dimanche 23 août 2026

LA FAIBLESSE : POINT DE CROISSANCE DU DISCIPLE

631


Par Eric Ruiz

 

Le vent souffle sur les arbres comme sur nous-mêmes.


Parfois ce sont plus que des tempêtes, ce sont des tornades que nous devons traverser. Ces cataclysmes sont fatals pour certains arbres. Dans une même forêt certains seront arrachés et tomberont alors que d’autres fortifierons leur racine. C’est une loi naturelle. Les arbres les plus robustes ne sont pas ceux qui ont échappés aux tempêtes mais ceux qui ont résistés aux nombreuses tempêtes.

L’esprit religieux très légaliste sera toujours là pour te dire comment te comporter dans la tempête. Il te dira d’obéir davantage à sa parole, de t’attacher encore plus aux lois divines. Il te dira alors de prier plus souvent. Il te poussera à louer Dieu par des Psaumes bien approprié. Il te culpabilisera en te montrant que tes faiblesses sont toujours là et qu’elles n’ont pas été guéries parce que tu ne fais pas assez attention aux enseignements ; ces enseignements qui te donnent un code moral à suivre, des rites à pratiquer. Il pointera la loi au lieu de la foi. Même en pratiquant le bien à la place du mal, au final, cela ne te justifiera pas aux yeux de Dieu.

Alors quand tu te sens affaibli et que l’ennemi attaque là où tu es le plus faible, si tu puises à la source de la vie, tu ne seras pas déraciné mais au contraire tu seras fortifié.

Tes faiblesses sont en fait des points de croissance.

Le corps montre cet état de fait. Un adolescent a souvent mal sous le genou. Je le sais par mon métier d’enseignant en sport où j’ai vu tellement ce cas se répéter. Cette douleur ne lui indique pas une maladie, elle lui indique que les os de sa jambe grandissent et qu’il doit faire moins d’effort pendant un certain temps pour laisser la croissance se dérouler. Sa faiblesse au genou montre un point de croissance et rien d’autre. Sa faiblesse est nécessaire pour qu’il devienne plus fort par la suite.

C’est aussi le sens de ce verset si répété lorsque le juste se sent attaqué : 2 Corinthiens 12 :10 : «  C'est pourquoi je me plais dans les faiblesses, dans les outrages, dans les calamités, dans les persécutions, dans les détresses, pour Christ; car, quand je suis faible, c'est alors que je suis fort. ».

 

Paul qui écrit ces mots, n’est pas épargné par les épreuves. Mais, il voit plus loin que l’épreuve en elle-même. Il voit les intentions de Dieu. Et ici Paul parle d’édification. Il n’est pas en train de se persuader qu’il est fort. Il est en train de dire comment se construit la force. Elle se construit à partir de nos faiblesses. En Christ, ce qui parait destructeur pour la majorité va en fait devenir constructif pour une minorité. La sagesse de Dieu est une folie pour le commun des mortels.

Parler d’édification, là où il y a perte, destruction et douleur c’est un non sens. Et pourtant c’est la parole de Dieu.

Maintenant, être justifié par Christ passe par un chemin où les ténèbres semblent régner. Mais c’est la grâce qui s’exerce aussi en sanctifiant le croyant. « Père pourquoi m’as-tu abandonné ? » Cette prière confirme cet état conscient d’être laissé dans un environnement des plus hostiles. Mais c’est pour donner de la stabilité à celui qui en manque. Là où l’instabilité est au plus haut, la stabilité de Dieu est une conséquence pour celui qui est debout dans la tempête.

Ne prions pas pour être arraché de la tempête, où pour que le vent se calme. Si la volonté de Dieu est que le vent soit fort pour nous fortifier, il ne calmera pas la tempête. Il l’a laissera faire ce pour quoi elle est destinée.

Par trois fois Paul a prié que son écharde soit enlevée. Et Dieu lui a dit: « Ma grâce te suffit, car ma puissance s'accomplit dans la faiblesse»

Les éléments naturels aussi destructeurs soient-ils ont un rôle dans l’édification du corps de Christ. Ne soyons pas subjugués ou paralysés lorsqu’ils surgissent. Ils ne viennent pas détruire ce que Christ a commencé à construire. Ne viennent-ils pas fortifier plutôt les fondements de son édifice ? Le mal fait toujours une œuvre qui le trompe. Car ce sont toujours les desseins de Dieu qui se réalisent.

Devant une catastrophe où des habitants ont vu leurs églises brûlées, le premier réflexe a été de constater une attaque de l’ennemi ou une persécution. « Le feu qui a touché notre bâtiment sacré est un acte volontaire et criminel ». Ok, mais qui a pensé qu’il y avait peut être aussi une relation avec ce que Jésus dit aux juifs qui lui demandent un miracle ? « Détruisez ce temple, et en trois jours je le relèverai. », leur dit-il.

Il ne s’agit pas bien-sûr de détruire pour reconstruire à l’identique, mais bien de détruire une mauvaise œuvre pour en reconstruire une nouvelle qui n’aura rien à voir avec la première. Le projet est de détruire un temple de pierre pour reconstruire un temple de chair où l’esprit de Dieu habitera.

Alors oui, ceux qui pensent à une persécution ont raison. Mais là où ils ont sans doute tort, c’est de croire que cela s’arrête à ce constat. Persécution et Edification vont dans bien des cas ensemble.

