'il attendait de son peuple a été souvent bafouée et piétinée.
L’homme devait alors réparer ce qui avait été souillé ou brisé.
D’où la nécessité des sacrifices d'expiation qui revenaient périodiquement selon un calendrier de rendez-vous bien établi.

Chaque semaine au moment du sabbat (Nombres 28 :9-10) un animal était immolée pour expier les fautes. Chaque mois à la nouvelle lune (Nombres 28 :11-15). Chaque année à différentes fêtes comme la Pâque et sans oublier la grande fête des expiations (le Yom Kippour).

L’homme n’en finit pas d’expier ses fautes. Et Dieu n’en finit pas de le laver de ses péchés.

 Et pour nous qui marchons dans les pas de Christ, combien de fois avons nous eu besoin d'expiation pour la même faute ? Avec Christ, les fautes ne disparaissent pas. Même si Jésus de Nazareth est l’agneau qui ôte le péché du monde. La différence vient grâce au Saint-Esprit. Le souffle divin parle à chacun pour qu’il voit son sabbat dans sa semaine, ou qu’il cherche sa consécration à sa propre nouvelle lune. Qu’il fête aussi dans son année ses propres moments de délivrance parce que lui sait quand Dieu le justifie et le purifie. Dieu souhaite une relation intime avec le fils de l’homme et il agit pour que le plus souvent possible les confessions, les aveux, les repentances se fassent dans l’intimité, avec lui. Matthieu 6 :6 : « Mais quand tu pries, entre dans ta chambre, ferme ta porte, et prie ton Père qui est là dans le lieu secret ; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra ». Je fais encore, au passage un pied de nez à ces grands mouvements charismatiques de délivrances, où étaler ses péchés en public témoignent malheureusement d’un gros manque. Ils témoignent que Dieu est absent de la vie intime du croyant. Ici tout se passe à l’extérieur, publiquement parce que rien ne se fait par l’intérieur, par le cœur, l’âme et l’esprit.


Dans les faits, à la suite de nos fautes, Dieu nous a sans doute châtiés mais il n'a pas renié sa parole. Il nous pardonne. Encore et encore et encore et toujours lorsque nous revenons à lui avec un repentir sincère et profond.
"
Père, pardonne leurs ils ne savent ce qu'ils font "
Ce sont des mots forts (très forts) employés par Jésus-Christ avant de rendre son dernier souffle.

Ces mots pourtant semblent enlever une part de responsabilité à celui qui a été l'offenseur. Mais ce n’est qu’une impression, parce que dans la réalité la responsabilité incombe toujours à celui qui s’est rendu fautif. Mais avec le repentir, le poids de la culpabilité disparait, car l’ardoise est payée et effacée de nos comptes, au moment décidé par Dieu.


Alors non la responsabilité n'est pas enlevée. C’est l’expiation qui est partagée.

L’expiation ainsi vécue en Christ devient une gloire partagée. Dieu prend sur lui les conséquences de nos fautes, si nous sommes intègres dans nos voies. Sinon on payera jusqu'au dernier quadrant le tort qu'on aura causé. Mais en revenant à Dieu, en reconnaissant que l'on a agit sans savoir ce que l'on faisait, sans avoir mesuré l'étendu de son offense, alors un nouveau pardon pointe. Un nouveau ciel s’ouvre. Dieu nous inspire à réparer ce qui a été brisé tout en se chargeant de ce qui est impossible pour nous.  

J’ai vu des pardons qui ont rétablies des relations brisées impossibles à renaitre. Dieu a fait ce que personne n’aurait pu faire à sa place : Dieu a changé le cœur dur et inflexible de celui qui se sentait offensé. Il s’est montré conciliant et même (à la façon d’un miracle), il est devenu aimant. Le mot expiation a ce sens : celui de réparer entièrement le dommage causé. Mais avec Christ la réparation se fait sans douleur. La joie a remplacé la tristesse.


Par contre chez les chrétiens il y a tellement de cœurs endurcis, de rancœur gardée profondément. Le persécuteur, le vengeur se trouve là où on aurait cru trouver une compassion et une générosité sans borne ;

 

Et J'ai entendu dire de la bouche même d’un chrétien, que l'on peut pardonner à quelqu'un tant qu'il ne sait pas qu'il pèche. Et autant de fois qu'il pèche, le pardon peut se répéter. Mais maintenant qu'il a pris connaissance et conscience de son péché, que ses yeux se sont ouverts, le pardon ne s'exerce plus. C'est comme si Jésus avait dit : «  Père ne leur pardonne pas parce que maintenant ils savent ce qu’ils font ». Un homme averti en vaut deux comme dit le dicton bien connu.

Mais avoir une telle pensée est complètement diabolique. Parce qu’elle révèle un cœur dur comme de la pierre.  En fait, celui qui dit une telle hérésie ne sait pas ce qu’il dit. Il ne le sait pas parce qu’au fond de lui, ce chrétien ne se pardonne pas d'avoir pardonné.
Il a exercé le pardon divin a contrecœur. Il trouve injuste le fait de pardonner une faute répétée alors qu’il ne se la pardonne pas à lui-même. Combien ont ce sentiment qui provient d’un manque de communion intime avec son Seigneur.

Il prie sans doute dans le secret, mais il prie en cachant ses fautes ;
La folie va même jusqu'à demander pardon a Dieu pour ses fautes tout en sachant qu'il ne peut recevoir de pardon. Parce que ce qu'il a fait est impardonnable.
Oui un cœur non régénéré spirituellement est tortueux, c'est un cœur qui utilise sans cesse des détours. Il est rusé , plein de tromperies et méchant de surcroit. Voilà pourquoi le pardon ne peut se faire à l’infini pour une telle personne. Sa souillure venant sans cesse se répandre devant son visage.

« Père pardonne mes offenses comme je pardonne à ceux qui m’ont offensé ». La prière du Notre Père est bien plus profonde qu’un pardon exercé sans discernement. Si nous pardonnons sans que nous ayons dans le cœur  ce pouvoir de pardonner à l’infini, c’est que Christ ne règne pas. C’est qu’il est absent de notre communion et que nous y avons placé l’image de notre idole à sa place. Pardonner en sachant que c’est sous certaines conditions et pour certains cas fait encore de nous des légalistes. « Œil pour œil dent pour dent ». Cette forme de pardon ne sera alors jamais un acte de générosité mais un acte mesuré et anticipé. Ce sera faire justice tout en convoitant une récompense.

L’accusateur des frères, le diable a toujours une raison pour ne pas pardonner ou pour pardonner du bout des lèvres. Mais ceux qui ont le caractère de l’agneau ont un témoignage. Et ce témoignage c’est de montrer la grandeur infinie de Dieu. Le pardon infini de Dieu.

Apocalypse 12 :11 : « Et ils l'ont vaincu ( l’accusateur de nos frères, celui qui les accusaient devant notre Dieu jour et nuit) à cause du sang de l'Agneau, et à cause de la parole de leur témoignage… ». Si le sang de l’agneau coule dans nos veines, nous n’agissons plus comme de simples humains. C’est Christ en nous qui règne et nous témoignons de lui à travers nos choix et nos actes.

Et ceux qui accusent ne peuvent rien contre l’agneau. Car même sous des milliers d’accusations, le pardon serra toujours la seule et unique réponse.

Avec l’agneau comme caractère, pour certains nous passerons sans doute pour des faibles ou pour des hérétiques en pardonnant sans limite. Mais pour d’autres qui aspirent à la vérité, ils sauront qui vient délivrer et qui exercent cet amour désintéressé.

 

Maintenant, il y a une étape supplémentaire. A Simon Pierre, Jésus lui a laissé les clés du Royaume. Matthieu 16 :19 : « Je te donnerai les clefs du royaume des cieux: ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux. ». Un disciple peut fermer l’accès au Royaume en retenant son pardon envers quelqu’un. Il liera cette personne sur la terre. Et la conséquence céleste c’est qu’elle aura la porte des cieux fermée. Elle ne pourra être justifiée par Dieu. La grâce ne s’exercera pas envers elle. Elle vivra toutes les conséquences négatives de ses actes. Elle paiera ses fautes jusqu’au dernier sou. Mais attention, cette possibilité n’est pas une loi. Et elle n’est pas à la merci ou au bon vouloir d’un croyant. Cette possibilité c’est un acte fait avec le Saint-Esprit et même impulsé par le Saint-Esprit. La personne est tellement endurcie et elle est tellement liée à ses démons que retenir le pardon est le seul remède au mal. Car elle devenue antichrist. Elle a pour père le diable. L’apôtre Paul a prit cette clé du royaume pour lier un frère Corinthien. 1 Corinthiens 5 :5 : « qu'un tel homme soit livré à Satan pour la destruction de la chair, afin que l'esprit soit sauvé au jour du Seigneur Jésus. ». 

Alors mes frères et sœurs notre vocation c’est vrai est celle de délier notre entourage en ne cessant de pardonner. Nous avons vocation à faire entrer un maximum d’âmes dans le royaume de Dieu. Mais n’oublions pas que Dieu est juste ; et si nous ne veillons pas et que nous nous laissons séduire par l’ennemi, et qu’aucun frère ne peut nous reprendre, Que le mensonge devient notre quotidien, Dieu suscitera un disciple pour nous lier et alors nous subirons de terribles tourments dont nous seront les seuls responsables.