Romains 8 :35 : « Qui nous séparera de l'amour de Christ? Sera-ce la tribulation, ou l'angoisse, ou la persécution, ou la faim, ou la nudité, ou le péril, ou l'épée? ».

Si on suit le raisonnement que j’ai développé dès le départ : l’épreuve, l’angoisse ou la persécution, le manque de nourriture, la pauvreté ou les conflits sont des ingrédients qui fortifient l’amour de Christ en nous. Ces différents périls sont en fait une bénédiction déguisée. C’est un moyen puissant pour que Christ croisse en nous.

« Aussi nous glorifions-nous de vous dans les Eglises de Dieu, à cause de votre persévérance et de votre foi au milieu de toutes vos persécutions et des tribulations que vous avez à supporter. » (2 Thessaloniciens1 : 4)

Paul se glorifie de la persévérance comme de la foi de ses frères, parce qu’elle grandit au milieu des persécutions. La persécution fait office de creuset pour que le fruit de la maturité spirituelle émerge ; et cette maturité spirituelle c’est la persévérance et la foi.

Lorsque l'Eglise de Jérusalem a été persécutée, puis que ses membres se sont dispersés, Dieu avait un plan de reconstruction bien supérieur. La maturité de ses disciples devait passer par cet état d’affliction, pour qu’ils puissent ailleurs grandir. Et grandir ce n’est pas forcément en nombre mais plutôt en stature. ; Pour atteindre cette stature parfaite de Christ.

Dans la réalité, Dieu souhaite que nous revenions après notre épreuve, plus fort qu’avant.

Cette intention est d’ailleurs ressentie par le monde païen, comme une véritable bénédiction.

Regardez les sportifs ; combien sont placés dans la lumière parce qu’ils ont subit une lourde épreuve qui les ont éloignés des stades pendant un long moment. Mais à leur retour, leur résilience associée à la performance qu’ils ont réalisée a été leur gloire. On parle alors plus d’eux que des autres parce que leur faiblesse c’est transformée en force. Le prodige, le miracle, c’est de voir une faiblesse devenir une force.

Aujourd’hui, les temps sont très difficiles. L’angoisse touche de plus en plus de personnes. Cette angoisse est même devenue le fléau de ce siècle. Luc 21 : 26 (version Martin) « De sorte que les hommes seront comme rendant l'âme de peur, et à cause de l'attente dès choses qui surviendront dans toute la terre; car les vertus des cieux seront ébranlées.. »  Beaucoup voient des signes dans le ciel annonciateurs d’une grande détresse sur la terre. Ces signes concernant le soleil, la lune, les étoiles sont bien réels. Luc 21 : 25 : «Il y aura des signes dans le soleil, dans la lune et dans les étoiles. Et sur la terre, il y aura de l'angoisse chez les nations qui ne sauront que faire, au bruit de la mer et des flots, » Le soleil qui devient noir à cause d’une éclipse solaire, c’est les ténèbres qui règnent au plus haut point sur terre. Quant à l’éclipse de lune rouge sang, elle est annonciatrice d’une forte tribulation pour le monde et aussi pour les chrétiens. De même des étoiles filantes qui ne brillent plus ou qui s’éteignent en tombant annoncent des temps où les idoles s’effondrent où les premiers seront les derniers. Mais allons un peu plus en profondeurs ; qu’annoncent aussi ces signes ?

Luc 21 : 27 nous dit (version Martin) : « on verra le Fils de l'homme venant sur une nuée avec puissance et grande gloire. » oui  mais aussi : « quand ces choses commenceront d'arriver, regardez en haut, et levez vos têtes, parce que votre délivrance approche. ».

Et comment se matérialisera cette grande gloire sur les croyants ?

C’est en fait ce qui s’est passé avec Paul : la force se manifeste dans la faiblesse. La délivrance s’exerce bien là. Parce que nous avons regardé en haut et levé nos têtes, alors que la détresse était bien visible ; parce que nous avons mis en arrière ce qui nous causait des soucis, alors nous avons dépassé nos faiblesses. Elles ne nous écraserons plus. La tempête passera sans nous arracher du sol. Ce temps de détresse se terminera car la puissance et la gloire se manifestera dans le fils de l’homme. (Je le rappelle ce fils de l’homme c’est l’homme régénéré en Christ et qui évolue). Et sa croissance se voit comme le sportif blessé qu’on croyait définitivement condamné, qui est revenu de sa convalescence plus fort qu’avant et qui va retrouver le podium des médailles. Attention, « Regardez en haut et levez vos têtes », ce n’est pas redressez vous, car vous êtes des fils de Dieu, ou encore levez-vous pour louez Dieu par des chants et des prières.  Ca c’est de l’autosuffisance.

Notre « délivrance approche », c’est une invitation à constater sur nous-mêmes le changement qui va s’opérer à la suite de ces jours de détresse : Notre délivrance : c’est  quand nous pourrons dire : « la puissance de Dieu s’est accomplit dans ma faiblesse ».

Maintenant, si on continue la lecture du chapitre 21 de l’Evangile de Luc, Jésus fait une comparaison entre le figuier qui est en train de pousser et l’été. La croissance du figuier se voit par des signes naturels .Jésus est en train de nous dire que notre croissance à nous disciple, figuier du Seigneur se voit dans des temps précis. Et les temps de tribulations, de persécutions, de nudité, de faim, sont des signes avant coureur de notre délivrance et plus encore, c’est ce qu’il dit ensuite : « quand vous verrez arriver ces choses, sachez que le Règne de Dieu est près. ». Jésus ne parle pas de lui ou d’un évènement céleste particulier. Il parle du règne de Dieu sur terre et plus précisément de son règne en esprit dans le cœur de ses disciples.