Amen

dimanche 23 août 2026

LA FAIBLESSE : POINT DE CROISSANCE DU DISCIPLE

631


Par Eric Ruiz

 

Le vent souffle sur les arbres comme sur nous-mêmes.


Parfois ce sont plus que des tempêtes, ce sont des tornades que nous devons traverser. Ces cataclysmes sont fatals pour certains arbres. Dans une même forêt certains seront arrachés et tomberont alors que d’autres fortifierons leur racine. C’est une loi naturelle. Les arbres les plus robustes ne sont pas ceux qui ont échappés aux tempêtes mais ceux qui ont résistés aux nombreuses tempêtes.

L’esprit religieux très légaliste sera toujours là pour te dire comment te comporter dans la tempête. Il te dira d’obéir davantage à sa parole, de t’attacher encore plus aux lois divines. Il te dira alors de prier plus souvent. Il te poussera à louer Dieu par des Psaumes bien approprié. Il te culpabilisera en te montrant que tes faiblesses sont toujours là et qu’elles n’ont pas été guéries parce que tu ne fais pas assez attention aux enseignements ; ces enseignements qui te donnent un code moral à suivre, des rites à pratiquer. Il pointera la loi au lieu de la foi. Même en pratiquant le bien à la place du mal, au final, cela ne te justifiera pas aux yeux de Dieu.

Alors quand tu te sens affaibli et que l’ennemi attaque là où tu es le plus faible, si tu puises à la source de la vie, tu ne seras pas déraciné mais au contraire tu seras fortifié.

Tes faiblesses sont en fait des points de croissance.

Le corps montre cet état de fait. Un adolescent a souvent mal sous le genou. Je le sais par mon métier d’enseignant en sport où j’ai vu tellement ce cas se répéter. Cette douleur ne lui indique pas une maladie, elle lui indique que les os de sa jambe grandissent et qu’il doit faire moins d’effort pendant un certain temps pour laisser la croissance se dérouler. Sa faiblesse au genou montre un point de croissance et rien d’autre. Sa faiblesse est nécessaire pour qu’il devienne plus fort par la suite.

C’est aussi le sens de ce verset si répété lorsque le juste se sent attaqué : 2 Corinthiens 12 :10 : «  C'est pourquoi je me plais dans les faiblesses, dans les outrages, dans les calamités, dans les persécutions, dans les détresses, pour Christ; car, quand je suis faible, c'est alors que je suis fort. ».

 

Paul qui écrit ces mots, n’est pas épargné par les épreuves. Mais, il voit plus loin que l’épreuve en elle-même. Il voit les intentions de Dieu. Et ici Paul parle d’édification. Il n’est pas en train de se persuader qu’il est fort. Il est en train de dire comment se construit la force. Elle se construit à partir de nos faiblesses. En Christ, ce qui parait destructeur pour la majorité va en fait devenir constructif pour une minorité. La sagesse de Dieu est une folie pour le commun des mortels.

Parler d’édification, là où il y a perte, destruction et douleur c’est un non sens. Et pourtant c’est la parole de Dieu.

Maintenant, être justifié par Christ passe par un chemin où les ténèbres semblent régner. Mais c’est la grâce qui s’exerce aussi en sanctifiant le croyant. « Père pourquoi m’as-tu abandonné ? » Cette prière confirme cet état conscient d’être laissé dans un environnement des plus hostiles. Mais c’est pour donner de la stabilité à celui qui en manque. Là où l’instabilité est au plus haut, la stabilité de Dieu est une conséquence pour celui qui est debout dans la tempête.

Ne prions pas pour être arraché de la tempête, où pour que le vent se calme. Si la volonté de Dieu est que le vent soit fort pour nous fortifier, il ne calmera pas la tempête. Il l’a laissera faire ce pour quoi elle est destinée.

Par trois fois Paul a prié que son écharde soit enlevée. Et Dieu lui a dit: « Ma grâce te suffit, car ma puissance s'accomplit dans la faiblesse»

Les éléments naturels aussi destructeurs soient-ils ont un rôle dans l’édification du corps de Christ. Ne soyons pas subjugués ou paralysés lorsqu’ils surgissent. Ils ne viennent pas détruire ce que Christ a commencé à construire. Ne viennent-ils pas fortifier plutôt les fondements de son édifice ? Le mal fait toujours une œuvre qui le trompe. Car ce sont toujours les desseins de Dieu qui se réalisent.

Devant une catastrophe où des habitants ont vu leurs églises brûlées, le premier réflexe a été de constater une attaque de l’ennemi ou une persécution. « Le feu qui a touché notre bâtiment sacré est un acte volontaire et criminel ». Ok, mais qui a pensé qu’il y avait peut être aussi une relation avec ce que Jésus dit aux juifs qui lui demandent un miracle ? « Détruisez ce temple, et en trois jours je le relèverai. », leur dit-il.