Quand nous voyons ces choses arrivées (détresse, persécutions, angoisse, tribulation..) nous devons avoir ce reflexe spirituel qui consiste à ne plus regarder en nous mais en lui, comment ?

En levant nos têtes parce que notre délivrance approche, parce que le règne de Dieu est près, c’est-à-dire parce que Christ agit pour que nous nous glorifions avec lui de nos faiblesses. Ce qui nous limitait est devenu notre force.

Le fait de ne plus voir ses faiblesses comme des obstacles, mais de les vivre comme des forces, fait de nous des êtres régénérés par l’Esprit saint. Notre regard a changé. Nos intentions aussi. Nous pouvons devenir parfaits comme notre Père céleste est parfait. Alors tant que nous sommes encore enchainés à nos faiblesses, comme des prisonniers à leur cachot, nous ne pouvons croître en Christ ; et si Christ ne peut croître, c’est tout son plan qui tomberait à l’eau. La promesse faite à Abraham ne concernerait plus grand monde : Plus de fils adoptés, donc plus d’héritiers et donc plus de trône à partager. Le règne de l’agneau deviendrait une utopie.

C’est pourquoi notre Père ne cesse de mettre des signes dans le ciel, comme le fait visible de multiplier les temps de détresse sur terre. C’est afin que son peuple se prépare non pas à vivre constamment dans l’angoisse des tribulations ; mais à ce qu’il puisse les voir et les vivre comme des bénédictions. Un moyen puissant de croitre en lui. « Ce n’est plus moi qui vis mais c’est Christ qui vit en moi ».

Jésus continue son enseignement ainsi (toujours version Martin): « 34Prenez donc garde à vous-mêmes, de peur que vos cœurs ne soient appesantis par la gourmandise et l'ivrognerie, et par les soucis de cette vie; et que ce jour-là ne vous surprenne subitement. 35Car il surprendra comme un filet tous ceux qui habitent sur le dessus de toute la terre ». Ce verset confirme bien que ceux qui ont les yeux sur leurs faiblesses les ont pareillement sur les passions de la chair. Ils se font du souci, ils ont tendance à se divertir dans l’alcool ou dans toutes sortes de satisfactions alimentaires pour diminuer leur angoisse. Ils agissent comme les païens et ils seront surpris quand les tribulations les toucheront. Plutôt que de lever les yeux, ils les garderont fixés sur eux-mêmes et sur l’objet de leur souci ; Comment seront-ils régénérés alors ?

Au verset 36, Jésus nous rappelle comment veiller pour avoir les yeux ailleurs que sur nos faiblesses : « Veillez donc, priant en tout temps, afin que vous soyez faits dignes d'éviter toutes ces choses qui doivent arriver; et afin que vous puissiez subsister devant le Fils de l'homme. ». Vous voyez ici, la dignité s’acquiert à travers le travail fait sur nos faiblesses à partir des persécutions. Etre trouvé digne d’éviter ces choses qui arrivent consistera à rester debout comme cet arbre bravant la tempête. Mes frères et sœurs c’est à ce prix et à cette veille que nous nous retrouverons devant le fils, semblable à lui. Nous seront alors debout et non anéantis.

1 Pierre 1 :7 est maintenant beaucoup plus lumineux et il rejoint tout à fait le chapitre 21 de Luc: « que l'épreuve de votre foi, plus précieuse que l'or périssable qui cependant est éprouvé par le feu, ait pour résultat la louange, la gloire et l'honneur, lorsque Jésus-Christ apparaîtra, »

Amen

dimanche 9 août 2026

L’ÉVANGILE VOILÉ, POUR QUI ?

630


Par Eric Ruiz

 

En publiant mon message sur « Sommes-nous vraiment héritier de la promesse d’Abraham ? » J’ai reçu un commentaire sur un ancien message de 2018 où j’expliquais ce que la foi dévoile dans la possibilité de divorcer et de se remarier. Et comme un fait exprès, celui qui rédige le commentaire critique en faisant la démonstration par la loi, niant complètement la foi.


Et puis, il y a aussi ceux qui disent  « Mais je n’y comprends rien avec ce message sur la promesse d’Abraham. On nous dit que la loi n’a plus lieu d’être, que nous sommes sous la grâce et que c’est l’Esprit qui domine et pourtant quand je reprends ma Bible, je tombe sur des lois que Paul donne aux Romains sur le divorce et le remariage » il cite par exemple :

Romains 7.2-3 « Ainsi, une femme mariée est liée par la loi à son mari tant qu'il est vivant; mais si le mari meurt, elle est dégagée de la loi qui la liait à son mari. Si donc, du vivant de son mari, elle devient la femme d'un autre homme, elle sera appelée adultère; mais si le mari meurt, elle est affranchie de la loi, de sorte qu'elle n'est point adultère en devenant la femme d'un autre. »

Et même Jésus-Christ en personne répond par une prédication de la loi alors qu’il devrait être le premier à changer de pédagogie et à prêcher la foi en montrant ce que l’esprit dicte : Marc.10.11-12 Il leur dit: « Celui qui répudie sa femme et qui en épouse une autre, commet un adultère à son égard; et si une femme quitte son mari et en épouse un autre, elle commet un adultère ». Et Mathieu.5:32 « Mais moi, je vous dis que celui qui répudie sa femme, sauf pour cause d'infidélité, l'expose à devenir adultère, et que celui qui épouse une femme répudiée commet un adultère ».