Il ne s’agit pas bien-sûr de détruire pour reconstruire à l’identique, mais bien de détruire une mauvaise œuvre pour en reconstruire une nouvelle qui n’aura rien à voir avec la première. Le projet est de détruire un temple de pierre pour reconstruire un temple de chair où l’esprit de Dieu habitera.

Alors oui, ceux qui pensent à une persécution ont raison. Mais là où ils ont sans doute tort, c’est de croire que cela s’arrête à ce constat. Persécution et Edification vont dans bien des cas ensemble.

Romains 8 :35 : « Qui nous séparera de l'amour de Christ? Sera-ce la tribulation, ou l'angoisse, ou la persécution, ou la faim, ou la nudité, ou le péril, ou l'épée? ».

Si on suit le raisonnement que j’ai développé dès le départ : l’épreuve, l’angoisse ou la persécution, le manque de nourriture, la pauvreté ou les conflits sont des ingrédients qui fortifient l’amour de Christ en nous. Ces différents périls sont en fait une bénédiction déguisée. C’est un moyen puissant pour que Christ croisse en nous.

« Aussi nous glorifions-nous de vous dans les Eglises de Dieu, à cause de votre persévérance et de votre foi au milieu de toutes vos persécutions et des tribulations que vous avez à supporter. » (2 Thessaloniciens1 : 4)

Paul se glorifie de la persévérance comme de la foi de ses frères, parce qu’elle grandit au milieu des persécutions. La persécution fait office de creuset pour que le fruit de la maturité spirituelle émerge ; et cette maturité spirituelle c’est la persévérance et la foi.

Lorsque l'Eglise de Jérusalem a été persécutée, puis que ses membres se sont dispersés, Dieu avait un plan de reconstruction bien supérieur. La maturité de ses disciples devait passer par cet état d’affliction, pour qu’ils puissent ailleurs grandir. Et grandir ce n’est pas forcément en nombre mais plutôt en stature. ; Pour atteindre cette stature parfaite de Christ.

Dans la réalité, Dieu souhaite que nous revenions après notre épreuve, plus fort qu’avant.

Cette intention est d’ailleurs ressentie par le monde païen, comme une véritable bénédiction.

Regardez les sportifs ; combien sont placés dans la lumière parce qu’ils ont subit une lourde épreuve qui les ont éloignés des stades pendant un long moment. Mais à leur retour, leur résilience associée à la performance qu’ils ont réalisée a été leur gloire. On parle alors plus d’eux que des autres parce que leur faiblesse c’est transformée en force. Le prodige, le miracle, c’est de voir une faiblesse devenir une force.

Aujourd’hui, les temps sont très difficiles. L’angoisse touche de plus en plus de personnes. Cette angoisse est même devenue le fléau de ce siècle. Luc 21 : 26 (version Martin) « De sorte que les hommes seront comme rendant l'âme de peur, et à cause de l'attente dès choses qui surviendront dans toute la terre; car les vertus des cieux seront ébranlées.. »  Beaucoup voient des signes dans le ciel annonciateurs d’une grande détresse sur la terre. Ces signes concernant le soleil, la lune, les étoiles sont bien réels. Luc 21 : 25 : «Il y aura des signes dans le soleil, dans la lune et dans les étoiles. Et sur la terre, il y aura de l'angoisse chez les nations qui ne sauront que faire, au bruit de la mer et des flots, » Le soleil qui devient noir à cause d’une éclipse solaire, c’est les ténèbres qui règnent au plus haut point sur terre. Quant à l’éclipse de lune rouge sang, elle est annonciatrice d’une forte tribulation pour le monde et aussi pour les chrétiens. De même des étoiles filantes qui ne brillent plus ou qui s’éteignent en tombant annoncent des temps où les idoles s’effondrent où les premiers seront les derniers. Mais allons un peu plus en profondeurs ; qu’annoncent aussi ces signes ?

Luc 21 : 27 nous dit (version Martin) : « on verra le Fils de l'homme venant sur une nuée avec puissance et grande gloire. » oui  mais aussi : « quand ces choses commenceront d'arriver, regardez en haut, et levez vos têtes, parce que votre délivrance approche. ».

Et comment se matérialisera cette grande gloire sur les croyants ?

C’est en fait ce qui s’est passé avec Paul : la force se manifeste dans la faiblesse. La délivrance s’exerce bien là. Parce que nous avons regardé en haut et levé nos têtes, alors que la détresse était bien visible ; parce que nous avons mis en arrière ce qui nous causait des soucis, alors nous avons dépassé nos faiblesses. Elles ne nous écraserons plus. La tempête passera sans nous arracher du sol. Ce temps de détresse se terminera car la puissance et la gloire se manifestera dans le fils de l’homme. (Je le rappelle ce fils de l’homme c’est l’homme régénéré en Christ et qui évolue). Et sa croissance se voit comme le sportif blessé qu’on croyait définitivement condamné, qui est revenu de sa convalescence plus fort qu’avant et qui va retrouver le podium des médailles. Attention, « Regardez en haut et levez vos têtes », ce n’est pas redressez vous, car vous êtes des fils de Dieu, ou encore levez-vous pour louez Dieu par des chants et des prières.  Ca c’est de l’autosuffisance.

Notre « délivrance approche », c’est une invitation à constater sur nous-mêmes le changement qui va s’opérer à la suite de ces jours de détresse : Notre délivrance : c’est  quand nous pourrons dire : « la puissance de Dieu s’est accomplit dans ma faiblesse ».

Maintenant, si on continue la lecture du chapitre 21 de l’Evangile de Luc, Jésus fait une comparaison entre le figuier qui est en train de pousser et l’été. La croissance du figuier se voit par des signes naturels .Jésus est en train de nous dire que notre croissance à nous disciple, figuier du Seigneur se voit dans des temps précis. Et les temps de tribulations, de persécutions, de nudité, de faim, sont des signes avant coureur de notre délivrance et plus encore, c’est ce qu’il dit ensuite : « quand vous verrez arriver ces choses, sachez que le Règne de Dieu est près. ». Jésus ne parle pas de lui ou d’un évènement céleste particulier. Il parle du règne de Dieu sur terre et plus précisément de son règne en esprit dans le cœur de ses disciples.

Quand nous voyons ces choses arrivées (détresse, persécutions, angoisse, tribulation..) nous devons avoir ce reflexe spirituel qui consiste à ne plus regarder en nous mais en lui, comment ?

En levant nos têtes parce que notre délivrance approche, parce que le règne de Dieu est près, c’est-à-dire parce que Christ agit pour que nous nous glorifions avec lui de nos faiblesses. Ce qui nous limitait est devenu notre force.

Le fait de ne plus voir ses faiblesses comme des obstacles, mais de les vivre comme des forces, fait de nous des êtres régénérés par l’Esprit saint. Notre regard a changé. Nos intentions aussi. Nous pouvons devenir parfaits comme notre Père céleste est parfait. Alors tant que nous sommes encore enchainés à nos faiblesses, comme des prisonniers à leur cachot, nous ne pouvons croître en Christ ; et si Christ ne peut croître, c’est tout son plan qui tomberait à l’eau. La promesse faite à Abraham ne concernerait plus grand monde : Plus de fils adoptés, donc plus d’héritiers et donc plus de trône à partager. Le règne de l’agneau deviendrait une utopie.

C’est pourquoi notre Père ne cesse de mettre des signes dans le ciel, comme le fait visible de multiplier les temps de détresse sur terre. C’est afin que son peuple se prépare non pas à vivre constamment dans l’angoisse des tribulations ; mais à ce qu’il puisse les voir et les vivre comme des bénédictions. Un moyen puissant de croitre en lui. « Ce n’est plus moi qui vis mais c’est Christ qui vit en moi ».

Jésus continue son enseignement ainsi (toujours version Martin): « 34Prenez donc garde à vous-mêmes, de peur que vos cœurs ne soient appesantis par la gourmandise et l'ivrognerie, et par les soucis de cette vie; et que ce jour-là ne vous surprenne subitement. 35Car il surprendra comme un filet tous ceux qui habitent sur le dessus de toute la terre ». Ce verset confirme bien que ceux qui ont les yeux sur leurs faiblesses les ont pareillement sur les passions de la chair. Ils se font du souci, ils ont tendance à se divertir dans l’alcool ou dans toutes sortes de satisfactions alimentaires pour diminuer leur angoisse. Ils agissent comme les païens et ils seront surpris quand les tribulations les toucheront. Plutôt que de lever les yeux, ils les garderont fixés sur eux-mêmes et sur l’objet de leur souci ; Comment seront-ils régénérés alors ?

Au verset 36, Jésus nous rappelle comment veiller pour avoir les yeux ailleurs que sur nos faiblesses : « Veillez donc, priant en tout temps, afin que vous soyez faits dignes d'éviter toutes ces choses qui doivent arriver; et afin que vous puissiez subsister devant le Fils de l'homme. ». Vous voyez ici, la dignité s’acquiert à travers le travail fait sur nos faiblesses à partir des persécutions. Etre trouvé digne d’éviter ces choses qui arrivent consistera à rester debout comme cet arbre bravant la tempête. Mes frères et sœurs c’est à ce prix et à cette veille que nous nous retrouverons devant le fils, semblable à lui. Nous seront alors debout et non anéantis.