Pourquoi Paul comme Jésus continuent-ils à montrer le bien et le mal en nous disant de choisir le bien ? Pourquoi reviennent-ils à la loi alors que la foi nous permet d’entrer dans le Royaume.

Je reviens à mon précédent message, réponse : C’est afin de montrer que le chrétien aujourd’hui ressemble au pharisien d’hier et qu’il tourne en rond avec la loi. Et pour Paul comme pour Jésus leur auditoire est constitué de croyants coupés de la promesse faite à Abraham. Paul comme Jésus parlent tous les deux à des frères qui attendent une réponse stricte, un choix unique, une liste d’obligations à faire, un code moral à suivre. Sans en prendre conscience, pour eux : les œuvres de la loi sont supérieures à l’Esprit.

 

Ici, Paul comme Jésus est obligé de donner les cas possibles de remariage pour cause d’infidélité ou pour cause de décès. Et de montrer que ce que Dieu a uni par le mariage doit le rester jusqu’à la mort de l’autre ou bien parce que l’autre est infidèle.

Ils ne disent pas des choses fausses, ils proclament la loi. Mais encore une fois à qui s’adressent-ils ?

Paul s’adresse à des Romains charnels. Lisons Romains 6 :19 : « Je parle à la manière des hommes, à cause de la faiblesse de votre chair. -De même donc que vous avez livré vos membres comme esclaves à l'impureté et à l'iniquité, pour arriver à l'iniquité, ainsi maintenant livrez vos membres comme esclaves à la justice, pour arriver à la sainteté. ». Voilà pourquoi ces romains là ne peuvent entendre qu’une prédication de la loi et rien d’autre.

 Et pour Jésus : Qui forme son auditoire dans Marc 10 :11 ?  Lisons le verset 2 : « Les pharisiens l'abordèrent; et, pour l'éprouver, ils lui demandèrent s'il est permis à un homme de répudier sa femme. ». Même devant ses disciples Jésus leur dira : « Celui qui répudie sa femme et qui en épouse une autre, commet un adultère à son égard; 12et si une femme quitte son mari et en épouse un autre, elle commet un adultère. ». Pourquoi Jésus leur redit la même chose qu’aux pharisiens et parle de ne pas quitter son conjoint ?

Jésus, en fait parle à leur cœur. Le péché s’est d’avoir dans le cœur la pensée de l’hypocrite ; C’est de se voir plus saint parce que fidèle dans son mariage ou plus saint pour avoir accompli les œuvres de la loi. (Tout en sachant que l’on pèche par ailleurs).  Et Jésus va ensuite leur prouver par une situation vécue qu’ils sont comme les pharisiens, ils font eux aussi des différences. La suite, c’est Marc 10 :13 est une vraie lumière. On amène des enfants à Jésus. Et la réaction des disciples ne se fait pas attendre. Immédiatement les voilà qui empêchent les enfants d’approcher le fils de Dieu. Jésus leur dit alors : « Ne les en empêchez pas; car le royaume de Dieu est pour ceux qui leur ressemblent ». Jésus ne leur fait pas la morale. Il ne revient pas les reprendre avec la loi. Il les incite à être comme des enfants. Un enfant de part sa nature ne ressent aucune gène ni aucun à priori à s’approcher des autres. Il ne fait pas de différences entre les uns et les autres. Il est en fait prêt à recevoir la foi.

 

Pourquoi autant de chrétiens ne comprennent et ne veulent comprendre que la loi ?

 

La réponse est assez tranchante et dérangeante aussi. Parce que l’Evangile leur est voilé.

Ils ont beau parler de grâce et de foi, ils retournent systématiquement à la loi. Pourquoi ? Parce qu’ils n’ont pas changé de nature. Face à l’adultère ils répondent en citant les Ecritures : On doit rester seul jusqu'à la mort de l'autre. Dieu hait la répudiation car sous la Loi, l'adultère était puni de mort. Alors ils ont cet instinct violent et meurtrier qui se manifeste aujourd’hui par le renvoie de frères hors de l’Eglise. Combien sont chassés des Eglises pour adultère ou parce qu’ils se sont remariés avant la mort de leur conjoint ou qu’ils ont divorcés ? Je ne dis pas que ce n’est pas bien. Je dis que ce n’est pas juste. La loi qui prescrit le bien et le mal a été remplacée par la justice. Et la justice: c’est au Saint-Esprit de l’exercer.

Matthieu 5 :20
« Car, je vous le dis, si votre justice ne surpasse celle des scribes et des pharisiens, vous n'entrerez point dans le royaume des cieux ». Jésus ne met pas la barre plus haute, il rejette catégoriquement les œuvres de la loi. Elles n’ont plus lieu d’être à partir de lui. Jésus est venu montrer les œuvres du Père à travers lui. Il n’est pas question de l’imiter, il est question de revêtir une nouvelle nature que lui seul peut nous donner. Ainsi, Dieu, par Jésus-Christ  met une frontière infranchissable entre la loi et la foi.