1 Pierre 1 :7 est maintenant beaucoup plus lumineux et il rejoint tout à fait le chapitre 21 de Luc: « que l'épreuve de votre foi, plus précieuse que l'or périssable qui cependant est éprouvé par le feu, ait pour résultat la louange, la gloire et l'honneur, lorsque Jésus-Christ apparaîtra, »

Amen

dimanche 9 août 2026

L’ÉVANGILE VOILÉ, POUR QUI ?

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Par Eric Ruiz

 

En publiant mon message sur « Sommes-nous vraiment héritier de la promesse d’Abraham ? » J’ai reçu un commentaire sur un ancien message de 2018 où j’expliquais ce que la foi dévoile dans la possibilité de divorcer et de se remarier. Et comme un fait exprès, celui qui rédige le commentaire critique en faisant la démonstration par la loi, niant complètement la foi.


Et puis, il y a aussi ceux qui disent  « Mais je n’y comprends rien avec ce message sur la promesse d’Abraham. On nous dit que la loi n’a plus lieu d’être, que nous sommes sous la grâce et que c’est l’Esprit qui domine et pourtant quand je reprends ma Bible, je tombe sur des lois que Paul donne aux Romains sur le divorce et le remariage » il cite par exemple :

Romains 7.2-3 « Ainsi, une femme mariée est liée par la loi à son mari tant qu'il est vivant; mais si le mari meurt, elle est dégagée de la loi qui la liait à son mari. Si donc, du vivant de son mari, elle devient la femme d'un autre homme, elle sera appelée adultère; mais si le mari meurt, elle est affranchie de la loi, de sorte qu'elle n'est point adultère en devenant la femme d'un autre. »

Et même Jésus-Christ en personne répond par une prédication de la loi alors qu’il devrait être le premier à changer de pédagogie et à prêcher la foi en montrant ce que l’esprit dicte : Marc.10.11-12 Il leur dit: « Celui qui répudie sa femme et qui en épouse une autre, commet un adultère à son égard; et si une femme quitte son mari et en épouse un autre, elle commet un adultère ». Et Mathieu.5:32 « Mais moi, je vous dis que celui qui répudie sa femme, sauf pour cause d'infidélité, l'expose à devenir adultère, et que celui qui épouse une femme répudiée commet un adultère ».

Pourquoi Paul comme Jésus continuent-ils à montrer le bien et le mal en nous disant de choisir le bien ? Pourquoi reviennent-ils à la loi alors que la foi nous permet d’entrer dans le Royaume.

Je reviens à mon précédent message, réponse : C’est afin de montrer que le chrétien aujourd’hui ressemble au pharisien d’hier et qu’il tourne en rond avec la loi. Et pour Paul comme pour Jésus leur auditoire est constitué de croyants coupés de la promesse faite à Abraham. Paul comme Jésus parlent tous les deux à des frères qui attendent une réponse stricte, un choix unique, une liste d’obligations à faire, un code moral à suivre. Sans en prendre conscience, pour eux : les œuvres de la loi sont supérieures à l’Esprit.

 

Ici, Paul comme Jésus est obligé de donner les cas possibles de remariage pour cause d’infidélité ou pour cause de décès. Et de montrer que ce que Dieu a uni par le mariage doit le rester jusqu’à la mort de l’autre ou bien parce que l’autre est infidèle.

Ils ne disent pas des choses fausses, ils proclament la loi. Mais encore une fois à qui s’adressent-ils ?

Paul s’adresse à des Romains charnels. Lisons Romains 6 :19 : « Je parle à la manière des hommes, à cause de la faiblesse de votre chair. -De même donc que vous avez livré vos membres comme esclaves à l'impureté et à l'iniquité, pour arriver à l'iniquité, ainsi maintenant livrez vos membres comme esclaves à la justice, pour arriver à la sainteté. ». Voilà pourquoi ces romains là ne peuvent entendre qu’une prédication de la loi et rien d’autre.

 Et pour Jésus : Qui forme son auditoire dans Marc 10 :11 ?  Lisons le verset 2 : « Les pharisiens l'abordèrent; et, pour l'éprouver, ils lui demandèrent s'il est permis à un homme de répudier sa femme. ». Même devant ses disciples Jésus leur dira : « Celui qui répudie sa femme et qui en épouse une autre, commet un adultère à son égard; 12et si une femme quitte son mari et en épouse un autre, elle commet un adultère. ». Pourquoi Jésus leur redit la même chose qu’aux pharisiens et parle de ne pas quitter son conjoint ?