Lisons 2Corinthiens 4 :3-4 « Si notre Evangile est encore voilé, il est voilé pour ceux qui périssent; 4pour les incrédules dont le dieu de ce siècle a aveuglé l'intelligence, afin qu'ils ne vissent pas briller la splendeur de l'Evangile de la gloire de Christ, qui est l'image de Dieu. »

 Alors quand un prédicateur derrière sa chair crie que vous irez en enfer si vous êtes infidèle à votre époux, ou si vous divorcez, alors que la loi vous l’interdit, ce prédicateur ne se juge-t-il pas lui-même ? N’est-il pas lui, l’adultère ? Si ce n’est pas la splendeur de l’Evangile qui brille, que fait-il briller ? Si ce n’est pas l’image de Dieu qu’il montre, Que montre-t-il ? L’Evangile ne lui a-t-il pas été voilé ?

Voilà ce que dit Jésus dans Marc 4 :11 à 12 : « C'est à vous qu'a été donné le mystère du royaume de Dieu; mais pour ceux qui sont dehors tout se passe en paraboles, 12afin qu'en voyant ils voient et n'aperçoivent point, et qu'en entendant ils entendent et ne comprennent point, de peur qu'ils ne se convertissent, et que les péchés ne leur soient pardonnés ». « Etre dehors » c’est être étranger à la foi, et cela se voit en interprétant les paraboles par la loi. Et c’est ne pas les comprendre par la foi.

Leur intelligence à été volontairement obscurcie et leurs péchés les empêchent de se convertir. Voilà la frontière établit par notre Père et confirmée par Jésus-Christ.

Voilà pourquoi autant de chrétiens répondent à mes messages avec des versets prônant la loi. Et ils me jugent hérétiques ou malhonnêtes en me montrant que ce qu’ils affirment est écrit dans la parole.

Il y a un effet permanent pour ceux qui manifestent la foi, eh bien ils ont contre eux ceux qui prônent la loi. Ceux qui ont la foi ont pour ennemis ceux qui ont la loi. Et dans les assemblées, quand se manifeste un réveil par la foi, les légalistes tenteront de les faire taire, de les chasser ou ils fuiront eux-mêmes.

C’est la frontière mise par Notre Père et c’est à partir d’elle que provient les persécuteurs.

Mais attention, certains font tous leurs efforts pour annoncer la grâce. Ils font semblant de vivre par la foi, et ils s’en prennent mêmes aux légalistes, à ceux qui leur ressemblent. Ils sont rusés et sont prés à n’importe quel stratagème pour simuler une foi basée sur l’amour. Mais notre Seigneur connait ces êtres sans scrupules et leur nature se dévoile un jour ou l’autre.

2 Corinthiens 11 :13-15 : « Ces hommes-là sont de faux apôtres, des ouvriers trompeurs, déguisés en apôtres de Christ. Et cela n'est pas étonnant, puisque Satan lui-même se déguise en ange de lumière.Il n'est donc pas étrange que ses ministres aussi se déguisent en ministres de justice. Leur fin sera selon leurs œuvres »

Alors, je sais aussi que certains penseront à tort : « Mais tous ces chrétiens renommés, prêchent quand même la vérité. Ils ne disent pas des choses fausses avec la loi. IIs affirment la parole de Dieu, ils ne la contredisent pas.

Eh bien c’est là, qu’il y a confusion.

Ils ne sont pas en Christ. Leur foi est inexistante. Jean 18 :37 «  je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité. Quiconque est de la vérité écoute ma voix.» dit Jésus. Ils ne sont pas de la vérité puisque l’Evangile de Christ n’est pas prêché. Ils sont sourds à la voix du Saint-Esprit.

Et ils ne sont pas les brebis du Seigneurs. « Mais vous ne croyez pas, parce que vous n'êtes pas de mes brebis. » Jean 10 :26

« Pourquoi ne comprenez-vous pas mon langage? Parce que vous ne pouvez écouter ma parole. 44Vous avez pour père le diable, et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été meurtrier dès le commencement, et il ne se tient pas dans la vérité, parce qu'il n'y a pas de vérité en lui. Lorsqu'il profère le mensonge, il parle de son propre fonds; car il est menteur et le père du mensonge ».(Jean 8 :43-44). Quand Jésus dit cela, la réponse des pharisiens ne se pas fait attendre. Ils se disent entre eux qu’il a un démon.

Face aux discours sur la foi, au moins trois réactions se font voir :

1-les uns sont virulents, ils courent à la chasse aux sorcières, pour dénoncer les faux prophètes.

2- D’autres affirment ne pas y voir pas la foi mais plutôt une malhonnêteté suivie d’une manipulation de la loi pour se satisfaire soi-même. Ils accusent : « Vous trafiquez la loi pour ne pas qu’elle vous condamne »

3- D’autres encore veulent imiter la foi mais tombent dans un évangile mielleux où Dieu aime tout le monde. Dès qu’ils se sentent mis en cause, ils tombent dans le déni.

N’oublions pas que Jésus nous met en garde pour que nous reconnaissions le mauvais chemin, qui ne favorise que les intentions humaines. Il nous amène ainsi à passer par sa porte, celle de la repentance pour changer de nature et revêtir Christ, c’est-à-dire la foi. Alors, la foi ce n’est pas la loi. La foi ce n’est pas une loi de plus.