Jésus, en fait parle à leur cœur. Le péché s’est d’avoir dans le cœur la pensée de l’hypocrite ; C’est de se voir plus saint parce que fidèle dans son mariage ou plus saint pour avoir accompli les œuvres de la loi. (Tout en sachant que l’on pèche par ailleurs).  Et Jésus va ensuite leur prouver par une situation vécue qu’ils sont comme les pharisiens, ils font eux aussi des différences. La suite, c’est Marc 10 :13 est une vraie lumière. On amène des enfants à Jésus. Et la réaction des disciples ne se fait pas attendre. Immédiatement les voilà qui empêchent les enfants d’approcher le fils de Dieu. Jésus leur dit alors : « Ne les en empêchez pas; car le royaume de Dieu est pour ceux qui leur ressemblent ». Jésus ne leur fait pas la morale. Il ne revient pas les reprendre avec la loi. Il les incite à être comme des enfants. Un enfant de part sa nature ne ressent aucune gène ni aucun à priori à s’approcher des autres. Il ne fait pas de différences entre les uns et les autres. Il est en fait prêt à recevoir la foi.

 

Pourquoi autant de chrétiens ne comprennent et ne veulent comprendre que la loi ?

 

La réponse est assez tranchante et dérangeante aussi. Parce que l’Evangile leur est voilé.

Ils ont beau parler de grâce et de foi, ils retournent systématiquement à la loi. Pourquoi ? Parce qu’ils n’ont pas changé de nature. Face à l’adultère ils répondent en citant les Ecritures : On doit rester seul jusqu'à la mort de l'autre. Dieu hait la répudiation car sous la Loi, l'adultère était puni de mort. Alors ils ont cet instinct violent et meurtrier qui se manifeste aujourd’hui par le renvoie de frères hors de l’Eglise. Combien sont chassés des Eglises pour adultère ou parce qu’ils se sont remariés avant la mort de leur conjoint ou qu’ils ont divorcés ? Je ne dis pas que ce n’est pas bien. Je dis que ce n’est pas juste. La loi qui prescrit le bien et le mal a été remplacée par la justice. Et la justice: c’est au Saint-Esprit de l’exercer.

Matthieu 5 :20
« Car, je vous le dis, si votre justice ne surpasse celle des scribes et des pharisiens, vous n'entrerez point dans le royaume des cieux ». Jésus ne met pas la barre plus haute, il rejette catégoriquement les œuvres de la loi. Elles n’ont plus lieu d’être à partir de lui. Jésus est venu montrer les œuvres du Père à travers lui. Il n’est pas question de l’imiter, il est question de revêtir une nouvelle nature que lui seul peut nous donner. Ainsi, Dieu, par Jésus-Christ  met une frontière infranchissable entre la loi et la foi.

Lisons 2Corinthiens 4 :3-4 « Si notre Evangile est encore voilé, il est voilé pour ceux qui périssent; 4pour les incrédules dont le dieu de ce siècle a aveuglé l'intelligence, afin qu'ils ne vissent pas briller la splendeur de l'Evangile de la gloire de Christ, qui est l'image de Dieu. »

 Alors quand un prédicateur derrière sa chair crie que vous irez en enfer si vous êtes infidèle à votre époux, ou si vous divorcez, alors que la loi vous l’interdit, ce prédicateur ne se juge-t-il pas lui-même ? N’est-il pas lui, l’adultère ? Si ce n’est pas la splendeur de l’Evangile qui brille, que fait-il briller ? Si ce n’est pas l’image de Dieu qu’il montre, Que montre-t-il ? L’Evangile ne lui a-t-il pas été voilé ?

Voilà ce que dit Jésus dans Marc 4 :11 à 12 : « C'est à vous qu'a été donné le mystère du royaume de Dieu; mais pour ceux qui sont dehors tout se passe en paraboles, 12afin qu'en voyant ils voient et n'aperçoivent point, et qu'en entendant ils entendent et ne comprennent point, de peur qu'ils ne se convertissent, et que les péchés ne leur soient pardonnés ». « Etre dehors » c’est être étranger à la foi, et cela se voit en interprétant les paraboles par la loi. Et c’est ne pas les comprendre par la foi.

Leur intelligence à été volontairement obscurcie et leurs péchés les empêchent de se convertir. Voilà la frontière établit par notre Père et confirmée par Jésus-Christ.

Voilà pourquoi autant de chrétiens répondent à mes messages avec des versets prônant la loi. Et ils me jugent hérétiques ou malhonnêtes en me montrant que ce qu’ils affirment est écrit dans la parole.

Il y a un effet permanent pour ceux qui manifestent la foi, eh bien ils ont contre eux ceux qui prônent la loi. Ceux qui ont la foi ont pour ennemis ceux qui ont la loi. Et dans les assemblées, quand se manifeste un réveil par la foi, les légalistes tenteront de les faire taire, de les chasser ou ils fuiront eux-mêmes.

C’est la frontière mise par Notre Père et c’est à partir d’elle que provient les persécuteurs.

Mais attention, certains font tous leurs efforts pour annoncer la grâce. Ils font semblant de vivre par la foi, et ils s’en prennent mêmes aux légalistes, à ceux qui leur ressemblent. Ils sont rusés et sont prés à n’importe quel stratagème pour simuler une foi basée sur l’amour. Mais notre Seigneur connait ces êtres sans scrupules et leur nature se dévoile un jour ou l’autre.

2 Corinthiens 11 :13-15 : « Ces hommes-là sont de faux apôtres, des ouvriers trompeurs, déguisés en apôtres de Christ. Et cela n'est pas étonnant, puisque Satan lui-même se déguise en ange de lumière.Il n'est donc pas étrange que ses ministres aussi se déguisent en ministres de justice. Leur fin sera selon leurs œuvres »

Alors, je sais aussi que certains penseront à tort : « Mais tous ces chrétiens renommés, prêchent quand même la vérité. Ils ne disent pas des choses fausses avec la loi. IIs affirment la parole de Dieu, ils ne la contredisent pas.

Eh bien c’est là, qu’il y a confusion.

Ils ne sont pas en Christ. Leur foi est inexistante. Jean 18 :37 «  je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité. Quiconque est de la vérité écoute ma voix.» dit Jésus. Ils ne sont pas de la vérité puisque l’Evangile de Christ n’est pas prêché. Ils sont sourds à la voix du Saint-Esprit.

Et ils ne sont pas les brebis du Seigneurs. « Mais vous ne croyez pas, parce que vous n'êtes pas de mes brebis. » Jean 10 :26

« Pourquoi ne comprenez-vous pas mon langage? Parce que vous ne pouvez écouter ma parole. 44Vous avez pour père le diable, et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été meurtrier dès le commencement, et il ne se tient pas dans la vérité, parce qu'il n'y a pas de vérité en lui. Lorsqu'il profère le mensonge, il parle de son propre fonds; car il est menteur et le père du mensonge ».(Jean 8 :43-44). Quand Jésus dit cela, la réponse des pharisiens ne se pas fait attendre. Ils se disent entre eux qu’il a un démon.

Face aux discours sur la foi, au moins trois réactions se font voir :

1-les uns sont virulents, ils courent à la chasse aux sorcières, pour dénoncer les faux prophètes.

2- D’autres affirment ne pas y voir pas la foi mais plutôt une malhonnêteté suivie d’une manipulation de la loi pour se satisfaire soi-même. Ils accusent : « Vous trafiquez la loi pour ne pas qu’elle vous condamne »

3- D’autres encore veulent imiter la foi mais tombent dans un évangile mielleux où Dieu aime tout le monde. Dès qu’ils se sentent mis en cause, ils tombent dans le déni.

N’oublions pas que Jésus nous met en garde pour que nous reconnaissions le mauvais chemin, qui ne favorise que les intentions humaines. Il nous amène ainsi à passer par sa porte, celle de la repentance pour changer de nature et revêtir Christ, c’est-à-dire la foi. Alors, la foi ce n’est pas la loi. La foi ce n’est pas une loi de plus.

Maintenant quand Jésus annonce par 6 fois « Vous avez appris qu'il a été dit:…mais moi je vous dit » dans Matthieu chapitre 5, la grande majorité prennent le mauvais chemin car cette majorité pense encore à de nouvelles lois. Ce sont les lois de la foi proclament-ils. La première, c'est ne pas même se mettre en colère contre son frère ; la deuxième ne pas regarder une femme pour la convoiter ; la troisième ne pas répudier sa femme ; la quatrième ne pas jurer ni par Dieu ni par personne, la cinquième : de ne pas résister au méchant et lui donner tout ce qu’il nous demande et même plus ; et enfin la sixième d’aimer ses ennemis.

Jésus donne ici des exemples de la loi de la foi qui consiste à aimer son prochain comme soi même. Il aurait pu poser cette question : Avez-vous ces 6 exemples dans le cœur ou est-ce un combat pour vous ? Parce que pour le légaliste c’est un véritable combat. Il dit « amen » avec la bouche mais il dit « c’est trop dur » avec le cœur. D’ailleurs, il se trahira en disant : « il faut ou tu dois aimer tes ennemis ». (C’est un devoir, une règle d’or très couteuse pour lui).

Alors mes frères et sœurs, tant que nous avons des combats avec la loi, c’est que l’Evangile est voilé pour nous. Reconnaissons nos fautes, repentons nous s’il le faut pour que L’Evangile soit un avec nous-mêmes. Ne jouons pas au disciple. Ne faisons pas semblant d’aimer. Que ton oui soit oui ou que ton non soit non. Dit la vérité sans jurer. Et si ton frère par contre est légaliste, qu’il te rejette et qu’il joue au disciple, prie pour lui, prie pour que son voile tombe et qu’il se convertisse. Car il a besoin d’être sauvé comme toi tu l’as été.

Amen