Maintenant quand Jésus annonce par 6 fois « Vous avez appris qu'il a été dit:…mais moi je vous dit » dans Matthieu chapitre 5, la grande majorité prennent le mauvais chemin car cette majorité pense encore à de nouvelles lois. Ce sont les lois de la foi proclament-ils. La première, c'est ne pas même se mettre en colère contre son frère ; la deuxième ne pas regarder une femme pour la convoiter ; la troisième ne pas répudier sa femme ; la quatrième ne pas jurer ni par Dieu ni par personne, la cinquième : de ne pas résister au méchant et lui donner tout ce qu’il nous demande et même plus ; et enfin la sixième d’aimer ses ennemis.

Jésus donne ici des exemples de la loi de la foi qui consiste à aimer son prochain comme soi même. Il aurait pu poser cette question : Avez-vous ces 6 exemples dans le cœur ou est-ce un combat pour vous ? Parce que pour le légaliste c’est un véritable combat. Il dit « amen » avec la bouche mais il dit « c’est trop dur » avec le cœur. D’ailleurs, il se trahira en disant : « il faut ou tu dois aimer tes ennemis ». (C’est un devoir, une règle d’or très couteuse pour lui).

Alors mes frères et sœurs, tant que nous avons des combats avec la loi, c’est que l’Evangile est voilé pour nous. Reconnaissons nos fautes, repentons nous s’il le faut pour que L’Evangile soit un avec nous-mêmes. Ne jouons pas au disciple. Ne faisons pas semblant d’aimer. Que ton oui soit oui ou que ton non soit non. Dit la vérité sans jurer. Et si ton frère par contre est légaliste, qu’il te rejette et qu’il joue au disciple, prie pour lui, prie pour que son voile tombe et qu’il se convertisse. Car il a besoin d’être sauvé comme toi tu l’as été.

Amen

dimanche 2 août 2026

SOMMES NOUS VRAIMENT HERITIER DE LA PROMESSE D'ABRAHAM?

629


Par Eric Ruiz

 

1-     LA PROMESSE D’ABRAHAM

Commençons par cette belle promesse divine : « Je suis à Christ, Je suis donc la postérité d'Abraham, héritier selon la promesse ».


Quelle belle profession de foi personnelle ! C’est celle que l’on retrouve écrite dans l’Epître aux Galates, troisième chapitre verset 29. Cette confession de foi est d’ailleurs tellement prononcée. C’est un des crédos favoris des chrétiens. D’ailleurs, c’est tout un groupe qui prononce à l’unisson cette promesse. Il utilise le « Nous » à la place du « je ». « Nous sommes la postérité d’Abraham », clament-ils. Le sont-ils vraiment tous ?

Il n’est pas question de remettre en cause cette promesse, bien entendu. C’est une vérité !

Mais cette promesse a des conditions.

Etre à Christ, lui appartenir demande au préalable de répondre aux exigences que Paul rapporte au verset 26 à 28 : « Car vous êtes tous fils de Dieu par la foi en Jésus-Christ; 27vous tous, qui avez été baptisés en Christ, vous avez revêtu Christ. 28Il n'y a plus ni Juif ni Grec, il n'y a plus ni esclave ni libre, il n'y a plus ni homme ni femme; car tous vous êtes un en Jésus-Christ ».

 

2-     LES DEUX CONDITIONS DE LA PROMESSE

Recevoir la foi de Christ parce qu’elle fait de nous des fils de Dieu a deux conditions. Cette foi là est destinée premièrement à ceux qui ont été baptisés. C’est-à-dire plus qu’un rite, à ceux qui ont manifesté une réelle repentance et qui se sont détournés du péché, puis qui ont persévéré dans cet engagement. Et deuxièmement, c’est pour ceux qui ne font plus de différences entre les peuples (il n’y a plus ni juif ni grec,) Ceux qui ne voient plus les uns comme mineur à cause de leur situation sociale et les autres comme majeur parce que plus fortuné ou d’une culture supérieure; et pour ceux, enfin qui ne font plus de différence entre homme et femme c’est-à-dire qu’un sexe ne s’accorde aucun privilège ni pouvoir supérieur à l’autre. Donc Il s’agit de ne faire aucune différenciation entre les uns et les autres pour ne former qu’un seul corps, celui de Christ.

Mes frères et sœurs, soyons chacun loyal : Dans les assemblées ces conditions (qui n’en forment qu’une seule en fait puisqu’un croyant repentis ne fait plus de différences) ne sont pas remplies. Dans les familles chrétiennes n’ont plus. Beaucoup font mine d’être un avec les autres, mais leur cœur est partagé et ils se trahissent dans les circonstances de la vie.

Le mari prend les décisions pour sa femme, ou la femme mène son mari en prenant autorité sur lui. Ou les enfants prennent autorité sur leurs parents, ou encore certains parents abusent de leurs enfants.

 

Comme je le dis et le redis depuis le début, il ne suffit pas d’affirmer oralement sa foi pour avoir la foi. Nos œuvres suivent notre foi. Ce sont elles qui témoignent de la vérité.

Alors ce chapitre 3 du livre des Galates est très intéressant parce que Paul revient sur les fondements de cette promesse faite à Abraham.

 

3-     LA DIFFERENCIATION NOUS DISQUALIFIE

Et dès le premier verset il parle à des frères qui témoignent en vérité qu’ils ne sont pas héritier de la promesse. Puisqu’il leur dit : Galates 3 : 1 « O Galates, dépourvus de sens! Qui vous a fascinés, vous, aux yeux de qui Jésus-Christ a été peint comme crucifié? » ? Les mots employés par l’apôtre sont cinglants. Il leur demande quels êtres humains ont été placés au dessus des autres, faisant oublier celui qui a été crucifié pour eux ?  Ils font des différences. Qui les a fascinés, charmés, hypnotisés, pour qu’ils ne voient plus comme Christ voit ?

Et l’apôtre dit ensuite comment il en est venu à discerner que les Galatiens font des différences : Parce qu’ils sont revenus à la loi. Galates 3:2 « Voici seulement ce que je veux apprendre de vous: Est-ce par les œuvres de la loi que vous avez reçu l'Esprit ?».

Par la loi, il est impossible de faire les œuvres de Christ. On fera indubitablement des différences. Par exemple, on dira : « Celui-là est trop simplet pour comprendre ; ce peuple d’Israël est supérieur aux autres ; cet africain ne peut évoluer ; cette femme n’a pas sa place ici ; lui qui a fait des études devraient nous diriger, etc. ».

Ensuite l’apôtre met en opposition à la loi, la prédication de la foi. Toujours au verset 2 il leur dit : « Est-ce par les œuvres de la loi que vous avez reçu l'Esprit, ou par la prédication de la foi? »

 Pourquoi Paul met-il en opposition deux prédications?

La prédication de la foi n’annonce pas la loi. Ce n’est pas qu’elle rejette la loi. Mais elle ne répète pas ce que les prophètes comme Moïse annonçaient. Elle ne montre pas le bien et le mal en nous disant de choisir le bien.

Alors qu’est-ce qu’annonce la prédication de la foi ?

Elle annonce simplement ce que l’Esprit fait comme œuvre chez celui qui est héritier de la promesse : Il se laisse diriger par l’Esprit ; Pas de différence, un amour désintéressé,  des miracles à travers lui. Lisons Galates 3 : 5 : « Celui qui vous accorde l'Esprit, et qui opère des miracles parmi vous, le fait-il donc par les œuvres de la loi, ou par la prédication de la foi? ».

 

4-     LA MAJORITE DES PREDICATIONS PARLENT DE LA LOI

Or, là aussi soyons chacun loyal : les prédicateurs de l’évangile d’aujourd’hui dans leur grande majorité : font-ils des prédications de la foi ou de la loi ?

Ils annoncent Christ certes, mais avec une contradiction : En disant ce qu’un chrétien ne doit pas faire. Ils soulignent constamment ce dont il doit se libérer ou ce à quoi il doit rester attentif. Dès que j’écoute une prédication sur le net, je suis subjugué d’entendre les thèmes suivant : « Un chrétien peut-il se remarier », « Est-il en droit de divorcer », ou « Peut-on écouter toutes les musiques » « Comment s’habiller pieusement » «  Doit-on donner sa dîme ? » Peut-on avoir des relations sexuelles avant le mariage ? » « Peut-on changer d’assemblée ? « Mon frère à l’Eglise est-il plus important que mon frère de sang non converti ? Etc.».

Beaucoup de ces prédications, tournent à la loi car on n’y donne plus des règles d'asservissement  que des repères. Ce sont des conditions strictes pour être accepté par Dieu. Ce sont des prédications pour des croyants qui ne sont pas totalement convertis, bref qui font des différences entre les uns et les autres. Ils sont encore au lait. Ils n’en sont pas arrivés à manger de la nourriture solide.

Les prédicateurs en fait, répondent aux problèmes de leurs assemblées qui leur posent régulièrement ses questions. C’est ce qui les obsèdent ; et les prédicateurs répondent par la loi, parce que leur auditoire attend une réponse ressemblant à un code moral.

Si vous leur répondez en leur montrant les œuvres de l’Esprit, ils se sentiront méprisés et se tourneront vers d’autres prédicateurs. Parce qu’ils ne peuvent digérer cette nourriture.

 Et l’apôtre Paul est encore plus incisif puisqu’il affirme Galates 3 :10 « tous ceux qui s'attachent aux œuvres de la loi sont sous la malédiction; car il est écrit: Maudit est quiconque n'observe pas tout ce qui est écrit dans le livre de la loi, et ne le met pas en pratique. 11Et que nul ne soit justifié devant Dieu par la loi, cela est évident, puisqu'il est dit: Le juste vivra par la foi.(pas par la loi) ».

En aucun cas la loi apportera la bénédiction et la grâce espérée. Seule la foi le peut.

 

Alors, faut-il prêcher la loi avant la foi ? Faut-il dire « tu ne dois pas » avant de dire « l’Esprit t’enseignera »

 

Ce n’est pas ce que préconise Paul et ce n’est pas ce que Christ est venu accomplir. Christ en accomplissant la loi est venu prêcher la foi. Donc la prédication de la foi est supérieur en tout point et c’est elle qui doit être prêchée.

N’oublions pas ce que dit Galates 3 : 19 : « la loi a été donnée ensuite à cause des transgressions ». A partir du baptême de repentance, si nous ne sommes plus esclaves du péché, alors l’Esprit peut diriger. Si nous sommes morts au péché, pourquoi y revenir ? C’est le chien qui revient vers ce qu’il a vomi.

 

5-     LA PEDAGOGIE DE LA LOI

Mais la prédication de la loi a son utilité. C’est de montrer que le chrétien tourne en rond, qu’il s’épuise à trouver tout le temps des réponses à ses questions. Des questions d’ailleurs qui n’en finissent jamais, parce qu’à toute nouvelle situation, il attendra une réponse. Et que chaque réponse l’enfermera encore plus dans un choix unique, des obligations à faire, un code à suivre.

Comment faire le bien ?

Cette question récurrente ne cessera d’être alimentée par des œuvres, puis par d’autres. Le chrétien saura au fond de lui qu’il n’est jamais justifié. « S'il eût été donné une loi qui pût procurer la vie, la justice viendrait réellement de la loi. » nous dit Paul dans Galates 3 : 21. La course aux bonnes œuvres montre que la vie n’est pas là et que la justice est ailleurs.

Tout le monde connait des croyants qui n’arrêtent pas de faire des bonnes œuvres. Ils sautent sur toutes les occasions qui se présentent à eux. Ils les entassent comme des papiers qui montent en pile sur un bureau. Mais ils restent tristes au fond d’eux et frustrés. Pourquoi ? Parce qu’il manque la grâce, l’acte de foi. Et parce que voulant faire le bien, le mal leur barre la route. Or, avec la foi, C’est là qu’ils auraient le contentement.

 

6-     LA PEDAGOGIE DE L’ECHEC

Parce qu’ils sont encore sous l’ancien pédagogue. La pédagogie nous fait apprendre par une méthode. Et ici, Paul nous montre bien deux méthodes.  La première et la plus pratiquée : c’est la loi. Mais apprendre sous la loi sert la cause de la vérité : Lisons Galates 3 : 24 « Ainsi la loi a été comme un pédagogue pour nous conduire à Christ, ».

La pédagogie de la loi est utile parce qu’elle nous apprend à partir de l’échec.

Parce que la vérité ne consiste pas seulement à posséder la bonne réponse. Elle se construit  à partir de nos erreurs. Donc à chercher à comprendre pourquoi malgré le respect des lois divines, le péché vient toujours se coucher à notre porte. L'erreur joue alors le rôle d’une douleur ressentie. Mais qu’on veut éviter : Cette douleur répétée met en évidence les limites de notre raisonnement par la loi. Et nous oblige à reconstruire nos croyances. Ce n'est pas l'échec qui est formateur, mais le dépassement de l'échec. La foi est ce dépassement.

Je vais prendre un exemple bien connu : je veux payer ma dîme (10% de mes revenus) chaque mois. Mais il arrive des mois où je n’ai plus suffisamment d’argent pour le faire. Cela accroit mon endettement. Face à cet échec je vais me culpabiliser parce que la loi m’oblige à faire une action impossible. Je vais me sentir pécheur et croire que cela déplait à Dieu parce que je ne parviens pas à être fidèle à ce rite. Alors peut-être que poussé par la fatigue, la déception occasionnée puis par la réflexion et la remise en question, j’aboutirai à la foi. Je parviendrais à une repentance et à une conversion qui ouvrira le passage à la foi. Galates 3 : 25 : « La foi étant venue, nous ne sommes plus sous ce pédagogue ». La méthode de la foi, c’est l’Esprit de Christ en nous. Et cet Esprit m’enseignera ce que je dois faire avec cette dîme. Et que m’enseigne la foi ?

Eh bien la foi m’enseigne que le don est un acte de libéralité. L’offrande provient d’un cœur bien disposé.  Or, la dîme conçue comme un sacerdoce Lévitique bannit l'offrande aujourd'hui. Car notre don est un élan de cœur. Il n’a comme but les besoins de l’assemblée. Et il est inspiré par l’Esprit saint. Il n’y a pas d’obligation, de loi. La loi est accompli en Jésus-Christ ; c’est-à dire qu’aucun homme si pieu soit-il ne peut nous imposer un impôt. Pour résumer : Nous ne nous appartenons plus nous-mêmes, (1 Corinthiens 7 :22-23) « l'homme libre qui a été appelé est un esclave de Christ. Vous avez été rachetés à un grand prix; ne devenez pas esclaves des hommes. ». La dîme nous rend alors esclave des hommes et de leur rite et non esclave de Christ.

Alors, je n’oublie pas aussi ce petit groupe de croyants attristé par la nourriture qu’ils reçoivent. Ils en ont marre du lait. Eux attendent des prédications de foi. Eux attendent des confirmations que l’Esprit qu’ils ont reçu œuvre bien à travers les miracles qu’ils vivent.

A ceux-là je dirai que Dieu ne les oublie pas. Il tient en réserve des fleuves d’eaux vives où coulent sa parole et ils les dirigent vers ces endroits.

 

 Pour conclure, je dirais que la pédagogie de la loi a comme effet positif : d’étouffer celui qui croit. Le croyant réalisant alors qu’il manque d’air, va chercher à respirer. Il trouvera sa survie et son oxygène dans la foi. Voilà le chemin de la vérité. La religion fait une œuvre qui l’a trompe, une œuvre de salut en amenant le croyant à chercher par lui-même son Sauveur, Christ.

Mes frères st sœurs, si vous ne l’avez déjà fait, changez de pédagogue, purifier votre air, soyez enseignez par Christ et ainsi devenez héritier de la promesse.

Amen